‹ Le Tcheou-liChapitre 110 sur 335 · LIVRE XXX · texte numérisé non relu

LIVRE XXX

les quatre saisons , H modifie la nature dufea qui s'allume dans ie royaume, afin de soulager les maladies de la saison ^ is Dans le dernier mois du printemps, il porte le feu au dehors. Le peuple entier l'imite. Dans le dernier mois de Tautomne, il porte le feu au dedans. Le peuple fait encore comme lui.

Aux diverses saisons , il publie le règlement du feu. 19 Lorsqu'il y a un sacrifice , alors il sacrifie à l'allumeur du feu^ (à celui qui , le premier, a allumé le feu).

Si les habitants de la capitale perdent le feii, si les ha-

aérai des officiel:» dépendant da premier ministère. Des marchandeurs sont chargés des achats pour le service de cet officier.

' Comm. A. On prend le feu dé Forme et du saule. En été , on prend le fen du jujubier et. de rabricotier. A la fin de Tété, on prend ie feu du mûrier et de Farhre Tcho. En automne, on prend ie feu de i*arl>re Tio, de Farhre flexible Yeou. En hiver, on prend lé feu de Farhre Ho^ (Bignania tomentosa) , et de Farhre de charronnage (Tcken),

Gonmi. D. Le4eu est utile pour la cuisson des aliments, mais si Fon ne règle pas son emploi convenablement à l'ordre des saisons, alors il nysL pas égalité entre les influences. En changeant les matières employées pour (aire du feu , aiors les bonnes et mauvaises influences s'accordent ensemble et Fon peut soulager les mdadies.

Le comm. B rapporte ce passage à l'emploi du feu pour la cuisson ues poteries. Mais l'éditeur observe , avec raison , que ce travail s'exécute indifiSremment dans les quatre saisons. A la fin du [Printemps, on commence à sentir la chaleur. Alors on sort le feu au dehors. A la fin de .rautomne,«n commence à trembler de froid. Alors on rentre le feu et Fon s'en sert

* Comm. B. Il rend hommage au mérite de celui qui a fait briller le feu. La cérémonie se fait comme celle qui est adressée à la première cuisinière.— Comm. C. Il sacrifie à Fhomme qui, le premier, a fait paraître le feu.

ii3.

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bitants des campagnes brAleot les plantes , il y a des peines

et des châtiments ^

PHiPOsi AOX POATfnCATieilS {TCUAI9G*K0U).

Il est chargé de préparer les défenses ou fortifications , teUes que murs intérieurs et extérieurs , fossés intérieurs et extérieurs, canaux et plantations des canaux^.

n répartit , par poste , les guerriers d*élite et les cadets ', ainsi que les masses d'hommes qu'ils commandent.

Dans chaque poste, il place les vmes de défense; il divise le matériel de service; il ^alise les rations de vivres, il règle le service des hommes du peuple, il emploie leurs instruments *.

* Gomm. G. SoQs les Han , les individus des villes qui perdaient le feu, étaient punis de la bastonnade. — A la deuxième lune du printemps, le commandant des cbevàui fait la grande chasse, en employant le feu. Après cette époque, il y a peine contre ceux qui répandent le feu inconsidérément, qui brûlent les herbes.

* Gomm. G et Lieou-y. La terre du fossé intérieur sert à faire le mur intérieur. De même, on coupe la terre du fossé extérieur pour faire le mur extérieur. Les fossés étant profonds au dehors, les murs sont solides au dedans. Plus les premiers sont profonds, plus les seconds sont élevés. Les canaux ont aussi lanr côté extérieur par lequel on décharge Tean. D'après cela , on plante d'arbres leur bord ^levé.

Suivant le comm. B, on plante des arbres épineux qui peuvent servir de défenses.

' Sf^-cfcoa-tMB. Comme à Tartide du préfet du pdais, livre rr, le comm. G rappelle ici Texplication donnée par le comm. B à cet article. Suivant ce comm. B, les -*f^ Sié, sont les fils atnés des ministres , préfets et gradués, -|^ , désignés par le même caractère. Les

CkoÊ^im sont leurs frères cadets ou illégitimes. Ensemble ils forment la garde du palais. — Le comm. JVanj ngmhcki dit que les &^sont les (oerrien d'élite (&^), qui. gardent les postes du palais. Ici ils com-

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22 Tous ceux qui gardent un poste ^, reçoivent ses ins*

tractions pour transmettre l'ordonnance de b garde. S*il

y a des cuirasses à changer, ou d*antres objets du matériel

de service, lui seulement peut les faire passer. Avec les

officiers de TÉtat^ il se met à la tête du convoi, afin de

suppléer aux insuffisances ^.

25 Pendant le jour, ils (les chefs de garde) visitent trois

fois les postes ''. Pendant la nuit, ils font encore de même.

Pendant la nuit, il y a les trois ceups de tambour pour

appeler les sentinelles, et les avertir d*être à leur devoir '.

Si Ton construit une ville, une cité de second ordre,

il établit ses fortifications, ainsi que leur règlement de

garde.

mâiideiit avec les cadets, Chou-tseu» les hommes qui gardent la fron- •ifcçe.

^ Seloo le conim< B < ceci désigné les îiistraments pour iiattre la terre des murs. Selon le comm. TcUnj-nifi» les hommes do peuple, sont les homircs des districts voisins de la frontière, et TialJre désigne les bois et matières employés pour bâtir.

^ Comm. B. Ce sont les guerrier» dVlite et gardes impériaux , ainsi que les oflBciers préposés aux points et passages difficiles. Ils reçoivent Tordre do Tchang-kou.

* Comm. B. Les échanges d'armes et du matériel de service, se font entre les postes. Chaque officier subvient aux besoins de son collègue.

Editeurs. Le préposé aux fcrtifîcations, exécute ainsi ce qui est dit à Tarticle de Fégaliseor, Kiiutjin. f I établit rechange de service entre les diflférents postes. Il est en relation avec le commandant des forces militaires. 11 a soin que les officiers de Vintérieur, prennent des passes pour se rendre siir les frontières.

^ Comm C. Le préposé aux fortifications établit ie règlement des postes, et le donne à ceux qui gardent le pays. Il ne fait pas lui-même la visite des postes.

* Comm. Wa^fyn^'tien. A chaque veille de nuit, il y a trois coups

Sur les limites de toutes les villes et de la capitale ^ il y a des fortifications consistant en fossés et plantations. 11 y en a également dans la banlieue. Tous les hommes du peuple sont obligés à les ^jarder^.

24 S*il y a des montagnes, des cours d*eau , il en profité^.

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