‹ Le Tartuffe. Le dépit amoureuxChapitre 93 sur 93 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

GROS -RENÉ présente une grande paille.

Romps ; voilà le moyen de ne s'en plus dédire ; Romps. Tu ris, bonne bêle 1

MARIN ETTE

Oui, car tu me lais lire.

GROS- RENÉ

:^ La pesle soit ton ris ; voilà tout mon courroui Déjà dulcifîé. Qu'en dis-tu? rompons-nous, Ou ne rompons-nous pas?

MARINETTE

Vois.

GROS-RENÉ-

Vois, toi.

JIAIUNETTE.

Vois toi-même l

GROS-RENÉ

Est-ce que lu consens que jamais je ne t'aime?

MARINETTE

^loi, ce que tu voudras.

GROS-RENÉ

Ce que lu voudras, toi.

Dis...

MARINETTE

Je ne dirai rien.

GROS-RENÉ

Ni moi non plus.

MARINETTE

Ni moi.

GROS-RENÉ

Ma foi, nous ferions iuieux de quitter \a grimace.

160 LE DÉPIT AMOUBEDX, ACTE II, t,«v..JL V Touche, je te pardonne.

MARINETTE

Et moi, je te fais gr/'îe.

GROS-RENÉ

Mon Dieu, qu'à les appas je suis acoquiné I

MARINETTE

Que Marinette est sotte après son Gros-René. GROS-RENÉ, se mettant à genoux et contrefmant son maître.

Consentez-y, madame; une flamme si belle Doit, pour votre intérêt, demeurer immortelle, Je le demande, enfin ; me l'accorderez-vous Ce pardon obligeant?

MARINETTE

Ramenez-moi chez nous.

GROS-RENÉ

Allons chez le notaire, et qu'un bon mariage, S'il en est, soit le fruit de ce rapatriage.

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