VALÈRE, MASCARILLE
MASOARILLK.
Mais qu'aTancerez-voms?
VALÈRE
Non, mon cher Mascarille, Je n'y pnis consentir. Ta peine est inutile ; Je vois que leur amour, au point où les yoilà... N'est pas assurément pour en demeurer là. Éraste va bientôt voir couronner sa flamme, Et Lucile consent à devenir sa femme.
Éloignons un hymen qui ferait mon malheur, Tendons-leur quelque piège, et troublons leur bonheur. Je veux que mon rival...
MASCARILLE
Et que voulez-vous faire?
VALÈRE
L'action d'un jaloux qui veut se satisfaire
MASCARILLE
Vous voyez que Lucile, entière en ses refus...
VALÈRE
Ne me fais point ici des contes superflus. Quand Lucile pour moi deviendrait plus cruelle, Je sens de leur bonheur une peine mortelle, Et je veux le troubler ou terminer mon sort. C'est un point résolu.
MASCARILLE
J'approuve ce transport; Mais le mal est, monsieur, qu'Éraste est intraitable; Sur le premier soupçon il va faire le diable :. Si je vais me mêler dans tout cet embarras, Je me verrai, pour vous, rompre jambes et bras; A table comptez-moi si vous voulez pour quatre, Mais comptez-moi pour rien quand il s'agit de battre. Quand je viens à songer, moi qui me suis si cher. Qu'il ne faut que deux doigts d'un misérable fer Dans le corps pour vous mettre un humain dans la bière, Je suis scandalisé d'une étrange manière.
VALÈRE
Ah ! le poltron !
MASCARILLE
Monsieur, dans un semblable cas, Est brave qui le peut, moi, je crains le fracas. Laissez là le projet que vous voulez poursuivre; Je ne puis m'en mêler. Il est si doux de vivre : On ne meurt qu'une fois, et c'est pour si longtemps.
VALÈRE, avec fureur.
Je m'en vais t'assommer de coups, si je t'entends.