ACTE II, SCÈNE XII
FLORVILLE
Peut-être ai-je besoin que Tamitié m'en donne ; Mais ils sont maintenant déplacés.
VALSAIN.
Je m'étonne Du ton que vous prenez...
FLORVILLE
Je vous promets, d'honneur....
VALSAIN.
Il faut que je vous parle iri du fond du cœnr ; Florville , j'ai pour vous l'amitié la plus pure. Eli ! qui peut-être sourd au cri de la nature ! Mais, quand le temps viendra de me payer.... alors, Vous voudrez des délais ^ je ferai mes efforts Pour vous en accorder , et je prévois qu'ensuite II faudra nous brouiller.
FLORVILLE
Brouillons-iious tout de suite , ]N'est-il pas vrai.'' l'argent du moins vous restera.
VALSAIN.
Mais non , Florville , non, je ne dis [)as cela. Vous ne voulez pas voir l'usage charitable Que je fais de mon bien. Il est inconcevable....
Il est vrai. Je ne suis qu'un frère. Adieu , Valsain. Quoique ce procédé ne soit pas trop humain , Si jamais la fortune à mes veux méprisable, Sur moi daigne jeter un regard favorable, Dùl-eile vous traiter un jour en ennemi , Vous n'aurez rien perdu : Florville est votre ami.
(Gaietneut, en s'en allant. )
Encor, s'il me restai^ quelques effets à vendre ! Allons, mes créanciers, il faudra bien attendre.