Bien que l'on ait planté 4 rangées, (p
251) Ti;.\rrK kilaim
Jifiii (ic It'S (lisliiii^iK'i'K !)«' plus, iijoiiLc li. Zoiru, il (l«;vra y iivoir .'5 puliiK.'S «misciiKMKM's sur (i lif's 'J iMiiyt3(JS (îxtomos (îiliii qu'oïl J(;s disLin^nj»; pai- leur iiupoi'Laiicf;). Scion I\. .Iiida, csL-il (lit dans la .Miscliiià, la largeur d(;vra (Mrc riMpiivalciil iriiii |)as. CuL avis, dil U. Ilniiiia, (.'sl foiidi'; sur ce verset (^iJeuLéroiiotiio, XI, 10) : ho rurroscru,') aci,'c les jjIci/s coininc mt jardin iClwrbes ; or, (jiiollo est la graadinir d'un pas? c'est nri palme '. ( )ii dit dans notre Mischnà qu'un écart d'un palinc suffit selon 11. Juda ; et il a dil'plus haut (§ 1) que l'on peut planter 6 espèces au milieu, le même l'carL (run [)alrne suffisant (à quoi bon exprimer i2 fois c<3t avis?) En voici la raison : si on l'avait seulem(?nt exprimé ici, on eût raisonné ainsi et l'on eût dit que H. Juda, qui exige ici l'écart d'un palme non piaulé, ix-riiiel plus liant de planter le tout; à plus forte raison les autres rabbins qui n'imposent pas ici cette condition, ne l'imposeraient pas au cas exprimé i>lus haut; il a donc fallu din3 plus haut qu'ils sont plus sévères que R. Juda (qu'ils autorisent seulement o espèces et non 6). Si, au contraire, on avait seulement enseigné la Mischnà dite plus haut, on eut dit qne si les rabbins, plus sévères en ce cas que K. Juda (sur le nombre d'espèces à semer), le sont ici moins (n'exigeant pas d'écart vide), à plus forte raison R. Juda qui est moins sévère qu'eux plus haut, partagerait leur avis ici. Il a donc fallu exprimer l'un et l'autre enseignement.
4-. Il est permis de planter (au milieu d'un champ do blé) deux rangs de concombres -, puis 5 rangs de courges, puis 2 rangs de fèves égyptiennes " (leur étendue leur donne le caractère d'un champ distinct); mais c'est interdit pour une seule rangée de concombres ^, une de courges, et une de fèves égyptiennes (le peu de largeur de la rangée peut faire supposer une réunion de produits divers, par le mélange et le contact des feuilles), il. Eliezer permet d'établir l'ordre suivant : une rangée de concombres, une de courges, puis une de fèves,, et enfin une seconde rangée de concombres (que Ton imagine former, avec la 1'% un champ de concombres, séparé au milieu, par les courges et les fèves); mais les autres sages le défendent ^
Selon Ijiskia, la plantation de 2 rangées constituant un champ forme aussi le sujet de la discussion entre R. Akiba et les rabbins (exprimée au § suivant) : Les rabbins qui exigent plus loin un intervalle de 12 coudées l'exigent aussi ici ; R. Akiba, qui n'en exige là que huit, est ici du même avis. Selon
J. Voir ch. I, § 9 (p. 233). sorte on laissera un sillon en friche.
'2. C'est la cucumls sativa , selon 4. Y eût-il même un sillon de sépara-
Duschak, liomilctiscJte Beilage au n° 41 tion entre chaque sorte.
du Ben-CJianania de 1866, p. 131. 5. Ils n'admettent pas l'hypothèse de
3. Il est bien entendu qu'entre chaque 11. Eliézer, en raison de la séparation.
TRAITE KILAIM 20?
