‹ Le TartuffeChapitre 39 sur 106 · FOLLEVILLE · texte numérisé non relu

FOLLEVILLE

Ma foi , c'est de te laisser mourir :

Toi défunt , il n'est plus nécessaire de feindre ; Tu n'auras de ton oncle aucun reproche à craindre , Ni moi non plus ; cela nous met tous en repos. Tiens , tu ne peux jamais mourir plus à propos.

Mais que veux-tu? si j'ai de la timidité...

DORINE

Mais l'amour dans un cœur veut de la fermeté.

MARIANE

Mais n'en gardé-je point pour les feux de Valère? Et n'est-ce pas à lui de m'obtenir d'un père?

DORINE

Mais quoi! si votre père est un bourru fieffé, Qui s'est de son Tartuffe entièrement coiffé, Et manque à l'union qu'il avoit arrêtée, La faute à votre amant doit-elle être imputée?

MARIANE

Mais, par un haut refus et d'éclatans mépris, Ferai-je, dans mon choix, voir un cœur trop épris? Sortirai-je pour lui, quelque éclat dont il brille. De la pudeur du sexe et du devoir de fille?

Et veux-tu que mes feux par le monde étalés...?

DORINE

Non, non, je ne veux rien. Je vois que vous voulez Etre à monsieur Tartuffe; et j'aurois, quand j'y pense, Tort de vous détourner d'une telle alliance.

Quelle raison aurois-je à combattre vos vœux? Le parti de soi-même est fort avantageux.

Monsieur Tartuffe! oh! oh! n'est-ce rien qu'on propose? Certes, monsieur Tartuffe, à bien prendre la chose. N'est pas un homme, non, qui se mouche du pied;*

I. Ne pas se moucher du pied. Un homme qui ne pourrait se moucher que du pied n'aurait pas le nez propre , et pai* cela même , son odorat ne serait pas

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