‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 4)Chapitre 41 sur 94 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

On aura lu plus haut (§ 3) comment les hésitations venant de notre propre mouvement ont été surmontées. Mais, au dehors, les calomniateurs d'Israël l'accusaient de ne pas vouloir publier une traduction du Talmud, sous prétexte que nous éprouvions la crainte de dévoiler certains mystères à Tusage de notre communion, et que nous n'avions pas le courage de faire connaître au public les passages répréhensibles de ce vaste recueil. Pour nous défendre contre ce reproche, laissons la parole à un avocat israéhte ^, qui s'est déjà exprimé à ce sujet en des termes probants, et dont nous reproduisons ici toute Targumentation comme conclusion :

<( Un livre qui pose en principe que tous les justes, à quelque religion qu'ils appartiennent, ont droit aux récompenses du monde à venir, à régal des Israélites '^; qui déclare que les œuvres sont, partout et pour tous, au-dessus de la foi ^; qui rappelle aux hommes leur origine commune, et leur ordonne, dès lors, de s'aimer comme des frères 4 ; qui fait du dogme de l'unité de Dieu la base et la loi de l'unité du genre humain et de la réunion future de tous les hommes dans la même croyance; qui proclame que, ce monde n'étant que V antichambre du monde futur, il faut se préparer en ce lieu de passage, avant de pénétrer dans le palais éternel^; qui ne cesse de prescrire le dévouement, Tabnégation, l'humilité, le dégagement des intérêts égoïstes, qui exhorte

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