Mischna, II» section, tr, Eroubin
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qiinllo (jno soil lu linuLoiir cics ligcs sorvaiiL à t(^ndro los conlos, fiH-cllo ront {'oij(Jé(^s, l'iinVîl (J(i i)rés(3rvulion ost maintenu. Ceci so rnpporlo, dit H. Judan, à la question do mélange ; mais, au sujet du repos sabbatique, lorsqu'il s'ngit de déniontniP qu(i c'est un même enclos, on ne pout pas imaginer un anghî supérieur à la poutre (et si cotte dernière est au-dessous de cent coudées, l'effet en est perdu sur le sol). Solon R. Yossé. au contraire, la séparation qui ost jugée suffisante pour séparer les hétérogènes suffit aussi pour enclore un terrain au point do vue sabbatique. Quollo est, selon R. Yossé, la différence entre la poutre et l'angle ? I^a voici : l'angle n'a d'effet préservateur que s'il est indiqué (par- un enclos) des 4 côtés et bien distinct, tandis que la poutre placée d'un seul côté suffit comme démarcation. Ceci est conforme à ce que dit R. Zoira au nom do R. Hamnona : l'angle n'a d'effet préservateur que s'il entoure un autre terrain des 4 côtés (si on le retrouve aux -4 côtés). R. Aba bar Marnai dit; il est interdit, le samedi, de transporter dos objets dans les voies d'accès aux vignes (TsipiTiuXa'.), parce qu'on les considère comme un appendice à la poutre de démarcation et qui ne comporte pas le même effet préservateur quo Tangle. R. Pinhas raconte qu'un fait do ce genre se passa en présence de R. Jérémie ; au-dessous de 4 colonnes, il y avait, comme chapiteaux, des architraves en bois (iTtisTÙAiov), sous lesquelles on avait permis le samedi de transporter des objets, parce qu'on leur attribuait les qualités préservatrices de l'angle. R. Aboun et les rabbins ont demandé en présence de R. Zeira : est-ce que l'effet préservateur de l'angle, simulant la porte, est aussi applicable à la construction d'une succa (suffit-elle à représenter le 3*^ côté, pour que la succa soit apte à la célébration de cette fête ?) Oui, leur répondit-il, l'effet est le même. Peut-on aussi utiliser dans le même but l'excédant du plafond? Non, leur répondit-il. D'où vient cette inégalité et autorise-t-on l'un, non l'autre ? C'est que l'un, ayant une destination spéciale (celle de figurer un enclos), il sert à produire l'effet préservateur et à représenter le côté absent, tandis qu'il n'en est pas de même d'un simple excédant (il est l'effet du hasard). Ces divers incidents de comparaison, dit R. Abahou,sont intéressants à noter comme elucidation et dialectique ; mais il no faudrait pas en induire un enseignement pratique, car s'il est interdit de tirer parti de l'excédant ou appendice pour compléter la succa, chose peu grave, à plus forte raison est-ce interdit pour le sabbat, ce qui est bien plus grave (puisqu'on cas de transport illégal, on encourt la peine de la lapidation). R. Aboun bar Hiya demande en présence de R. Zeira: d'après l'avis de qui a-t-on pu dire plus haut que l'angle simulant la porto a un effet préservateur sur le reste? Ce ne saurait être R. Yohanan ben Nouri, puisqu'il dit au contraire que c'est interdit (comment se fait-il qu'il y ait un avis opposé à celui d'un tanna, auteur d'une Mischnâ?) C'est que, fut-il répondu, cet avis au sujet du sabbat a été repoussé (une opinion contraire ' a pu être
4. Ainsi, l'explique Elie Fulda dans son commentaire. Mais le Neuhebr. ïï'orterbuch de J. Levy conserve la version ancienne MIN, avec le sens du démons-
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exprimée ajuste titre). Au point de vue des mélanges d'hétérogènes, est-il dit, tout espace inférieur à 3 palmes est comme fermé ; de 3 ou 4 palmes, il est permis do semer, si la haie conservée est supérieure à la partie renversée, et c'est interdit au cas contraire ; de 4 palmes à dix, c'est permis si la partie conservée est supérieure à celle qui est renversée ; si, au contraire, la partie renversée est supérieure , il n'est permis de semer qu'en face de la haie maintenue , non vis-à-vis dv. ce qui est renversé ; enfin , si la brèche a plus de iO palmes, la partie de la haie conservée fût-elle supérieure à celle qui est renversée, il n'est permis de semer qu'en face de la partie de la haie maintenue, non vis-à-'vis de ce qui est renversé. De même, au point de vue de la séparation sabbatique de l'enclos, tout espace inférieur à 3 palmes est comme fermé ; à 3 ou 4 palmes, jusqu'à dix, il n'est permis de transporter des objets dans le même espace que si la partie de la haie maintenue est supérieure à celle qui est renversée, mais au cas contraire c'est interdit; enfin, si la brèche a plus de dix palmes, la partie maintenue fût-elle supérieure à celle qui est renversée, c'est interdit. Dans cetle seconde enumeration d'hypothèses, dit R. Ijanina ou H. Judaii bar Pazi au |nom de R. Yoljanan, on ne fait pas de règle spéciale pour une brèche de 3 ou 4 palmes ; est-ce à dire que si la brèche a 3 palmes sans être équilibrée par un fragment de haie ayant au moins 4 palmes il soit permis d'y semer? Non ; donc il faut admettre qu'il n'est pas tenu compte de ce cas. Mais, objecta R. Ilena. n'a-t-on pas enseigné* que l'on peut compléter un mur en l'entourant de joncs? Or, serait-ce à dire que les joncs (malgré l'exiguité de leur largeur) tiennent une place marquée? De cet exemple, fut-il répliqué, on ne peut pas tirer une objection, car les joncs se suivent à des intervalles rapprochés de moins de 3 palmes, ce qui est considéré comme un enclos fermé (tandis qu'une brèche, lorsqu'elle a 3 palmes, est ouverte). R.Yossé bar R. Aboun dit au nom do Rab (contrairement à R. Aboun) qu'en ce cas il est permis de semer, si la haie restée debout est supérieure à la partie détruite.
