ACTE II, SCÈNE III
* Que tout ne soit pas bien réglé par le compas,
* Nous voyons arriver de cerlains embarras,
* Car la partie brute alors veut prendre empire
* Dessus la sensitive, et l'on voit que l'un tire
* A dia, l'autre à hurhaut; l'un demande du mou,
* L'autre du dur; enfin tout va sans savoir oîi. Pour montrer qu'ici-bas, ainsi qu'on l'interprète, La tête d'une femme est comme une girouette,
Au haut d'une maison, qui tourne au premier vent.
C'est pourquoi le cousin Aristote souvent
La compare à la mer, d'où vient qu'on dit qu'au monde
On ne peut rien trouver d'aussi mouvant que l'onde.
Or, par comparaison, car la comparaison
Nous fait distinctement comprendre une raison,
Et nous aimons bien mieux, nous autres gens d'étude.
Une comparaison qu'une similitude;
Par comparaison donc, mon maître, s'il vous plaît,
Comme on voit que la mer, quand l'orege s'accroîi,
Vient à se courroucer, le vent souffle et ravage,
Les flots contre les flots font un remû-ménage
Horrible, et le vaisseau, malgré le nautonnier,
Va tantôt à la cave et tantôt au grenier ;
Ainsi, quand une femme a sa tête fantasque,
On voit une tempête en forme de bourrasque,
Qui veut compétiter par de certains... propos;
Et lors un... certain vent, qui par... de certains floU,
De... certaine façon, ainsi qu'un banc de sable...
Quand... les femmes enfin ne valent pas le diabl-i,
ÉRASTIi:.
C'est fort bien raisonner.
GROS-RENÉ
Assez bien, Dieu merd.
Mais je les rois, monsieur, qui passent par ici ; Tenez-Tous ferme, au moins.
ÉRASTE
Ne le mets pas en peiae.
GROS-RENÉ
J'ai bien peur que ses yeui resserrent votre chaîne.