SCENE XL
VALSAIN , FLORVILLE , SUDMER.
FLORVJLLE.
Eh ! qui peut donc causer tant de débats ?
(ASudnier.) (AValsain.)
Pourquoi se quereller ? Ouoi î c'est vous ! Ah ! mon frère , Ne le rudoyez pas; je laime et le révère. Si vous avez besoin d'emprunter de l'argent, Vous paîrez l'intérêt...
SUD.MER
Plus de mille pour cent.
FLORVILLE à Valsain.
Vous voyez : ce n'est pas ainsi qu'il faut s'y prendre.
VALSAIN.
J attends ici mon oncle.
Oui, l'on vient de m'a pprendre Qu'il était arrivé. J'accours eu ce moment...
VALSÂIN.
Et monsieur Lisimon s'obstine insolemment...
FLORVILLE
Qui?
VALSAIN, montrant S udmer.
Monsieur que voilà.
FLORVILLE
Je ne puis vous comprendr».
VALSAI.
Cet homme est Lisimon.
FLORVILLE
Cet homme est Alexandre.
VALSAIN.
Cet homme , je vous dis , s'appelle Lisimon.
FLORVILLE
Je vous dis qu'il s'appelle Alexaudxe.
VALSAIN.
Non , non.
C'est un de nos cousins , un parent de ma mère.
C'est un Juif.
VALSAIN.
(A Sudmer.)
Ah ! je vois ce que c'est. Téméraire ! Vous veniez m'abuser ici sous un faux nom, Et mettre mon bon cœur à contribution.
Sortez, éloignez- vous, faussaire abominable.
FLORVILLE, à Sudmer.
Alexandre , mon cher , allons , soyez traitable. Je conviens qu'avec moi vous avez bien agi ; Mais sans délai , pourtant , il faut sortir d'ici.
VALSAIN.
Votre douceur , mon frère , à rester l'encourage.
FLORVILLE
Vous nous perdez , vous dis-je , en restant davantage. Mou oncle quelque temps doit encore ignorer...
V A L s .\ I N , en colère.
Si vous ne voulez pas , mon cher, vous retirer, Redoutez mon courroux : je ne suis plus le maître...