SCÈNE VIII
CLÉAXTE, honteux pour Orgon de sa violence»
Ah ! mon frère, arrêtez, Et ne descendez point à des indignités. A son mauvais destin laisse^ un misérable, Et ne vous joigne^ point au remords qui l'accable.
Souhaite^ bien plutôt — que son cœur — en ce jour Au sein de la vertu fasse un heureux retour; Qu'il corrige sa vie en détestant son vice, Et puisse du grand prince adoucir la justice; Tandis qu'à sa bonté vous irez, à genoux, Rendre ce que demande un traitement si doux.
ORGON, heureux, l'âmé délivrée.
Oui, c'est bien dit. Allons à ses pieds avec joie Nous louer des bontés que son cœur nous déploie : Puis, — acquittés un peu de ce premier devoir, Aux justes soins d'un autre il nous faudra pourvoir, Et — par un doux hymen, — couronner en Valère La flamme d'un amant généreux — et sincère.