Tr. Schabbath, f. 84", tr. Pesahim, f
2. De plus, chacun des autres termes équivalant à une sorte, soit 3, à ajouter aux deux, cela fait 5 sortes, comme le ditle babli, tr. Schabbatli, ibid.
3. Voici, selon R.Simson Ae Sens, l'ordre des semailles : sur le côté entier on sème 4 palmes moins un 5^, laissant vide à chaque bout 1 palme et 1/10 ; en largeur,
on sème en rétrécissant jusqu'à 1 moins 1/5. Donc, depuis l'endroit où cesse la semaine à droite jusqu'à celle de gauche, il y aura un carré de 3 palmes ; chiffre qui se répète de chaque côté, si l'on tient compte des vides 1 palme i/10 laissés partout.
4. Le développement de chaque graine étant rond, et non carré, ils ne se touchent pas hermétiquement.
TRAITÉ KTLATM 261
j'ai effacé cette dernière lettre, jusqu'à ce que j'aie demandé à R. Houna, scribe très-expérimenté en ces matières, qui m'a répondu qu'il faut écrire le terme plein (avec V).R.Yolianan dit au noui de R.Yanaïqne toutes les 5 espèces peuvent se trouver à l'intérieur du carré de 6 palmes (selon la disposition sus énoncée). Selon Cahana au nom de R. Simon ben Lakisch, elles seront à l'extérieur dudit espace (afin qu'il y ait bien entre elles un espace de 6 palmes). Pourquoi alors ne pas dire qu'on peut semer 9 espèces (savoir aux 4 angles
4 sortes, puis au milieu des i côtés autant et une au milieu)? C'est que dans notre Mischnâ, répond R. Tanhoum de Boçra, il s'agit d'une plate-bande qui se trouve au milieu d'autres plantations (si donc on semait à l'extérieur des côtés, on les mêlerait avec l'entourage). R. Isaac et R. Imi adressèrent la question suivante sur notre Mischnâ, qui dit: « si le champ est entouré d'une bordure haute d'un palme, on' peut y semer 13 espèces diverses, savoir trois sur chaque côté de la bordure (=12) et une au milieu, =13. » Pourquoi les rabbins ne permettent-ils pas de semer au milieu 5 espèces? (La bordure qui est distincte du milieu ne peut-elle pas recevoir une espèce sur chacun des i côtés et une au milieu) ? On peut réfuter cette objection en disant que la bordure, par son contenu ensemencé, empiète sur les 6 palmes du milieu (il lui faut de chaque côté un écart d'un palme et demi; aussi ne reste-t-il au milieu qu'un espace de 3 palmes carrés). S'il en est ainsi, que le contenu de la bordure fait empiéter sur l'espace du milieu, comment se fait-il que, selon R. Juda, il soit permis d'implanter 6 sortes au milieu? Aussi, a-t-il été admis, sans que l'on sache si c'est une décision des autres compagnons ou de R. Imi, que l'avis différent exprimé par R. Juda ne se rapporte qu'au 1" cas de la Mischnâ. Mais si cela ne se rapporte qu'au l^f cas, comment se fait-il que R. fliya ait enseigné au nom de R. Juda que l'on peut aller jusqu'à 18 sortes? (la question reste irrésolue). Peut-on, après avoir isolé un champ de la contenance d'un quart de saa, y semer 5 espèces différentes de blé (comme c'est permis pour 3 sortes de verdures dans un espace de 6 palmes carrés)? Oui, certes, car s'il est permis de juxtaposer
5 sortes dans un espace de 6 palmes carrés, ce qui entraînerait une pénalité légale grave si l'espace était moindre, à plus forte raison en est-il de même pour le quart de saa dont la pénalité (îst moins grave.
Peut-on circonscrire deux rangées de plantes, à raison de 6 palmes de large chacune, en rétrécissant de plus en plus l'espace de ces plantations? Oui certes ; car, si c'est permis lorsque les 2 terrains nécessaires à l'alimentation de ces deux plantes (en 6 palmes) se touchent, à plus forte raison est-ce permis lorsqu'ils ne se touchent pas (comme ici, où il reste presque 3 palmes vides). En effet, c'est un point qui va sans dire ; mais voici ce qu'on a voulu demander: peut-on circonscrire l'espace en tête (d'un terrain) d'un quart de saa de blé (ce qui est plus grave), en se proposant de rétrécir de plus en plus l'espace planté libre ? Oui, puisque c'est permis pour un espace de 6 palmes, àl'é-
5r.2 TRAITÉ KILAIM
Liiird duquel les iiK-laiii^vs iiilcrdits entraînent l;i peine des coups do lanière par préceple l(''L;al, à plus forte raison en est-il de même pour l'espace d'un carré, dans le(piel le mélange des hétérogènes n'est iiilei-dil rpie par l(;s ral)l>ins (simple allusion biblique, et non par verset).
