COMPLETS
DEPUIS LE COMMENCEMENT DU MONDE JUSQU'A l825 INCEUS;
Troisième édition, i3 vol. in -8°, dont le dernier vient de paraître. L'Atlas étar^Mous presse, sera distribué gratis à MM. les Souscripteurs vers le Ier mars prochain; il contient trois Grands Tableaux synoptiques , suivis de 42 Tableaux particuliers, indiquant la marche des siècles,
I? Ouvrage coûte :
fl. des P.-B. 35-43 (75 fr.) pap. ordin. Et fl. des P.-B. 4i-33 (87//-. 5o a) p. vél.
Nota* L'Editeur, J. -B. DUPON , laisse un dépôt rie fl. des P.-B. 11-81 (25 fr.) , entre les mains des personnes qui voudraient en faire l'acquisition, jusqu'au moment de la livraison de l'Atlas ; on peut également jouir dn même avantage chez MM. les Libraires ses correspondans , dans les principales villes du Royaume.
ctoévecluô.
JL^es Fastes Universels jouissent dans le monde savant et littéraire , d'une réputation justement méritée; plus on médite ce grand et magnifique ouvrage , plus on est étonné qu'un seul homme ait suffi par ses travaux à élever ce superbe monument à la gloire des sciences et des lettres. Les hommes instruits de toutes les classes ont admiré avec surprise, la clarté, la grandeur et la beauté du plan adopté par l'auteur, pour faire embrasser, d'un coup-d'œil, l'histoire générale des peuples qui, depuis l'origine du monde, ont paru tour à tour sur la face du glohe : leurs traditions, leur philosophie, leurs usages, leurs mœurs, leurs gouvernemens, leurs lois, leurs religions, tout est réuni, comme dans un seul faisceau , pour frapper les esprits, et faire naître les réflexions du lecteur sur ces graves et intéressans objets.
Dans cet immense tableau des révolutions des peuples , on voit les dynasties , pleines de vigueur dans leur jeunesse , s'affaiblir insensiblement , et enfin céder leur place à des dynasties nouvelles : ies gouvernemens subir les mêmes vicissitudes , modifiés ou détruits par le temps ou les événemens politiques. On voit les mœurs se corrompre, les usages s'oublier, les lois s'altérer et changer; la sagesse humaine être toujours impuissante, pour sauver les insti tu lions de cette destinée inévitable.
En parcourant ce vaste théâtre de tant d'événemens' divers, on voit encore des nations parvenues
au plus haut degré de la civilisation et de la gloire, s'engloutir et disparaître dans la nuit des temps; iâire place à des peuples ignorés jusqu'alors , qui brillent à leur tour, se perfectionnent dans les arts et occupent aussi pendant quelques instans les cent voix de la renommée.
Ces grandes vérités sont consacrées par l'histoire et doivent être familières à tous les esprits cultivés. Quelle que soit la sagesse des institutions sociales, elle ne peut leur donner la force nécessaire, pour résister toujours avec succès aux attaques des passions de l'homme : en vain le législateur croit queses lois sont impérissables et que son ouvrage bravera les siècles ; au premier choc , il est renversé et détruit, pour donner naissance à de nouvelles combinaisons politiques auxquelles il n'avait pas songé.
Les monarchies les plus florissantes dégénèrent et prennent diverses formes; elles se changent quelquefois en républiques; mais les formes politiques de ce gouvernement s'altèrent promptement par l'abus du pouvoir populaire. Pour rétablir l'ordre envahi par les passions de la multitude, la force intervient , fait taire la voix du magistrat et substitue la volonté d'un seul au règne paisible et légitime de la loi. Les peuples ne sortent point de ce cercle funeste de révolutions, et l'histoire offre à chaque page la démonstration de cette triste vérité.
Il en est des beaux-arts comme des empires; ils ont leur enfance, leur jeunesse, où ils brillent de tout l'éclat de la beauté ; leur décadence où le bon goût les abandonne, et les livre à la barbarie qui
les déprime. Alors les beaux-arts s'envolent dans des climats plus heureux \ ils quittent pour toujours les contrées chéries qu'ils avaient illustrées.
La philosophie elle-même n'éprouve pas moins de varialions et de changemens , que les institutions, les arts, les lettres et les sciences; elle a de même ses jours d'éclat et de splendeur; mais elle s'égare et se dénature par le vice et la corruption-, alors les mœurs se dégradent, l'égoïsme tient lieu de vertus, la faiblesse de l'état se fait sentir dans toutes' les branches de l'administration publique; sa décadence est prompte , l'état tombe bientôt et se dissout.
Tel est l'effet de la marche lente et progressive des siècles ; rien ne peut suspendre cette marche insensible; en vain les peuples luttent-ils dans le cours des âges contre la destinée qui les presse; ils sont nécessairement forcés de devenir la proie du tems qui dévore tout, les royaumes, les générations et les siècles.
Ainsi la science de l'histoire ne consiste point dans un vain amas de faits qu'on tâche de ranger dans sa mémoire par ordre de dates ; la borner à cette simple nomenclature , c'est vouloir satisfaire une puérile curiosité qui décèle la petitesse de l'esprit, ou se charger d'une érudition stérile qui n'est propre qu'à faire un pédant. Les erreurs des hommes qui nous ont précédés, nous importent peu , si elles ne servent pas à nous instruire et à nous rendre meilleurs. L'histoire est donc une école où nous devons chercher à former notre cœur et notre esprit , où nous devons aller puiser des instructions
morales et une règle invariable et sûre pour la conduite de la vie.
Quel que soit l'emploi auquel nous soyons des"* tinés dans ta société, l'histoire nous fournit tous les secours nécessaires pour le remplir avec succès 5 c'est dans cette étude intéressante qu'on perfectionne ses talens naturels; qu'on apprend à devenir un habile ministre , un profond diplomate , un savant magistrat et surtout un excellent citoyen.
L'utiîité de l'histoire est universellement sentie : tous les hommes éclairés sont pénétrés de cette importante vérité, ainsi nous ne nous occuperons pas à développer plus au long les avantages de cette étude.
Améliorations et augmentations qui distinguent cette 3me Edition des deux précédentes.
i° Que les deux premières Éditions sont d'un format atlantique, tandis que celle-ci réduite in-8°, facilite extrêmement les recherches et rend l'Ouvrage portatif.
3° Que cette 3e Édition est enrichie de Discours Préliminaires presqu'en tête de chaque volume; de Coups-d^il historiques , philosophiques et politiques sur les siècles; du Précis de l'Histoire de la Belgique, ainsi que de détails satisfaisans relatifs à la Révolution française ;
2° Que le travail de M. Buret de Longchamps cesse à la fin de 1818, tandis que le nôtre est continué jusqu'à la fin de 1820.
A -paraître vers le mois de mai 1828 :