‹ Le Tartuffe. Le dépit amoureuxChapitre 82 sur 93 · LUCILE, MARINETTE · texte numérisé non relu

LUCILE, MARINETTE

LUCILE

Quoil me traiter ainsi! Qui l'eût pu jamais croire' Lorsqu'à le rendre heureux je mets toute ma gloire C'en est fait, aujourd'hui je prétends me venger, Et si cette action a de quoi m'affliger. C'est toute la douceur que mon cœur se propose ; Le dépit fait en moi celte métamorphose; Je yeui chérir Valère après tant de fierté, Et mes Toeux maintenant tournent de son côté.

MARINETTE

La résolution, madame, est assez prompte.

LUCILE

Un cœur ne pèse rien alors que l'on l'affronte ; Il court à sa vengeance, et saisit promptement Tout ce qu'il croit servir à son ressentiment. Le traître I faire voir cette insolence extrême 1

MARINETTE

Vous m'en voyez encor toute hors de moi-même, El quoique là-dessus je rumine sans fin, L'aventure me passe, et j'y perds mon latin. Car enfin, aux transports d'une bonne nouvelle, Jamais cœur ne s'ouvrit d'une façon plus belle ;

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