‹ Le tardifChapitre 35 sur 37 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

M. Ml l.\ AL.

J'ignore en quels lieux il peut être.

11 esl parti soudain, en nous voyant paraître.

ROSINE

Vous verrez qu'il est homme à ne plus revenir.

M. MELVAL

\\ a perdu l'esprit. Mais il peut devenir Tout ce qu'il lui plaira : ee n'est plus mon affaire.

FLORVELLE, à M. Mclval.

Tout trahit un secret qu'en vain je voudrais taire, Monsieur. Souffrez qu'enfin je vous ouvre mon cœur. J 'aime , et d'un mot de vous dépend tout mon bonheur.

ROSINE , à M. Melval.

Je gage que ceci regarde ma maîtresse.

M™ DE SAINT -PHAR

Mon oncle...

M. MELVAL

Eh bien ?

ROSINE , bas à Mme de Saint-Phar.

Allons , un peu de hardiesse.

M™ DE SAINT-PHAR

Monsieur Valmont mérite un cœur qui soit à lui ; Et le mien , je le sens , n'est plus libre aujourd'hui.

FLORVELLE, à Mme de Saint - Phar.

Ah ! de grâce , achevez , que faut-il que j'espère ?

(A M. Melval.)

lîefuseriez-vous ?. . .

M. MELVAL

Moi ! refuser ! au contraire, Avec monsieur Valmont je m'étais fourvoyé : J'en enrageai cent fois : me voilà délié.

11 peut courir les champs , si cela sait lui plaire . (A Florvcllc. )

Je ne m'en mêle plus. C'est vous que l'on préfère,

Florvelle; aimez-la bien. Soyez tous cleux heureux.

M»« DE SAINT- PHAR

Ah ! mon oncle !

Bt MELVAL.

C'est là le plus cher de mes vœux.

Pourvolrc hymen, j'entends qu'aujourd'hui tout s'apprête.

Voici monsieur Val mont : il sera de la l'ête.

M. MELVAL

11 vient fort à propos vraiment.

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