H. Nassa demanda: n(^ semble-t-il pas résulter des paroles de la Misclina (au sujet de la bordure) que si le toit ou surface de la limite est de 2 palmes de largeur, on peut y semer 2 sortes (chaque palme étant considéré comme distinct) ? De mémo il demanda: si au milieu du champ on a fait un terrain isolé ', quelle devra être, devant cette jonction imaginaire, la démarcation réelle? (devra-t-on ensemencer le tout pour qu'il y ait une distinction nette, ou n'est-ce pas nécessaire?) On peut le supposer d'après ce que disent K. Isaac et R.Imi, que, par l'empiétement de la bordure, les limites sont un peu au-dessous de 6 palmes ; cela prouve que si même l'espace ensemencé est moindre, cela ne fait rien (et la limite est valable). Quel est alors le minimum de ce que l'on peut ensemencer? On le sait parce qui suit : dans des cavités de terre profondes d'un palme, on peut semer 3 sortes diverses, une de chaque côté de la cavité oA une au milieu -; cela prouve que pour la bordure, le minimum sera un palme d'espace. Selon R. Aba bar Cahana, ou Simon bar Garscheh, au nom de R. Simon ben Lakisch, l'avis précité se rapporte au cas où les i espèces qu'il est permis de semer dans un creux d'un palme sont tournées vers une terre en friche (mais si, autour de ces i côtés, il y avait des plantations, ce serait interdit). R. Zeira dit que chaque palme d'espace de la bordure est considéré comme isolé. Mais alors on devrait pouvoir y semer 25 espèces diverses, savoir 6 sur chaque côté de la bordure (longue de 6 palmes) et une au milieu? D'ailleurs n'y a-t-il pas l'objection de R. Aboun bar IJiya au nom de R. Samuel bar Isaac, de ce qu'il est dit (§ 2) : « dans un sillon (large de 5 palmes), ou un canal desséché ayant une profondeur d'au moins un palme, on peut semer 3 espèces de semences de jardinage, une sur chaque côté et une au milieu » ; pourquoi ne pas dire que l'on peut y semer 5 espèces, savoir 2 de chaque côté et une au milieu ? Or, ceci est impossible ; car, si toute la longueur était occupée, on emprisonnerait le produit du milieu, ce qui est interdit (de même ici, si la bordure entière était plantée, sans intervalle, le produit du milieu serait emprisonné de toutes parts et interdit). R. Aboun bar Hiya demanda au nom de R. Samuel bar Isaac : est-c(! que la bordure sert d'intervalle entre la verdure de jardinage et une sorte de légumineux (ou faut-il, malgré cela, un intervalle de 12 coudées, comme au § (>)? Non, puisqu'entre 2 espèces différentes de verdure qui n'exigent qu'un intervalle de 10 coudées et demie, la bordure ne constitue pas une séparation suffisante; elle est à plus forte raison insuffisante à séparer les cucurbitacées (§ 6), pour
1. En plantant 4 pieux aux 4 coins, spécial au milieu du champ, qui sont rejoints entre eux par des 2. Voir Tosseftâ.
lignes iinaginaiv(^s, on a un enclos
TllArJM^: Kl LAI M 253
lesquels on exige un iiilervallc île {"2 coudées. KsL-ce que le eururbiLacé luinièine [xhiL sei'vir à séparer 2 [)i'()duits (liv(;rs plantés sur la hordiirf? Xou, puisqu'enLre 2 espèces dill'érenLes de verdure, (pu u*exig(3nl (ju'un inlervalle de 10 coudées et demie, la bordure ne constitue pas une séparation suFlisant*; à séparer les cucurbitacé(is pour bosquets on exige un intervalle de 8 coudées. Quoi I objecta R. Judan, père cb^ IL Matlia, est-ce bi-un raisonnement par t6 fortiori? (puisque le 2« t(M^me de la comparaison est moins sévère et n'exige ([lie 8 coudées?) En ell'et, il faut présenter ainsi la déduction : la bordure (.'st à plus forte raison insuffisante à distinguer les cucurbitacées pour b'squfds on exige un intervalle de li2 coudées'.
