Traité Ahôlh, II
4. B., tr. Qiddouschin, f. 40 6. (non à Budo, coniniodit par erreur Bedarride).
Grèce et à Rome, oii rexercice des arts mécaniques était regardé comme indigne d'un homme libre *. (r II est bon, disent-ils, d'ajouter un métier aux études ». <r L'artisan à son ouvrage n'a pas besoin de se lever devant le plus grand docteur ». « Celui qui gagne sa vie parson travail est plus grand que celui qui se renferme dans une piété divine ». Aussi, les plus éminenls rabbins exerçaient des professions manuelles.
Les Talmudistes se partagent en deux écoles souvent rivales : Celle de Hillel et celle de Schamaï. Hillel, remarquable par son humilité, par son esprit de charité et de bienveillance envers tous les hommes ; Schamaï, inflexible dans ses principes, souvent emporté, inclinant vers la sévérité. Au fond, les deux écoles s'accordaient; mais elles différaient sur l'application.
On trouve dans le Talmud un grand nombre de passages oîi Hillel et Schamaï sont mis en présence ^. « Je me convertirai à ta rehgion, dit un païen à Schamaï, si tu parviens à me l'enseigner pendant que je me tiens debout devant toi sur un seul pied i>. Schamaï, irrité, le repousse avec violence.
Cet homme alla auprès de Hillel, à qui il fit la même demande. Hillel l'accueillit et prononça ces magnifiques paroles: « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit ; c'est là toute la loi ; le reste n'en est que le complément et le commentaire ».
Dans une autre circonstance, un païen se présente à Schamaï, et lui dit: « Avez-vous plus d'une loi? Oui, répond Schamaï, nous avons la loi écrite et la loi orale. — Je consens, dit le païen, à accepter la première, mais je ne saurais adhérer à la seconde jo . Schamaï le repoussa. Il fit la même question à lïillel, qui consentit à l'instruire; il lui ensei» gna d'abord par leur véritable nom les lettres de l'alphabet, alephabet, bethy guimel, (Taleth.,. Le lendemain, il donna à ces lettres d'autres noms. « Que signifie ce changement, demanda le néophyte ? — Quoi I répondit Hillel, lu te fies à la tradition que je te transmets, et tu ne veux pas accepter celle qui nous est transmise par nos sages d 1