VALS AIN
O temps ! ô mœurs !
MARTON
Cela ne vous regarde point.
FLORVILLE
Elle a raison , mon frère , entre nous.
VALSAIN.
A ce point Se manquer à soi-même! ô jeune homme ! jeune liomme I
MARTON
^ (A part.)
|k Etes-vous donc si vieux ? Sa sagesse m'assomme.
FLORVILLE
Ah ! çà vous plaisantez , mon frère, assurément. Quoi ! ne peut-on donner un baiser seulement?
VALSAIN.
Les moeurs...
Ah ! ah ! les moeurs. Au siècle du génie A succédé celui de la philosophie , Qui , comme chacun sait, nous a rendus meilleurs : Nous voilà maintenant dans le siècle des mœurs. Il y parait , ma foi.
VALSAIN.
C'est ce qui me désole.
FLORVILLE
On en parle toujours , c'est ce qui me console,
VALSAIN.
A tout âge , l'on peut et l'on doit bien penser...
FLORVILLE, s'en allant en sautant.
A tout âge , l'on peut et l'on doit s'amuser.