‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 123 sur 125 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Page viii. Sur la biograpliie de rabbi Juda Hanaci d'après les sources talmudiques et midrascliiqnes, voii- au recueil yi^nn, Wissenschafl licite Abliandlungen fur judische Geschichte, Lileralur und Aller ihumshunde (de Schorr), les articles de M. Krocbmal, t. II, année i853, p. Go-q»]; L III, aiuie'e i85A, j). ii8-i/i6.

552 TUAITE DES REHAKIIOTM.

Pago LUI. 3' Ln terme talimidique X''")îûD3, par lc(iuel ou euleiid la vnlrui uuiucl'ique (les lettres d'iiu luot, est une corrupliou du grec ^paraptare/a, compte.

Pjige wxv (et page /17). La condition des esclaves était tempérée par des lois humanitaires; quant à l'esclave né dans la maison du maître, voir Inscriptions i>recques au Musée du J.ouvre, catalogue Fiœlmei", n" 1951.

Page xxxi\ : Fondation d'une chaire d'hébreu. Selon la remarque ([ue notre collègue, M. Soury, a robligeance do nous faire, cette chaire n'avait été fondée que pour faciliter la conversion des Juifs. Il ne s'agissait pas de philologie ni d'enseignement linguistique, mais d'un but plus pratique aux yeux des ecclésiastiques de cette époque. La science n'était qu'un moyen, un auxiliaire mis au service de la joligion. Voir J. Soury, Des études hébraïques et exégétiques au moijeu âge che:^ les chrétiens d'Occident, 1867. (Position d'une thèse soutenue à l'Ecole des Charles poui' le diplôme d'archiviste.)

Page xLv, noie 5, lire i838 au lieu de i833.

Page xLvi. fin. On n'a encore trouvé de manuscrit du Talmud ierouschalmi complet que celui de Leyde. Le docteur Jaraczewski, dans sa Gcschichte der Juden in Erjurl, avait annoncé qu'il y en a nn manuscrit à la bibliothèque ministérielle d'Erfurt. Il résulte de l'examen qu'en a fait le docteur Frankel (comme il le dit dans sa Préface au N*1DD) que c'est seulement la Tosscfta, non le Talmud.

Toutefois, dans la Bibliothèque bodléienne, à Oxford, il y a un manuscrit du traité Berakhôth, selon le Talmud ierouschalmi, déjà signalé par M. Lebrecht. Une note que veut bien nous adresser le savant M. Neubauer (chargé de cataloguer les manuscrits de cette bibliothèque) le confirme et nous apprend de plus que ce manuscrit fait partie de la collection Michel; par son écriture il remonte nu xiv^ siècle, et il est pom*vu d'un commentaire.

Page Lxni, ligne dernière: rrLe dialecte du Talmud de Jérusalem est plus corrompu et plus écourté que celui du Talmud de Babylone.'^

Après avoir cité en note l'autorité de M. Renan, nous devons à la mémoire de notre vénéré maîlre, feu Munk, de rappeler son opinion sur le Talmud en général, au point de vue philologique, telle qu'il l'a formulée dans l'un de ses cours au Collège de France (reproduite par la Revue Orientale, t. X, p. aiS-aaG, sous ce titre : De la littérature araméenne) :

ffLes paraphrases chaldaïques de la Bible ne sont pas les seuls monuments qui nous restent du dialecte babylonien que parlaient les Juifs. Dans la vaste encyclopédie appelée Talmud, et dans les commentaires allégoriques de la Bible appelés midraschim , recueils qui, en grande partie, sont rédigés en hébreu, nous trouvons une foule de traditions, d'allégories et de paraboles écrites dans le dialecte usuel des Juifs, qui était le babylonien, ou, comme on s'exprime improprement, le chaldaïque. . . .

rr Dans la Guemara , certains textes sont consacrés aux traditions et légendes , et d'autres plus impoi'tanls aux discussions sur la Misclinâ. Ces dernières surtout, à les considérer sous le raj)poi't philologique, nous présentent un langage babylonien fort corrompu.

ADDITIONS ET HECTIFICATIONS. 553

qu'on peut qualKier de patois, mais qui, comme je le montrerai plus tard, est hase sur certaines règles d'élimination et de contraction; en étudiant ces rèjjles, on peut facilement ramener ce patois au langage chaldaïquc pur des Targouiiiini.

rrJe dois me borner pour le moment à ces observations, et j'ajouterai seulement (pie ce langage corrompu du Talmud olTi-e de grandes analogies avec celui, encore plus corrompu, que l'on trouve dans les livres des Mendéens, appelés improprement chrétiens de Saint-Jean. La langue de la Guemara, reproduite probablement dans le langage habituel des écoles, et celle des Mendéens nous représentent sans doute, l'une et l'autre, le dialecte vulgaire qu'on parlait en Babylonie dans les prenjiers siècles de l'ère chrétienne. Plus tard, j'aurai peut-être l'occasion de vous entretenii* de ce dialecte, après vous avoir donné quelques notions de la langue et de la littérature syriaques, n

Au souvenir de ces projets d'avenir, l'on déplore une l'ois de [)lus que la mort en ait si brusquement rendu l'exécution impossible et qu'elle ait enlevé sitôt leur auteur.

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