R.Yohanan,la relation entre les diverses sortes de cuciirbitacées est telle qu'il n'est pas besoin d'un écart de 8 coudées (les !2 rangées d'une même espèce suffisent à la distinguer). Quelle devra être la longueur d'une rangée de cucurbitacées (pour qu'elle constitue un champ isolé, non susceptible de mélange) ? On peut le savoir, répondit H. Zeira. par ce qui est dit plus loin (IV, b), au sujet de la vigne : comme à ce sujet l'on ne fixe pas de difTérence entre la largeur ou la longueur, et qu'il faut pour toutes deux un intervalle de 8 coudées, il en est de mémo ici. D'après Iliskia, qui applique ici la discussion exprimée au § suivant, on comprend qu'un espace de 8 coudées, soit aussi bien exigible ici qu'au sujet de la vigne (IV, 6). Mais, selon R. Yoluiuan (qui n'exige pas un aussi grand espace), quelle sera la longueur exigible pour constituer l'isolement? Cela va de soi, car si l'on disait qu'il faut 8 coudées, à plus forte raison suffirait-il à un champ de courges situé au milieu d'oignons d'avoir 12 coudées; car, bien qu'une espèce de cucurbitacée au milieu des courges ait une influence de relation telle, que par sa parenté, un espace de 8 coudées suffit pour l'isoler, le champ de 8 coudées est interdit s'il est entouré de toutes parts ; à plus forte raison la rangée de courges au milieu d'oignons, dont l'influence de relation est nulle, au point qu'il faut pour l'isoler un espace de 12 coudées, est susceptible d'être interdite en ayant 8 coudé .'S, si elle est entourée de tous côtés. De même, à l'inverse, si, pour une espèce de courge se trouvant au milieu d'oignons, on ne déclare la démarcation annulée (au point qu'il y ait interdiction) qu'à l'égard d'un entourage de 12 coudées ; à plus forte raison devra-t-on fixer le même espace de 12 coudées pour annuler la séparation, s'il s'agit d'une espèce de cucurbitacées au milieu de ses congénères. On sait quelle est la règle lorsque les produits sont plantés en ligne droite (l'un à coté de l'autre). Mais, lorsqu'il s'agit de plantations irrégulières, ou tiges isolées de côté et d'autre, quelle est la règle? De même que, pour la vigne (V, 1), on ne se préoccupe pas de la régularité de la plantation, il en sera de même ici. R. Yanaï dit que la discussion exprimée dans la Mischnâ entre R. Eliézer et les autres sages s'applique à ce qui suit : on réunit deux espèces différentes (extérieures) pour préserver de l'interdiction deux éléments étrangers par rapport à ceux qui les entourent (c'est Tavis de R. Eliézer); mais dire que tout en les considérant comme joints, cela n'empêche pas l'interdiction d'avoir lieu pour la rangée du milieu, c'est d'accord avec l'avis des rabbins. Selon Rab, au contraire, tous deux s'accordent à dire que la jonction supposée des 2 espèces a aussi bien lieu, comme préservatif (démarcation), que pour constituer la défense. L'avis de R. Yanaï est confirmé par notre Mischnà, qui dit : « R. Eliézer le permet * » ; et cette même Mischnâ n'est-elle pas en opposition
1. Ainsi, même après la plantation de la jonction a lieu entre les espèces pour )a 3<î rangée, il n'y a pas d'interdiction les isoler et les préserver, selon lui, défendant de planter le 4erang;
258 TRAITK KILAIM
avec ce que dit ici Rah : « H. Eliézor permet une rangée de concombres, \u\^) de courges, puis une de fèves, et enfin une seconde rangée de concombres. » Or, puisque selon Hab, on réunit les espèces pour constater Tinterdiction, n'y a-t-il pas interdiction au cas cité par la Mischnâ avant que la i" rangée ait été plantée ? 11 se peut, fut-il répondu, qu'il s'agisse du cas où toutes les ■ A espèces ont été semées d'un coup (les 2 rangées externes ont aussitôt servi à préserver les 2 sortes placées à l'intérieur).
5. On peut planter dans un môme fossé des concombres et des courges (malgré le mélange et le contact de leurs feuilles étendues), à la condition que Tune se penche d'un côté, et l'autre d'un autre côté; car les sages ont surtout établi ces interdictions pour la vue (pour que les champs n'apparaissent pas défectueux ^ et dans le présent cas, ce n'est pas interdit, bien qu'il n'y ait pas de sillon de séparation).
