SCÈNE XII
FLORVILLE , GERCOUR , SUDMER , VALSAIN.
GERCOUR.
Restez, mon cher Sudmer.
VALSAIN.
Sudmer !
FLORVILLE
Mon oncle !
VALSAIN.
0 ciel !
Je suis perdu.
FLORVILLE
Le tour est-il assez cruel?
SUDMER, quittant son de'guisement , et se faisant reconnaîtr».
Ail ! çà , messieurs , pardon si je vous importune.
Avant de partager avec vous ma fortune ,
Sous des noms supposés vous restant inconnu ,
J'ai voulu vous connaître , et j'y suis parvenu.
Grâce au ciel, mes bienfaits, dont je fus trop prodigue,
N'alimenteront plus le mensonge , l'intrigue.
L'avarice, l'usure, et l'adultère affreux.
( A Valsain. )
Vous m'avez entendu ?
Mon oncle !
SUDMER.
Malheureux !
Oseras-tu nier?...
VALSAIN.
Toute action infâme !...
Qui , moi ! de mon ami , moi, corrompre la femme ! Je serais à ce point un détestable ingrat, Un sacrilège , un traître, un monstre, un scélérat î
SUDMER.
Tu t'accuses loi-même en voulant te défendre.
FLORVILLE, à part.
Je n'ai pourtant rien dit. Je ne peux pas comprendre...
GERCOUR.
(Allant ouvrir la porte du fond. )
Finissons ces débats. Mesdames , paraissez.