‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 56 sur 227 · Netoufa peut désigner un nom de était remarquable · texte numérisé non relu

Netoufa peut désigner un nom de était remarquable

TRAITÉ PÉA 91

ne-t-on pas déjà ce sens à l'expression natif? Ce dernier est celui dont les olives sont pleines, et le précédent celui qui produit beaucoup d'huile au pressoir. Mais cela ne rcntre-t-il pas dans le cas prévu que l'olivier se distingue également par des fruits, c'est-à-dire par la quantité d'huile qu'il fournit ? En effet, il faut entendre par ScJiiflihôni l'olivier qui fournit beaucoup d'huile; par natif, celui dont l'huile dégoutte à terre ; enfin, on distingue l'olivier par la quantité de ses fruits, c'est-à-dire qu'il produit un grand nombre d'olives ^ Quant à l'expression baischoni (honteux), elle signifie selon les uns, l'olivier dont la production est sèche, ou modeste '- ; selon d'autres, c'est au contraire l'olivier qui rend ses voisins honteux par l'excès de la production. Doit-il fournir (pour être ainsi distingué) quatre fois autant que les autres? Et cela ressemble-t-il à la Mischnâ précitée (VI, 1), où il est dit : « Si chacune des gerbes du champ a la mesure d'un cab, et que l'on en oublie une qui mesure 4 cahs, cet oubli n'est pas dû aux pauvres » ? Non, comme elle est bien plus productive que ses voisines, elle se distingue par cette particularité, et cela suffit pour qu'elle i^b soit pas oubliée. Faut-il que cette particularité se renouvelle chaque année ? Non^ comme la plupart du temps, cette distinction se reproduit, elle sert de trait distinctif en général. — Cet avis de la Mischnâ (de le distinguer par son emplacement) doit être conforme à l'opinion de Schammaï, qui dit plus haut (VI, 2) qu'il déclare non susceptible d'oubli une gerbe adossée au blé, etc. (donc l'emplacement l'en dispense). Selon R. Yossé, il se peut que cet avis soit conforme à l'opinion de tous (même de Hillel) ; et si, dans ladite Mischnâ, il y a divergence d'opinion entre Schammaï et Hillel, c'est que là il s'agit d'objets détachés se trouvant auprès d'un immeuble adhérent à la terre (le blé), tandis qu'ici les uns et les autres sont adhérents à la terre (l'olivier et le pressoir, ou la brèche). — L'avis de R. Yossé, redit R. Simon b. Yakim,n'a été exprimé qu'en principe, lorsqu'il n'y avait presque plus d'oliviers, à la suite des ravages exercés en Palestine par Adrien l'impie ; mais, comme depuis lors, les oliviers ne manquent plus, le droit d'oubli leur est aussi applicable. En fait, ditR. Yossa (ra?ndra), l'on n'est tenu de donner aux pauvres l'oubli des oliviers que selon R. Akiba (VI, A). 11 déduit cette obligation de l'expression derrière toi, qui se trouve exprimée dans les versets relatifs à la vigne, comme pour l'olive (Deutéron., XXIV, 20-21): et il applique l'analogie à cette déduction que le droit d'oubU s'exerce à l'égard de l'olivier dans les mêmes conditions que pour la vigne. Est-ce à dirQ qu'il n'y a pas, selon lui, de droit d'oubli sur les oliviers ' ? 11 se conforme à R. Yossa, qui en dispense les oliviers et ne leur ap-

Page 1