ACTE IV, SCÈNE IV
ELMIIiE
Vous bien cnchcr est un point nécessaire.
OnGON
Pourquoi sou-» cette tnble?
ELMIRi:
Ah! mou Dieu! laissez faire, J'ai mon dessein en tête, et vous en Jugerez. Mettez-vous là. vous cUs-je; et, quar.d vous y serez, Gardez qu'on no vous voie et qu'on ne vous entende.
Je confe?.=c qu'ici ma complaisance est grande : Mais de votre entreprise il vous faut voir sortir.
ELMinn
Vous n'aurez, que je crois, rien à me repartir.
(Orgon s'est glissé sous la table. Tout en lai causant, Elmirc arrancc le tapis pour le dissimuler.)
Au moins, je vais toucher une étrange matière,
Ne vous scandalisez en aucune manière,
Quoi que je puisse dire, il doit m'ètre permis;
Et c'est pour vous convaincre, ainsi quy j'ai promis.
Je vais [)ar des douceurs, puisque j'y suis réduito,
Faire poser le niasque h cette Ame hypocrite,
Flatter de son amour les désirs elfrontcs,
VA donner im champ libre à ses témérités.
Comme c'est pour vous seul, cl pour mieux le confondre.
Que mon âme à ses vœux va feindre de répondre,
J'aurai lieu de cesser dès que vous vous rendrez.
Et les choses n'iront que jusqu'où vous voudrez.
C'est h vous d'arrCior son ardeur insensée,
Quand vous croirez l'affaire assez avant poussée,
D'épargner votre femme, et de ne m'exposer
Qu'à ce qu'il vous faudra pour vous désabn-.>r.
Ce sont vos intérêts, vous en serez le maître;
Et... L'on vient. Tenez-vous, et gardez de paraître.
GS I.TÎ TVmi'FFE