2. Dans un carré de chanjps', il est défendu de semer aucune i)lantation agraire (qui ne soit pas potagère); mais on peut y semer toute espèce de légumes verts (jardinage). On appelle espèces agraires: par exem. (le la moutarde ou des pois ordinaires, ou des pois chiches; on appelle jardinage: par exemple des orobes (gros pois). Si un rebord ayant une hauteur d'un palme ^ s'est un peu eHondré, il conserve la valeur qu'il avait au commencement (et les espèces diverses qui y sont semées ne sont pas interdites). Dans un sillon (large de 6 palmes), ou canal desséché ayant une profondeur d'au moins un palme, on peut semer 3 espèces de semences de jardinage, une sur chaque côlé et une au milieu (avec espace suffisant).
Ainsi la moutarde, les pois et les pois chicbes forment des sortes agraires ; si on les a plantés pour s'en servir comme verdure, il n'est pas permis de semer plusieurs sortes dans un plan de 6 palmes. Si Ton a semé de l'orobe du gros pois de chamelier, ou de la fève égyptienne, pour se servir de la semence, il n'est pas permis d'en semer plusieurs espèces dans une terre de (i palmes; mais c'est permis si ces espèces ont été semées pour servir de verdure (à la consommation). Quant aux autres espèces de jardinage non comestibles, il est permis d'en semer plusieurs sortes dans un môme espace, si même le produit est destiné à servir de semence. — Si le rebord hautd'un palme, dit la Mischnâ, s'est un peu effondré, il conserve sa valeur primitive (comme démarcation). Cette règle s'applique, selon R. Imi, aux semences qui s'y trouvent déjà ; mais, en principe, il est préférable de ne pas ensemencer cette portion de terrain effondré. Si, malgré cette défense, il y a semé diverses espèces, leur usage est permis aussi bien que pour les premiers produits. Mais, objecta R. Jérémie, on conçoit qu'au cas où les seconds produits ont été enlevés, Lusage
1. On verra ci-après que c'est le chilfre "2. Tel qu'il est indiqué au § 1.
exigible en ce cas, selon les rabbins ; 3. Et sur lequel, selon l'autorisation
mais selon R. Yohanan, un espace de donnée précédemment, on peut semer
8 coudées suffit. lii espèces dillérentes.
254 TRAITI-: KILAIM
(les premiers soil autorisé ; mais qii(3llo est la règle pour les seconds, si les premiers ont été enlevés? On peut déduire la réponse de ce qui suit ' : '< Si d'un lit (devenu impur et apte à propager Timpiireté) deux tiges ont été enlevées et fpron les ait remplacées par des neuves, sans modifier les ouvertures par où l'on passe ces tiges, et qu'ensuite les neuves aient été brisées (rien n'est changé à l'état primitif), l'impureté subsiste; mais si les vieilles sont brisées, c'(!st pur (l'impur a disparu), car l'on se règle d'après ces dernières » (qui subsistaient quand l'impureté s'est produite). Cela prouve donc qu'ici également, si les seconds produits ont été enlevés, les premiers peuvent servir; mais, si les premiers seuls ont été enlevés, les seconds ne peuvent pas servir (on se dirige d'après ce qui subsistait avant l'eUondrenient du rebord).
R. Yonadit que R. Zciraet R. Imi expriment tous deux, au nom de R. Yohanan, des avis différents : l'un dit que Ton peut adosser les produits à une haie (qui est une démarcation bien marquée), mais non à une bordure (susceptible d'un palme de culture) ; l'autre dit que le bord dont une partie s'est effondrée est apte à cela, tandis que la haie amoindrie perd de sa valeur comme séparation. L'on ne savait pas quel auteur professait le premier avis et qui avait exprimé le second ; mais comme R. Yossé dit ailleurs, selon R. Zeira au nom de R. Yohanan, que l'on peut adosser les produits à une haie, non à une bordure, cela prouve que l'avis contraire est exprimé par R. Imi. Nous aussi, ajoute R. Yossé, nous reconnaissons tous deux que si un rebord s'est un peu effondré, il sert encore de démarcation, tandis qu'une haie rompue perd de sa valeur comme telle. — On peut adosser les produits à la haie, comme il est dit (II, 9) : <( On peut l'adosser à un champ en friche, ou à une culture, ou à un enclos, ou à la voie publique, ou à une haie haute de dix palmes. » On ne doit pas l'adosser au bord, comme il est dit dans notre Mischnâ : « Dans un sillon, ou un canal desséché, ayant une profondeur d'au moins un palme, on peut planter trois espèces de semences de jardinage, une sur chaque côté et une au milieu.» Or, s'il était permis d'adosser le produit au bord, on pourrait semer au-dessous, jusqu'à 6 rangées de diverses espèces (cela prouve donc que la disposition du terrain exige un écart de'3 palmes et qu'il ne reste qu'un espace de 3 autres palmes, insuffisant pour y circonscrire d'autres espèces). On peut aussi expliquer ce cas, dirent les autres compagnons devant R. Samuel bar Abin, qu'il n'est {)as permis d'y adosser plusieurs rangs de diverses espèces, parce que le bord même est planté (ce qui exige un intervalle d'au moins 3 palmes). S'il en est ainsi, leur répondit Samuel, on ferait mieux d'arracher les quelques plantes du bord afin de pouvoir planter au-dessous des rangées complètes, larges de 6 palmes (et composées d'autant d'espèces qu'il y a des espaces de 6 palmes) ; il vaut mieux perdre le contenu d'un petit espace que celui de rangées entières.
