SCÈNE XL
M'"\ GERCOUR, cachée derrjère le paravent; FLOR- VILLE , VALSAIN , GERCOUR.
V ALSAIN, entre précipitamment, et veut ajvcter FlorvUle.
Florville , voulez-vous ?...
Le Tartuffe de Mœurs. 1 1
gj LE TARTUFFE DE MOEURS,
F L O R V I L L E , échappant à Gercour et à Valsain.
\ alsain , je la verrai.
(FloRVILLE court au paravenl. VaisAIN rarrêle par le bras gauche , tandis que du hras droit Florville ouvre et referme le paravent. Gercoit, , de l'autre côte du théâtre, rit du trouble des deux, jeunes gens, et continue pendant toute la scèue.)
(A part.) (Haut )
Ciel ! que vois-je ? Sauvons les coupables. Mon frère...
VALSAIN, à part.
Je suis perdu !
FLORVILLE
Valsain, je ne soupçonnais guère Oue ce fût là l'objet qui vous tînt sous sa loi. Je dois vous en vouloir. Quoi ! vous me trompiez, moi!
VALSA IN, à Gercour, très-vivement.
Monsieur , ne croyez pas que mon cœur soit coupable.
FLORVILLE, à part.
(Haut.)
11 va se découvrir. Vous êtes fort aimable , Mou frère , en vérité. Vous perdez la raison ; Mais c'est moi qui me plains de votre trahison , Lorsque vous m'enlevez en secret ma maîtresse.
GERCOUR.
Votre maîtresse ?
FLORVILLE
Ob ! c'est une ancienne faiblesse^, Un vieux péché.
GERCOUR.
Tant mieux.
FLORVILLE
Ne savez-vous pas bien Que Julie a mon cœur en échange du sien.
GERCOUR.
Nous verrons.
FLORVILLE
D'aujourd'hui ma réforme est entière.
GERCOUR, à Valsain.
C'était j à vous en croire , une jeune ouvrière, Valsa ;n ?
FLORVILLE, l'interrompant .
C'est cela même ; eh ! oui, c'est un enfant.
GERCOUR, liant.
La rencontre est unique.