5. Si Ton plante une rangée de cinq ceps de vigne, elle est considérée comme vigne, selon Schammaï (pour les distances à observer), mais non, selon Hillel: il faut, selon lui, au moins 2 rangées pour constituer la vigne 2, C'est pourquoi, si dans une vigne ^ Ton ensemence quatre coudées, il faut, selon Schammaï, interdire à tout usage une rangée (Deutéronome, XXII, 9); selon Hillel, 2 rangées.
L'interdiction exprimée dans la Mischnàne s'applique qu'au cas où l'on sème
trâtif ce : « celte braïtha enseigne, etc. » 1. Mischna, tr. Eroubin, ch, I, § 10.
Cf. ci-dessus, tr. Demain ch. VII, 2. Hors de là, il suffit de laisser 6 pal-
§ 1, milieu, où R. Simson de Sens lit mes d'espace, comme pour un seul cep
aussi : TTîN (a repoussé), ce qui n'a pas de \igne. de sens. 3. Tr. Edouyôth, ch. V, § 2.
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un (''Irmcnl rtraiigof en iiic<j du cop mtjdial. Kii oo cas, sf3lon ScliarnmaV, touto la raiigûo osL inLcrdilo (colle qui fait face à col élément nouveau); mais, Sfîlon Ilillol, on n'interdit que 3 ceps de cette rangée et 3 de la 'suivante, soit un carré de 3 sur 3. Au cas où Ton a some en face du vide formé par "2 rangées médialos, ou par 2 ceps du milieu, on interdira, selon Schammaï, 2 rangées de chaque coté de la semence nouvelle, soit i. Mais comme la vigne se composé d'au moins 5 ceps, quel est le o*" cep qui est condamné avec quatre autres? Le voici : si Ton ne peut pas indiquer, même d'une façon peu précise, de quel cep la semence nouvelle se rapproche le plus, les deux qui sont à droite et à gauche de ce cep medial sont interdits (soit le tout); si au contraire la semence n'est pas plus proche d'un côté que de l'autre, il n'y a que -i ceps interdits et le 5" reste libre. Selon Hillel, on interdit en ce cas 4 ceps contre 2, savoir 2 ceps dans la première rangée, deux.dans la suivante et un à chaque extrémité delà ligne (total: six). Si l'on a semé en face du cep placé à l'angle formé par deux côtés, selon Schammaï les 2 rangées sont interdites, ne sachant pas laquelle a été atteinte; selon Hillol, on interdit 6 ceps (comme précédemment). Si enfin l'on a semé en face du vide qui se trouve à l'angle des 2 côtés, on interdit, selon Schammaï, toute la rangée (vers laquelle penche la semence); selon Hillel, on interdit 2 ceps sur une ligne, 2 sur la suivante et un 5*" cep formant le prolongement de la première ligne. Quel est en ce cas le 6"^ cep (qui est épargné dans cette hypothèse)? C'est ou le 3^ de la 1" rangée (dont les 2 ceps sont interdits), ou le second de la 3^ ligne (sur laquelle un seul cep a été interdit comme prolongement).
6. Si Ton plante deux ceps de vigne en face de 2 autres, qu'un autre cep s'écarte de la rangée comme une espèce de queued l'ensemble des cinq espèces constitue la vigne ; s'il y a 2 ceps en face de 2 autres et un 5*^ au milieu d'eux ^, ou entre les 2 rangées, cela ne constitue pas une vigne ; elle n'est considérée Comme telle qu\iu premier cas (quant à la disposition des cinq ceps).
R. tliya bar Aba dit au nom de R. Hiya bar Joseph que de ce verset: Ir pays de Canaan selon ses limites (Nombres, XXXIV, 2), on déduit que Ton maintient les démarcations des terrains telles qu'elles ont été établies par les Cananéens (qui avaient adopté les figures exprimées dans la Mischnâ). Mais, objecta R. Imi, est-ce que l'on imite les usages des Cananéens? (Non, c'est une règle rabbinique qui a fixé cette figure). Samuel dit: si Ton doit en ce cas mesurer 4 coudées (pour séparer le terrain d'alimentation), on mesurera une ligne diagonale (en la faisant passer du 2'' cep au 3"); selon R. Yossé bar Zemina au nom de R. Yohanan, on suppose que dans la 1'"' rangée il y a en-
1. En voici la disposition : © o o- posés : o o o- ^^^^ Raschi, au tr. Sôtd,