SCÈNE XXI
Mme DE SAINT-PHAR, ROSINE.
ROSINE
Ah ! quel événement ! Il pouvait y périr, Madame.
M»« DE SAINT-PHAR
Ce mot seid me fait encor frémir !
Je eroyais l'oublier : j'ai tremblé pour sa vie , Et toute ma faiblesse à mes yeux s'est trahie. Ah ! Rosine !
ROSINE
A la fin vous parlez cependant.
Il ne fallaitrien moins qu'un pareil incident. Florvelle vous est cher -, vous ne pouvez le taire , Et vous ferez bientôt son bonheur, je l'espère.
Mmc DE SAINT-PHAR.
Je ne sais que résoudre en l'état où je suis.
ROSINE
Rien de plus simple... Il faut parler.
M-- DE SAINT -PHAR
Je ne le puis.
Mon oncle, tu le sais, a donné sa parole.
ROSINE
Soit ; mais il n'entend pas que votre cœur s'immole. C'est le connaître mal , et déjà trop long-temps Vous avez déguisé vos tendres sentimens. Assez d'ennuis secrets suivent le mariage ; Du moins qu'unpeu d'amour parfois nous dédommage. Et tremblez d'y porter un cœur indifférent , Lorsqu'on a tant de peine à vivre en s'adorant! M»« DE SAINT - PHAR.
Ah ! tu dis vrai !
L'on vient. Songez que le temps presse.