‹ Le taoïsmeChapitre 69 sur 99 · Tao-teh King, ch. iii et lxv · texte numérisé non relu

Tao-teh King, ch. iii et lxv

3. Scientia infïat, charitas vero ædilicat (Cité de Dieu, livr. ix, ch. 20). — Suivant Hoaï-nan tse, c’est « le désir immodéré du savoir cpii a perdu le genre humain ». ( Mémoires , t. I, p. 107). Lo-pi dit à son tour: « Lorsque l’homme eut acquis la science, toutes les créatures devinrent ses ennemis ».

4. Le Livre de la Voie et de la Vertu, p. 33. — Cf. Tao-teh King, ch. xvi.

Ici encore le texte chinois manque de clarté de la façon la plus regrettable.

Si Lao-tse avait à gouverner un petit état, sa première préoccupation serait de soustraire à son peuple tous les moyens de s’instruire, car c’est en renonçant à l’étude qu’on est exempt de chagrin *. Il prohiberait l'usage de l’écriture et ne permettrait d’employer, comme moyen mnémonique, que les cordelettes à nœuds dont se servaient les premiers Chinois 1 2. Il ferait en sorte que ceux qui ont acquis du savoir n’osent pas agir 3. Ses sujets ne connaîtraient pas même les régions assez voisines de la leur pour que les cris des coqsetles aboiements des chiens puissent s’entendre des unes aux autres. On y parviendrait à la vieillesse et à la mort, sans qu’on se fut visité. S’il se trouvait, dans son royaume, des bateaux et des voitures, les habitants n’y monteraient pas, même pour entreprendre le plus court des voyages 4.

Lao-tse condamne la guerre. Si un pays sur lequel il régnerait possédait des armes, ne fût-ce que

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