‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 2)Chapitre 257 sur 277 · Cf. J., tr. Yôma, V, 2 (t. V, p · texte numérisé non relu

Cf. J., tr. Yôma, V, 2 (t. V, p

de se déplacer, peuvent rester inoccupés dans la ville, sans être seulement astreints à fournir de l'eau ou des vivres aux combattants, ni à se charger du soin de réparer lès routes ; car il est écrit (Deutéron., XXIV, 5) : H (le nouveau marié) ne sera appelé^ pour aucun service public; donc, on ne passera pas auprès de lui (pour lui imposer les charges secondaires inhérentes à la guerre), mais les autres .dispensés (ceux qui doivent se présenter sous les armes et seront ensuite renvoyés) sont astreints aux dites fournitures et aux réparations.

5 (9). Les préposés (prévôts) adresseront de nouveau la parole au peuple et diront : S'il est un homme qui ait peur et dont le cœur soit lâche, quit se retire et retourne chez lui (ibid. 8). Selon R. Akiba, il faut entendre, dans le sens ordinaire, les mots le peureux el le craintif, celui qui ne peut pas se tenir ferme à. son rang de guerre et voir l'épée nue. Selon R. Yossé le galiléen, on entend par ces mots : celui qui a peur par suite des péchés qui l'accablent. Aussi, la Loi lui a adjoint toutes ces personnes dispensées, afin qu'en leur faveur il puisse rentrer. R. Yossé dit : on entend par ladite expression un grand-prêtre qui aurait épousé une veuve, ou un simple cohen ayant épousé une femme répudiée ou qui a déchaussé, ou des époux dont lun est illégitime, ou descendant des gens voués au culte (tous mariés illégalement).

6 (10). Puis il est dit (ib. 9) : Alors que les préposés auront cessé de parler au peuple, on établira des chefs de corps"- en tête du peuple. Il en sera de même à l'arrière de l'armée. On plaçait les plus vaillants en tête, et d'autres par derrière, munis de haches en fer et ayant le droit d'abattre l'épaule à qui chercherait à fuir pour rentrer ; car la fuite est le commencement de la défaite, comme il est dit (I, Samuel, IV, 17) : Israël a fui devant les Philistins, et le peuple a subi une grande défaite; et ailleurs il est dit (ib. XXXI, 1) : Les gens d'Israël s'enfuirent devant les Philistins; ils tombèrent massacrés sur la Montagne de GuHboa.

Lorsque le texte dit : « Les prévôts diront encore au peuple », il ne faut pas croire que la suite émane de leur propre initiative, mais c'est une continuation d'avertissement (donné à ceux que le Législateur ne juge pas bon de faire figurer parmi les combattants). De la même façon, il arrive parfois à l'homme de dire : <f j'ajoute aux paroles de mon maître 3. » On a enseigné que les dernières paroles seront considérées comme additionnelles. R. Yossé dit : ce sont là deux enseignements opposés entr'eux (émanant de deux auteurs

4. Littéralement : « on ne passera pas auprès de lui ». 2. Puisqu'il s'agit cependant de constater les capacités physiques ou morales des hommes sous les armes, il est possible que la version de Mendelssohn (rappelée en note à ce verset par M. le gr. Rab. Wogue) soit préférable ; car elle traduit : « Les chefs passeront en revue, ©te, », 3. V. Siffri, section Schoftim, n» 193,

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