‹ Le Talmud de Jérusalem; (volume 5)Chapitre 57 sur 227 · Il se peut que, malgré la supériorité Schean · texte numérisé non relu

Il se peut que, malgré la supériorité Schean

du nombre d'olives, la quantité dhuile 3. Puisque R. Akiba déduit de ladite

soit moindre qu'au premier cas. expression le devoir de l'oubli pour les

2. On fait dériver le terme jw^'D de la olives détachées, en dispense-t-il les arracine î^^t, être sec. Selon Schwarz, bres?

Tebouôtk ha- arec, c'est la ville Beth-

92 TRAITÉ PÉA

pliqiio pas la répétition de cos termes. Mais, fut-il objecté, il y a le droit d'oubli sur la gerbe, bien qu'à son sujet il n'y ait pas l'expression derrière loll (De même, ne dovrait-on pas appliquer l'oubli aux oliviers sans la dite expression?) C'est que, fiil-il répondu, comme il est écrit; lu ne retourneras pas prendre cette gerbe omise^ cela équivaut à ladite expression pour maintenir ce droit. R. Yona remarqua ceci : pour l'olivier dont riiuilo dégoutte, qui le dispense des droits d'oubli, parce qu'il a un trait distinctif, il sera indifférent, selon l'opinion de R. Yossa (qui repousse l'interprétation de R. Akiba et dispense de foubli) que l'on ait commencé la cueillette ' ou non (l'oubli est annulé ; et il a lieu au contraire, selon R. Simon b. Yakim, si la cueillette est commencée).

2. Si un olivier se trouve placé entre trois rangées appartenant à deux carrés de champs et qu'il a été oublié, il ne tombe pas sous la loi sur l'oubli; de même, ce qui aurait été oublié sur un olivier contenant 2 saa n'est pas perdu pour le propriétaire. Toutefois cette dispense a seulement lieu aussi longtemps que Ton n'a pas commencé la récolte ; mais une fois qu'elle est commencée, fût-ce môme l'olivier dont l'huile dégoutte de temps en temps, le droit d'oubli subsiste. Aussi longtemps que le propriétaire a des olives au-dessus de lui (au bas de l'arbre), il possède celles qui sont suspendues au-dessus de sa tête adhérentes à l'arbre ^. Selon R. Meir, le droit des pauvres sur les restes ne s'exerce que lorsque le propriétaire, après avoir fouillé tous les coins de l'arbre avec une gaule, l'a quitté.

R. Eleazar explique ainsi laMischnâ: elle parle du cas où, par suite des 3 rangées englobant deux carrés % on a oublié l'olivier (s'il y avait quatre carrés, la règle pour les gerbes serait aussi applicable ici). Quelle est cette règle? (Et comment se fait-il qu'il y a dispense de l'oubli ?) Est-ce qu'il n'est pas considéré comme oubli légal, parce qu'à cause de sa place il est aisé à distinguer ? Mais alors faut-il, pour une telle distinction, qu'il y ait beaucoup d'autres oliviers ? Est-ce parce qu'on le considère comme faisant partie d'une rangée (où rien ne s'oublie) ? Mais en ce cas, on le considérera (quoique seul) comme toute une rangée? (Et à quoi bon parler des carrés?) C'est qu'il s'agit là, non d'une rangée, mais de plusieurs (or, c'est là un enseignement nouveau que,

1. Comp. sur ce point ce qu'en dit le donner une idée nette de l'hypothèse § suivant. ^ émise par la Mischnâ, Maïmonide trace

2. Comp. tr. Guiltln^ f. 61 '. la figure suivante : ^o^ ; c'est-à-dire

3. Selon le commentaire de R. Simson, qu'il supose 3 doubles rangs d'arbres on suppose que chaque rangée est dis- fruitiers encadrant 2 plates-blandes, etau tante de l'autre à une largeur de 2 bri- milieu d'elles est l'olivier désigné o. Voir ques, ayant chacune 3 palmes de large, ci-dessus, ch. III, §§ 1 et 4, pour le soit en tout G palmes, comme il est dit au terme Malbenoth (briques).

tr. Baba bathra, ch. I (f. 2 i^.). Pour

trattf: pea 93

même au milieu de plusieurs rangées, l'olivier oublié n'est pas considéré comme perdu, et qu'en présence de moins de trois rangées, l'olivier n'est pas caché). Selon H. Yohanan, la Mischnà parle d'un olivier spécial, comme celui de Noudian ^, qui échappe à l'oubli. Aussi, dit U. Yossé, il n'est pas nécessaire en somme qu'il s'agisse de cette espèce spéciale ; il peut s'agir de n'importe quelle sorte- d'olivier (important) ; et, dès que l'oti a l'habitude de la distinguer des autres espèces, le droit d'oubli n'est plus applicable. D'après une certaine version, notre Mischnâ s'exprime ainsi: «Si un olivier est trouvé 2 » ; d'après la version d'autres rabbins, il y est dit ^ : « s'il se trouve placé » (entre 3 rangées). La première version confirme l'opinion de R. Yohanan * ; la seconde confirme celle' de R. Eliézer. Un enseignement sert d'appui à l'avis de R. Eliezer, puisqu'il est dit ^ (au sujet de la non application des droits d'oubli pour les olives omises dans les champs): «l'oubli a lieu pour l'olivier (hormis le cas de la Mischnâ), lorsqu'il n'est pas reconnu ^; mais au cas où on le reconnaîtrait, on peut poursuivre son bien jusqu'à cent coudées et le reprendre ^ » Pourquoi, aux termes de notre Mischnâ, après la récolte commencée, y eût-il la contenance de deux saa, l'oubli commis est-il réel? (L'oubli d'un olivier distingué peut-il avoir lieu en ce cas) ? Cela ne se rapporte pas à l'avis exprimé (pourFolivier) par notre mischnâ, mais à l'enseignement précédent (§ 1), où il est dit : « tout olivier qui se distingue dans un champ par un caractère spécial, comme par exemple l'olivier netôfa dont l'huile dégoutte de temps en temps, n'est pas passible de l'oubli légal ; c'est pour cela qu'il est dit : « si l'on a oublié les produits d'un olivier pouvant fournir la valeur de deux saa^ les droits d'oubh sont réels. »

a Selon R. Meir, le droit des pauvres ne s'exerce que lorsque le propriétaire^ etc. »

Il y a deux manières d'expliquer cette règle additionnelle de R. Meir : Selon les uns, elle signifie qu'aussi longtemps que le propriétaire a des olives au-dessus de lui, il possède celles qui sont suspendues au-dessus de sa tête^; et il ajoute que même auparavant (avant la cueillette), il possède aussi ce qui est au-dessus de sa tête et adhère à l'arbre, bien qu'il n'en ait pas encore au-dessous de lui (n'ayant rien cueilli). D'après l'autre explication, le préopipinant de R. Meir pensait qu'en tous cas si l'on a des fruits au-dessous de soi

i. Ce terme douteux est expliqué au 6. Sans quoi, l'on se serait arrêté de-

talmud babli, tr. Miillin, f. 65% dans le vaut lui.

sens de « sauterelle comestible. » 7. En effet, selon R. Eliezer, on n'a

2. C'est dire qu'on le cherche, sans pas égard au caractère de l'olivier spél'oublier. cial, étrange, mais à sa position.

3. Selon le texte adopté ici. 8. Lorsqu'il a ramassé ce qui est au-

4. Le terme « est trouvé » indique qu'il dessous, il a renoncé à ce qui reste sur s'agit d'un objet étranger, spécial. l'arbre.

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