On a enseigné : il est permis à un propriétaire de creuser dans son champ une petite cavité profonde d'un palme et d'y semer i sortes différentes, en les tournant vers les A côtés (pour les isoler de cette façon). R. Aba bar Cahana dit de R. Simon Garschia, au nom de R. Simon b. Lakisch, qu'il s'agit du cas où le teprain est entouré de champs en friche (tout isolés). En ce cas, demanda R. Mena, on devrait l'autoriser à semer 8 espèces, savoir deux par hgnc, un aux angles et un sur chaque côté? (la question reste irrésolue).
6. Si l'on a un champ planté d'oignons et que Ton désire y semer quelques rangées de courges, il faut au préalable, selon R. Ismaël, en arracher sur un espace de deux rangs (de quatre coudées chacun), ensuite Ton peut planter une rangée de courges au milieu; puis, on laisse en terre des oignons dans l'emplacement équivalent à 2 rangées ; plus loin, on les arrache sur une étendue équivalente, et l'on y plante encore une rangée de courges (entre celle-ci et la l'% il y a ainsi 12 coudées de séparation). Selon R, Akiba, on procède ainsi : on arrache 2 rangs, on en plante 2 autres (de courges); puis on laisse en terre les oignons sur la place de 2 rangs, plus loin on arrache encore 2 rangs et l'on en plante autant-. Les autres sages disent : s'il n'y a pas entre une rangée et l'autre douze coudées vides ^, il ne faut pas maintenir la semence qui se trouve au milieu d'elles.
i, Gonip. tr. Péa, ch. IV, § 3; tr. pour les sillons contenant des oignons ;
Demaïy ch. YI, § 2; tr. Kilaïm^ ch, II, mais entre 2 rangées de courges et deux
§ -1-2; VI, 2 ; tr. ScliebiWi^ ch. I fin; II, d'oignons, un simple sillon suffit. 5; III, 1. 3. En raison de l'extension de leurs
2. Car alors, entre les rangs de courges, feuilles, on n'exige une largeur de 8 coudées que
TRAITK Kl L AIM 259
Cahàna dit quo, selon R. Jsmaiil, il arrive parfois» que I'oij implante dans s(nze coudées d'espace ', parfois douze, et parfois huit. Ainsi lorsque tout le terrain nécessaire à l'alimentation des produits se trouve tourné vers Tintérieur de Tenclos, il faut pour semer 16 coudées; lorsqu'il y a moitié à l'intérieur et moitié à l'extérieur, il se peut que l'on sème dans 12 *; si tout est au dehors, ce n'est que huit coudées '. Selon Samuel, c'est d'après tous les avis en 12 coudées que l'on peut semer (à raison de 2 coudées pour commen-. cer et autant pour finir), puisqu'on effet un enseignement spécial (une Beraitha) vient confirmer les paroles des 2 interlocuteurs en disant : selon R. Ismaël, la plantation exige un espace de 12 coudées; selon R. Akiba, 8 coudées. Mais alors en quoi l'avis de R. Ismaël diffère-t-il des rabbins? (et à quoi bon discuter?) Le voici : selon R. Ismaël, il est interdit d'adosser une espèce à une autre (il faut 2 coudées vides) ; selon les rabbins, c'est inutile (pourvu que le total soit de 12 coudées).
7, La courge placée à côté de la verdure (jardinage) est considérée comme telle ^ Si elle se trouve au milieu du blé, il faut lui laisser libre un emplacement pouvant fournir un quart de cab. Si le champ est ensemencé par du blé et que l'on veut y planter un ran;> de courges, on laisse au-devant de ces dernières un esi)ace libre de 6 palmes*'* ; et si une de ces branches s'étend jusqu'à la séparation, on l'arrache de là (pour éviter le mélange). Selon R. Yossé, il faut avant de la cultiver laisser un e>pace de 4 coudées. Quoi, lui fut-il objecté, serait-ce plus grave que la culture de la vigne ^' ? Certes, répondit-il, nous trouvons que c'est plus grave; car, avant de planter un seul cep de vigne, il ne faut laisser que 6 palmes ' ; pour une seule courge, il faut laisser Tespnce d'un quart de cab (à cause de l'extension de ses feuilles ^), R. Meir dit au nom de R, Ismael : dès qu'il y a trois courges dans un champ de la contenance d'un saa, il n'est plus permis d'y implanter aucune autre semence. R. Yossé ben Haholef d'Kphralh dit la même règle au nom de R. Ismael,
1. Savoir, 4 coudées pour le terrain 4. 11 faut, en ce cas, laisser l'espace d'alimentation ; puis 4 coudées d'espace exigé pour ces espèces, soit 0 palmes, vide entre les courtes et les oignons, et 5, Pour une rangée entière, plus vi^ enfin 2 rangées d'oignons formant 8 cou- sible, la séparation ssra nioindre.
