‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 4)Chapitre 40 sur 94 · V. le Judaïsme, etc. par leu Michel Weil, t. I., p · texte numérisé non relu

V. le Judaïsme, etc. par leu Michel Weil, t. I., p

2. Voir J., tr. Berakhôth, II, 7 (t. I p. 63) ; B., tr. l^aba mecia, l. 8oa; tr. Sanhédrin^ i. 24a.

3. Voir aussi H. L. Strack, EinU-itang in den Thalniud (Leipzig, 1887, S*») p. 46.

4. V. Sal. Buber, « Die an^obliche Kxistenz eiiies Jorusal. l\ilinu(ls /.ur Ordiiim;;

quer les lacunes au milieu des parties, telles que, à la 11° partie, les 4 derniers chapitres du tr. Sabbat ; dans la IV'' partie, lacune du dernier chapitre du Ir. Mahhôlh, et omission complète des traités Edouyoih et Abôth. Enfin, ce qui est plus remarquable, l'interruption au miheu d'une phrase dans le tr. Nidda^ chap. 3, de la VI® partie. Il est donc probable que, primitivement, le Talmud palestinien englobait les 6 parties de la Mischnâ. On en retrouve des traces. Ainsi, dans les commentaires des glossateurs français, ou Tossafîstes, sur le traité Nidda, chap. VII, selon le Talmud babli (au fol. 66 ), il est question d'une expression selon le Talmud palestinien ; donc, le glossateur avait alors sous les yeux ce chapitre VII aujourd'hui perdu. De même Maïmonide, dans la Préface de son commentaire sur la Mischnâ, dit formellement qu'il existe cinq parties (y compris par conséquent la V^ partie ou Qodaschim), de ce Talmud, outre \eir. Nidda de la Vl®. Enfin, dans un Ms. de Berlin, n° 554, il est même question du dit Talmud sur letr. Ouqcin,on dernier traité de la VI® partie.

Le Rev. S. I^î. Schiller-Szinessy^ dans ses Occasional Notices, suppose qu'autrefois le Talmud palestinien était complet sur les VI parties, en prenant pour base les raisons suivantes : 1° En Palestine plus qu'en Babylonie^ l'espoir de voir se reconstituer la nationalité d'Israël avait de fervents adeptes ; les écoles palestiniennes ont donc étudié et légiféré les détails cérémoniels spéciaux au sol sacré, composant toute la première partie, négligée en Babylonie, comme cette dernière a laissé aussi de côté le tr. Schqalim, a des sides i>, spécial à la Palestine. Est-il donc admissible que les premiers eussent été inférieurs aux Babyloniens, en ce qui concerne les Qodaschim, saintetés et sacrifices? 2*^ De nombreuses pages des Midraschim, surtout du Rabba, font en quelque sorte deviner la préexistence des parties perdues de notre Talmud. S" Le traité Houllin (f. 410^0 du Talmud B. déclare que les questions examinées là sont mieux développées dans les écoles de la Palestine.

Au fur et à mesure que notre lâche avançait, les auxiliaires, loin d'augmenter, ont diminué. L'utile et précieux commentaire hébreu par feu Z. Fraenkel a cessé de paraître peu après la mort de l'auteur. Nulautrecon-

Qodaschi/m », dans Magazin fur d. Wissensckafl d. Judenthums, V, 1878, pp. 10(J-105.

cours n'est venu à Taide, et Tespoir de tirer parti des versions partielles publiées dans le Thesaurus d'Ugolino n'a été bientôt qu'une désillusion. Voici le bilan de ces traductions :

