‹ Le tartuffe des mursChapitre 9 sur 86 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARTON, VALSAIN.

VALSAIN, avec se've'rilc.

Toujours jeune^ étourdi... Mais vous > vous sa complice , Marton.

i4 LE TARTUFFE DE MOEURS,

MARTON

(à part.)

Voyez l'horreur ! Il me met au supplice.

(haut.) "^ ^

Vous sortez bien matin ?

Mon respectable ami, Le bon Gercour est-il en ce moment chez lui ?

M A R TON

Non. Madame est chez elle ; elle sera charmée... Sans doute de vous voir.

YALSAIN.

Moi, qu'à sa renommée J'ose attepter ainsi ?

MARTON

Q uoi ?

YALSAI^^

Que, Gercour absent.

me permette

MA R TON

Eh bien ?

VALSAIN.

Le monde est trop méchant.

MARTON

Votre délicatesse , à vrai dire, est extrême ; C'est manquer à la fois, à madame , à vous-même \ Et j'ose dire encor , à Gercour , à ce bon , Ce respectable ami.

YALS AIN, prenant le ton le plus doux.

J'aimerais mieux, Mavton, Me priver de la voir pendant toute ma vie , Quoiqu'elle soit aimable et surtout fort jolie. Que de porter ombrage, ou de causer enfin A mon meilleur ami le plus léi^er chagrin. Tu sais, ainsi que moi , qu'à la mort de mon père, 11 daigna m'en servir aussi-bien qu'à mon frère-. Qu'il prit de tous nos biens l'administration , Et voulut diriger notre éducation, il faudrait que je fusse un monstre bien infâme , Pour oser faire naitre un soupçon sur sa femme.

MARTON

Vous mettez à cela tant d'affectation , Que ion croirait...

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