dées, séparées encore par un espace vide 6. Voir ci-après, cil. IV, § 5 ; elle
de 4 coudées, soit 16 coudées entre un n'exige que 6 palmes,
rang de courges et l'autre. 7. Gi-après, ch. VI, § 4.
2. On procède alors par rangée de 8. Il ne faut donc pas s'étonner si, par 2 coudées, en tête et à la tin, avec les la même raison, les prescriptions sont mêmes espaces vides. plus graves pour la courge plantée par
3. La courge étant adossée aux oignons, rangée. il ne reste qu'un intervalle de 8 coudées.
yno TiiAiri': kilaim
en rétendanl encore : <lès qu'il y a trois courges dans uu clianip. eùl-il la contenance d'un cour (;30 saas), Ton ne peut plus rien y semer.
11. ^'ullilllan dit uu nom d(! 11. Ismaol que, même pour une Simule ran^^t'»; de. ceps de vignes, on tieuL couq)Lo du terrain nécessaire à ralimentation. Faut-il, dès la plantation de la première courge laisser un espace libn; d(; 0 palmes (puisque Ton complétera la rangée), ou non? Il le faut, répondit-ou ; de même qu'au sujet de la vigne, n'y eût-il qu'un seul cep (V, i^ 1), on tient compte du terrain d'alimentation, il en sera de même ici. Est-il permis de semer d'autres semences auprès des cavités laites pour recevoir les courges? Non, de même qu'il est dit au sujet de la vigne qu'il est défendu de rien semer aux pieds des ceps. R. Yôna demanda: si l'on plante 5 courges en ligne, que l'on adosse à une haie, faut-il appliquer à cette rangée la loi de l'espalier pour la vigne {VI, 1) et laisser -i coudées vides pour l'alimentation ? (Question non résolue). De même, demanda-t-il, la mesure dont parle la Mischnà ne s'applique-t-elle qu'à la courge, ou à toutes les espèces? Non, du moment que Ton établit une relation entre les concombres, les fèves et les courges ', les diyerscs courges peuvent se confondre; mais comme ici cette relation n*a pas été établie, la courge citée par la Mischnà est seule en question. Mais les rabbins auraient dû objecter à R. Yossé que l'exemple d'une tige isolée ne peut rien prouver pour la rangée ; puisque, si Ton conserve seulement des tiges vertes isolées pour la semence (non pour la consommation), il faut leur laisser un espace vide d'un quart de saa^ ou les séparer du blé par un mur haut de 10 palmes (comme s'il s'agissait d'un champ complet), serait-on moins sévère pour une rangée et n'exigerait-on qu'un espace moindre (soit 6 palmes)? Puisque nous voyons, que cette objection n'a pas été présentée, nous pouvons en conclure que, selon R. Yossé, il n'y a pas de différence entre une rangée et un carré complet de champ (pour tous '2, il ne faut qu'un intervalle de 4 coudées). En effet, R. Yôna et R. Yossa de Galilée disent tous deux, au nom de R. Yossé ben R. Ilanina, que si l'on conserve une tige étrangère au milieu d'un champ de blé pour en recueillir des semences, il faudra laisser autour de cette tige un vide d'un carré complet, ou un mur de séparation haut de 10 palmes, si même il s'agit de la même espèce (dont une partie est plantée pour la consommation et une autre pour la semence). R. Aboun bar R. Hiya objecta devant R. Zeira: n'est-il pas dit '^ que si l'on a semé du coriandre pour en recueillir la semence, on peut manger le fruit sans payer pour cela une dîme spéciale? (Comment donc se fait-il que là le fruit est supposé être de la même espèce que la semence)? Là, répondit-on, c'est différent, comme Fou peut également manger le fruit et la semence, ils ne font qu'un. R. Yossé ben R. Aboun dit encore : vois quelle différence il y a entre les premières paroles