i. Mischnâ, tr. Kélim, ch. XIX, §6.
TRAITK KILAIM 255
3. Si rexlrémilé angulée d'une rangée (1(3 vei'diire ' pénètre dans un champ dune autre verdure, cela ne fait rien (cela ne constitue pas un mélange défendu) ; parce que l'on voit qu(^ c'est la fin du champ. Si dans son champ déjà ensemencé d'une espèce de verdure, on veut planter encore im rang d'une autre espèce, on ne peut le faire, dit [\. Ismaël, que lorsque le sillon de séparation traverse le champ d'un bout à l'autre. R. Akiba dit : il suffit qu'il ait 6 palmes de longueur et une largeur égale à la profondeur (G palmes). Selon R. Juda, il suffit que la largeur équivaille à celle d'un pas - (ce qui équivaut au palme).
Quant au sillon complet, Bar-Kappara a enseigné que l'on ne peut y semer qu'une espèce (de crainte de confusion). Quel est l'avis de R. Ismaël au sujet de la largeur exigible (dont il parle dans la Mischnâ)? Si R. Akiba, qui permet d'entourer ce sillon par d'autres produits des 3 côtés, admet que la largeur doit être celle de la longueur (le carré), il en est à plus forte raison de même pour R. Ismaël qui exige que le sillon soit libre de 2 côtés. Quel est l'avis de R. Ismaël à l'égard d'une rangée de verdure qui se trouverait au milieu d'un champ de blé ? (Quelle largeur exigera-t-il ?) Si R. Akiba, qui est peu sévère ici (se contente d'une largeur de 6 palmes), exige plus loin, où il s'agit de blé, une longueur plus grande (10 palmes et demi), à plus forte raison R. Ismaël sera-t-il sévère en ce cas et exigera-t-il que le sillon traverse toute la longueur du champ, comme il le prescrit ici. Ceci va donc sans dire et ne forme pas le sujet de la demande ; mais voici ce qu'il s'agit de savoir : est-ce que R. Ismaël exige pour le blé une largeur plus grande que ne la prescrit R. Aikba, ou non? Comme il n'y a pas de distinction établie ici au sujet de la largeur entre R. Ismaël et R. Akiba (l'on ne se préoccupe que de la longueur du sillon), il en est de même plus loin (il ne s'agit que de la longueur, et le différend porte sur le point de savoir si, autour de la rangée^ on peut semer sur 3 côtés, ou seulement sur deux). Samuel dit : il n'est question dans la Mischnâ que d'une rangée ; mais pour deux, ce serait interdit (à titre de mélanges hétérogènes) ; R. Yohanan et R. Simon ben Lakisch disent tous deux que c'est même permis pour 2 rangées (on les distingue du grand champ, et il n'y a pas de confusion). R. Simon ben Lakisch dit : il est permis de fendre i rangées (de :2 sortes de plantes) dans une vallée entourée de champs de toutes parts \ Toutefois, dit R. Yohanan, l'on devra considérer les 2 rangées extérieures comme des champs de jardinage (et n'y planter que de la verdure,
i. Tr. Schabbath, f. 85i>. la portion de terrain située au milieu et
2. Toutefois, une extrémité devra rester en contrebas ne perd pas l'avantage légal libre et la partie semée n'être entourée de sa situation, qui permet la variété des que de trois coudées. espèces. Corap. ci-dessus, ch. II, § 8