Au tome XVII, on trouve le tr. Pesahim. Au t. XVIII, les tr. Yôma, Soîtcca, Rosch ha-schana, Taanith, Meghillay Haghiga, Moëd Qaton ; au t. XX, les tr. Hausser, Hausser schéni, Halla, Orla, Biccourim; au tr. XXV, le tr. Sanhédrin; enfin au t. XXX, les traités Qiddouschin, Sôta, Kelhoubôk. En outre, Rabe, le traducteur allemand de la Mischnâ, a traduit les 2 prem. tr. du Talmud jér. ; Ghiarini a traduit en français le premier tr. du Talmud B., et Samter le t. Baba mecia, comme d'autre part il y a une version anglaise du commencement de la Mischnâ ^ : « Eighteen treatises fromthe Mishah, translated by A. de Sola and M. J. Raphall * (London, 1843, 8"). Ge sont les traités Berakhôth, Kilaïm, Sabbat, Eroubin, Pesahim, Yôma (fin seule), Soucca, Beça, Rosch haschana,Taanilh, Meghilla, Moed Qaton, Yebamolh (incomplet), Kethouboth, Guittin, Qiddouchin, Houllin, Yadaïm. Outre la traduction latine de la Mischnâ par Surenhusius (Amsterdam, 1698-1703, en 6 vol.), il y a les versions allemandes de J. J. Rabe (Onolzbach, 1760-63, in 4) et deJost (Berlin, 1832-4), ainsi qu'une version anonyme, Vienne 1816, 6 vol. in-8° (peu connue, omise par Strack).

La version d'Ugolino est beaucoup moins intelligible que le texte. Faite sans critique, ni annotations, ni lecture des commentaires, elle se compose d'une suite de mots pris dans les lexiques, sans souci de leur ordre logique, ni même de la coupe fidèle des phrases ou périodes. C'est le cas ou jamais de redire : traduttore, tradilore.

A partir de notre t. Ill, ce n'était pas un soulagement insignifiant de retrouver des passages déjà traduits auparavant, qu'il était inutile de recopier mot à mot. En ce cas, un simple renvoi a suffi,sous cette forme spéciale : — Le traducteur ne s'est pas départi du plan primitif; sans s'abandonner au système aussi commode que rapide de donner seulement des fragments ou extraits plus ou moins étendus, les traités ont paru in extenso. 11 a fallu certes, beaucoup de persévérance et l'intention bien arrêtée d'offrir

1. Le D' Wottou a traduit en anglais les tr. Sabbat et hWubin d« la Mi.schnâ au 18* s. V. Christian Reformer y febr. 1886, p. 96.

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au public une version textuelle de chaque traité pour ne pas se laisser détourner d'un tel projet, el ne pas se borner à de simples extraits, aux passages d'un intérêt permanent; c'était de relever et d'extraire tous les passages historiques ou légendaires, à l'exclusion de tout le reste. Un tel plan a souri à plus d'une personne. Cependant, il ne s'agit pas ici d'ofïrir telle ou telle branche du Tahnud comparée à l'état actuel des connaissances humaines, mais de le présenter sous sa forme intégrale, quelque incohérente qu'elle paraisse souvent. D'ailleurs, ootre but n'eût pas été complètement atteint, et Ton pourrait nous accuser d'avoir éliminé par un choix partial ce qui offre un désavantage aux partisans du Talmud. La présente version au contraire n'aspire à d'autre titre qu'à celui d'étie complète et d'off'rir aux orientalistes, comme aux théologiens, des facilités pour leurs recherches. Si dans un auteur on trouve mentionné un chapitre, un §, ou un ri° de ce texte, on le trouvera aisément ici. La Mischnâ est imprimée en caractères plus gros que ia Guemara, pour la faire ressortir, el elle a été pourvue, lorsqu'il y avait lieu, de numéros doubles : le premier représente les subdivisions du Talmud : le second, placé entre parenthèses, indique celles des éditions de la Mischnâ. Enfin, outre l'indication des versets bibliques et des renvois aux passages semblables d'autres parties du Talmud^ , nous avons cru rendre service en publiant plusieurs tables à la fin de chaque volume. Elles sont au nombre de trois, condensées ici en tables générales.

1^ Une table des matières par ordre alphabétique;

2° Un index des noms propres et lieux géographiques;

3^ Une concordance des versets bibliques, selon Tordre de la Bible hébraïque.

Voilà les éléments nécessaires à une enquête de détails disposés de telle façon, que pour la première fois ils deviennent accessibles à chacun. Et désormais, dirons-nous avec l'abbé Ghiarini (précisément pour rejeter ses calomnies), on pourra comparer les citations faites du Talmud avec le texte primitif, afin de s'assurer si elles sont fidèles et fidèlement appliquées.

1 . Pour Ja sùric Babli on a indiqué le côté, invariable dans chaque édition, et pour la série de Jérusalem, le chapitre et le paragraphe en joignant entre ( ) le lolio.

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