CHAPITRE XI
1. Voici les vœux que le père (ou le mari) peut annuler : ceux pour lesquels il est question de se mortifier le corps, comme de s'interdire le bain (soit à jamais, soit pour cette journée), ou l'interdit des ornements (dans les mêmes conditions). R. Yossé dit' : ces 2 sujets ne sont pas des vœux de mortification.
Il est écrit (Nombres XXX, M) : loul vœu, fout serment d'abstinence, tca^ dant à mortifier la personne^ l'époux peut les ratifier , ou les annuler. Oa connaît ainsi les droits du mari sur les vœux qui comportent la mortification ; d'où sait-on qu'il a un pouvoir sur les vœux d'interdit qui le concernent? C'est qu'il est dit (ibid. 7) : entre Vhomme et sa femme ; et comme le mari a cette faculté, le père l'a aussi sur sa fille, selon ces mots (ibid.) : entre le père et sa fille. De celte juxtaposition on conclut à l'analogie suivante : comme le mari peut seulement annuler les vœux qui comportent la mortification, ou les interdits des rapports de la femme avec lui ; de même un père annulera seulement les vœux de la fille qui comportent la mortification, ou les interdits des rapports de la femme avec lui. R. Jacob b. Aha relate la discussion suivante entre R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch : selon R. Yohanan, le mari peut annuler, soit les vœux, soit les serments de la femme ; selon R. Simon b. Lakisch, il ne peut annuler que les vœux qu'elle a énoncés, non ses serments. R. Yossé b. Aboun ajoute qu'au sujet de la libération des vœux par un vieillard (ou savant), la même discussion a lieu entre R. Yohanan et R. Simon b. Lakisch : le premier autorise une telle libération, soit pour les vœux, soit pour les serments ; le second autorise seulement la libération des vœux, non des serments. Cet avis de R. Simon b. Lakisch est conforme à ce qu'a dit R. Yossé. Un homme se présenta à R. Yossé pour le prier d'annuler son vœu ; celui-ci s'en-
1. Peut-être Kanewath. V. Nouhauer, p. 20. 2. Suit un passage traduit au tr. l[a<jhi(ja, I, 8 (t. VI, p. 2{X)). 3. Cf. J., tr. Schebiith, VIII, 5.