DORURE
Avec un si bon dos, ma foi, monsieur Loyal, Quelques coups de bâton ne Vous siéroient pas mal.
MONSIEUR LOYAL
On pourroit bien punir ces paroles infâmes, Mamie; et Ton décrète aussi contre les femmes.
CLÈAJfTE , à monsieur Loyal.
Finissons tout cela, monsieur; c'en est assez. Donnez tôt ce papier, de grâce, et nous laissez.
MONSIEUR LOYAL
Jusqu'au revpir. Le ciel vous tienne tous en joie!
ORGON
Puisse-t-il te confondre, et celui qui t'envoie! '
X. Je ne dissimulerai point que le rôle bas de M. Loyal , huissier à yerge , ne dégrade tant soit peu le ton élevé de ce cbef-d'œuTre; un rôle , très-bon dans une comédie facétieuse, dépare une si haute comédie. Ce reproche, qui me parait fondé, s'atténuera peut-être en appréciant la leçon utile qu'on retrouve en cet endroit, où le bon esprit de Fauteur semble encore lutter, par un dernier effort, contre la tristesse de sa matière. (M. L^mbrcisr. )
^ Cette scène , que Molière a crue nécessaire pour ramener la gaieté dans un acte où le cœur des spectateurs est si serré, tout en remplissant le but que son