‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 43 sur 227 · On sait que telle est l'habitude des glanage · texte numérisé non relu

On sait que telle est l'habitude des glanage

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à celui (le R. Jiula bcn Hagra (qu'en cas de cloute, c'est aux pauvres), puisque l'on a enseigné ' : « si un prosélyte possède une gerbe de blé et qu'elle ait été moissonnée avant sa conversion, il est dispensé d'en prélever les parts légales; si c'est coupé plus tard, il est obligé de les donner; en cas de doute, il en est dispensé; mais il y est tenu selon R. Juda ben llagra. Selon R. Simon ben Lakisch, tous sont cependant d'avis (même R. Mcir) que si la moisson a été faite par un Israelite, les prélèvements sont dûs en cas de doute'; et si elle a été faite par un païen, on est dispensé des prélèvements en cas de doute. Or, selon R. Yohanan, voici ce que R. Juda b. Hagra répliquait à R. Meir: tu reconnais certes comme moi qu'en cas de doute si un fruit estappelé glanage % il appartient aux pauvres (donc, ce devoir incombe au converti en cas de doute). Selon R. Simon b. Lakisch, R. Meir s'adresse au contraire aux sages : vous n'admettez pas comme moi qu'en cas de doute si un fruit est reconnu être du glanage, il appartienne de droit aux pauvres (sans quoi, il faudrait en indiquer l'obligation au cas douteux précité''). Et comment sait-on qu'en cas de doute si certains objets font partie du glanage, ils soient considérés comme tels^? C'est que, dit R. Samuel bar Nahman au nom de R. Yonathan, il est dit (Psaume LXXXII, 3) : Faites grâce aux pauvres et aux mal heur eux, c'est-àdire, favorisez-les par vos donations (en les donnant même en cas de doute). R. Simon b. Lakisch, au nom de Bar-kapara, invoque en faveur de cette règle le verset suivant (Exode XXIII, 6) : Tu ne feras "pas pencher le jugement du nécessiteux dans sa contestation; on ne devra pas le faire pencher, même en sa faveur, pendant la contestation ; mais cela pourra avoir lieu pour une donation à lui accorder. R. Yohanan dit: ainsi s'explique l'enseignement de Rabbi, qu'en vertu de l'expression tu ahandonneras (Lévitique XIX, 10), on doive laisser encore aux pauvres une part qui ne leur est pas due. R. lia dit : il est écrit (Deutéronome, XXIV, \^) : cq sera pour l'étranger, V orphelin et la veuve: on déduit de l'expression u ce sera » que ce soit de ton bien ou du sien, il faut lui donner ce qui fait l'objet du doute (ils ne diffèrent que pour l'application du verset bibhque).

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