‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 3)Chapitre 52 sur 125 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Décliirez votre Loi, dit-il, lorsqu'il est temps de (jaire une manifestation pour démontrer Texistence de Dieu (de même cprElie sacrifia à ri^]lernel, dans ce but, sur une hauteur, loin de Jérusalem, ce ([ui d'Iiabitude est interdit). J\. Hilkia dit au nom de R. Simon (pie, en vertu de ce verset, on ap|)elle déchmr la Loi, de l'étudier à des intervalles de temps trop séparés fun de Tautre. Dans ce même verset, d'après ce que l'on a ensei^pié, R. Simon ben-Iochaï trouvait l'interprétation suivante : Si tu vois le sijjiie manifeste, disait-il, que les hommes ont abandonné l'étude de la Loi, aie le coura^j^e de l'aborder, et tu obtiendras autant de récompenses que tous les hommes ensemble, parce qu'il est dit : Déchirez votre Loi lorsqu'il faut agir pour VEternel. Hillel l'ancien disait : Lorsque les Sages, par leurs études, réunissent les explications bibliques. Dieu les répand ensuite; mais lorsqu'elles sont dispersées, il les rassemble. Ilillel disait aussi : Si tu vois que la Bible est aimée par Israël et que tous s'en réjouissent, il peut s'isoler; mais, au cas contraire, il réunit ses adeptes. R. Eléazar dit : De même qu'il faut allaiter l'enfant à chaque heure de la journée, de même tout homme en Israël doit s'occuper à chaque instant de la Loi. R. Yona dit, au nom de R. Yossé ben-Nezera : Toutes les paroles vaines sont mauvaises, mais celles de la Loi sont bonnes; d'ordinaire, le silence seul est bon, mais pour la Loi il ne vaut rien.

R. Simon ben-Lakisch dit : J'ai vu écrite, dans la Meghillath hassidim (recueil des gens pieux), l'explication de ces mots : Si tu m'abandonnes un jour, je te délaisserai pendant deux. Cela ressemble à deux individus, dont l'un partirait de Tibériade et l'autre de Séphoris, et qui se rencontrent dans une auberge. Avant qu'ils aient fait en se quittant un mille de chaque côté, il y a déjà entre eux un intervalle de séparation de deux milles ; et si une femme est promise à quelqu'un , elle l'attend aussi longtemps qu'elle a eu idée de l'épouser; et, dès qu'elle apprend qu'il ne pense plus à elle, elle se dispose à en épouser un autre.

On a enseigné au nom de R. Meir : Tout homme pieux en Israël récite cent bénédictions par jour; ainsi, il dit des bénédictions avant et après la lecture du schema\ avant et après le repas; il récite trois fois les dix-huit bénédictions de Y'amida, et il accomplit d'autres préceptes qu'il bénit (le total s'élève à cent). De même, disait R. Meir, tout homme pieux en Israël est partout entouré de la mise en pratique des commandements divins : On porte les phylactères sur le front et sur le bras, le mezouza sur le linteau de la porte, la circoncision sur son corps , les quatre franges à son vêtement. Aussi David a-t-il dit : Je t'ai loué sept fois par jour pour tes jugements équitables (Psaume cxix, i6k); de même il dit : L'ange de l'Eternel garde ceux qui le craignent et il veille sur eux (Psaume xxxiv, 9), En entrant au bain, le psalmiste remarqua, dans son état de nudité, qu'il ne portail sur lui aucun symholc religieux, et il se dit : Hélas, je

17(; TRAITE DES ÎÎEH VKHOTIl.

suis (l(î|)()iiill(* (le tout procopto divin. Mais, on ajXîrcevant la circoncision, il commença à louer rEtornel : Au chef des chantres sur l'instrument de scdeminith,

chant de David (Psaume xl). 11. Eleazar dit, au nom de R. Ilanina : Les jjens d'éludé contribuent à la paix de Tunivers, ainsi qu'il est dit(Isaïe, liv, i3) : Tous tes enfants seront instruits jmr V Eternel, et la paix de tes fus sera abondante.

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