SCENE Vit OUC.O.N, TARTUFFE
OnGON
Offenser de !a sorfo une sainte personnel
0 ciel, pardoime-lul la douleur qu'il mn donne'!
(A Orjon ) t'v vous pouviez savoir avec quel déi)laisir .le vois qu'envers mon frère on tùchc à me noircir...
OnGON
Ilélas!
Le seul penser de celle ingraliliule Fait souilrir à mon i\me un supplice si rude... L'horreur que j'en conçois... J'ai le cœur si serré, Que je ne puis parler, et crois que. j'en mourrai.
OUGON, courant tout en larmes à la porte par oh il a chassé son fils.
Coquin! je me rcpens que ma main t';!it fait grâce El, ne l'ait pas d'abord assommé sur la place.
r.l Tartuife.) Ujmctlez-Yous, mon frère, et ne vous fâchez pasl
Rompons, rompons le cours tie ces fâcheux débats.
Je regarde céans quel grand trouble j'apporte,
Et crois qu'il est besoin, mon frère, que j'en sorte.
I. Parmi les vers qui furent rcmani(js ou supprimes par Molière, celui-ci était ainsi conçu :
0 ciel, pardonnez -lui comme je lui pardonne!
Lo dernier h-'raisticho parut trop caracttirisor la bigolerio, cl Molière fut dans l'obligalion de le remanier ainsi :
0 ciel, pardonne; -lui la douleur qu'il me donne.'
OnCON
Comnicnl? vous moquez-vous?
On m'y hait, et je voi Qu'on cherche à vous donner des soupçons de ma fol.
OnGON
Qu'importe? Voyez-vous cjuc mon cœur les écoule?
TAUTUFFE
On ne manquera pas de poursuivre, sans doute; Et ces mêmes rapports qu'ici vous rejetez Peut-être une autre fois seront-ils écoutés.
or.GON Non, mon frère, jamais.
Ah 1 mon frère, une femme Aisément d'un mari peut bien surprendre l'àiiic.
OUGON
Non, non.
Laissez-moi vite, en m'éloignant d'ici.
Leur ôter tout sujet de m'attaquer ainsi.
ORGON
Non, vous demeurerez; il y va de ma vie.
Eh bien ! il faudra donc que je me mortif}?. Pourtant, si vous vouliez...
ORGo:; Ahl