VAL SAIN
Les plus vifs... Un avare, Convenez-en pourtant, n'est bon qu'après sa mort. L'héritier bienfaisant court au cher collie-fort Avec empressement, l'ouvre , et sur l'indigence Fait par mille canaux refluer l'abondance. Une fois possesseur du fortuné trésor.
Croyez...
SUDMER; à part- (Haut.)
Le scélérat! Monsieur...
VALSAIN.
Dites donc mon cousin.
Eh bien , encor ?
SUDMER.
Ah!
VALSAIN.
Vous pouvez me croire , De vous nommer ainsi je me fais une gloire. L homme qui voit le pauvre accablé de malheurs , Et ne peut lui donner que d'inutiles pleurs, Est , surtout quand ils sont unis par la nature , Des deux le plus à plaindre. En honneur, je vous jUPe, Vou.s m'avez atiecté jusques au fond du coeur : Peut-être plus que vous je sens votre malheur.
(Le reconduisant. )
Adieu , cher Lisimon; comptez sur mes services ; Je suis entièrement à vous.
SUDMER, à part.
Que d'artifices!
(Haut.)
Quel que soit le malheur de ma position, Je suis reconnaissant de votre intention.
VALSAIN.
J'espère bien dans peu faire votre fortune.
(SCDMEB tesfc