‹ Le Tcheou-liChapitre 329 sur 335 · AVEC L'EXPLICATION DE LA PLANCHE C1<ANNEXÉE · texte numérisé non relu

AVEC L'EXPLICATION DE LA PLANCHE C1<ANNEXÉE

Ce dernier article du Khao^kong-ki , est rempli de détails nfécaniques, et de termes d'art anciennement usités, qui en rendent la complète intelligence exlrêmement difficile, on peut dire tout à fait impossible, même aux lettrés chinois les plus érudits. Ceux qui furent chargés de le réviser, et de le commenter au XVIII* siècle, sous Tempereur Khien-long, confessent y avoir rencontré des passages dont ils n*ont pu bien saisir le sens. Le même aveu se trouve déjà exprimé dans des commentaires plus anciens, par exemple, dans celui de lAn'hi-y, partie H, fol. 85*. Cet auteur, qui vivait dans le xiu' siècle de

La connaissance, «t rinterprétation de vt document, m*ont été donnés par M. Stanislas Jalien.

noire ère, déclare que i les gloses anciennes relatives à œ der- «nier article du Khao-kùng-ki , renferment une multitude de • passages, devenus presque inintelligibles. » Et ils n*étaient pas seulement tels pour des lettrés « que Ion pourrait supposer avoir été trop étrangers à la pratique des arts. « Ayant rencontré , « dit-il « un habile ouvrier en arcs, je Tai interrogé sur riqter- « prétation donnée aux différents points du texte; et il u*a pas f osé assurer que la ^ose fût digne de foi. » Cette oblitération du sens de Tancien texte n a rien qui doive surprendre • étant relatif à un sujet d*art, dont le langage, et les prescriptions pratiques, ont du nécessairement changer, avec les modifications survenues, après un laps de temps si considérable, dans les procédés de fabrication usuels.

Obligé de suppléer ici , aux études de détail que le traducteur aurait dû (aire, pour combattre Tobscurité de ce dernier article, s*il lui avait été donné d'en revoir définitivement Tint^rprétation, nous nous sommes entouré de tous les secours qui pouvaient nous aider à intercaler, dans les passages traduib . un choix d'expressions techniques, et de courtes phrases complémentaires, qui leur donnassent toujours un sens, nous n'oserions pas dire c^*tain, mais du moins précis « et qui fut le plus mécaniquement vraisemblable, qu'il nous parut possible d'y découvrir.

Pour cela, nous avons consulté, en premier lieu . les figures des anciens arcs chinois qui se trouvent dans les commentaires du Tcheou-li, annexés aux éditions impériales. Notre plandie en reproduit deux qui nous ont paru les plus essentielles. On les y voit désignées sous les n** i et a. Ces figures ne doirent être employées, qu avec le correctif d'une critique prudente. Leui^premier défaut, c'est d'être postérieures au texte, de beaucoup de siècles. Elles expriment donc les opinions, les conjecturés, des antiquaires chinois, plutôt que des ol:îets réels. Néanmoins, comme l'on s'est toujours servi d'arcs» en Chine

on doit les tenir pour vraies, dans leur ensemble. Un autre défaut, bien regrettable, c*est qu elles manquent de prédsion dans les détails. Par exemple, elles ne représentent que lare déjà bandé, et prêt pour le tir; ce qui ne décounv nullement les conditions mécaniques de son ressort et de sa force. Elles n'indiquent aussi que très-inoomplétemcnt les particularités de sa construction intérieure, qui sont minutieusement spécifiées dans le texte qu elles étaient destinées à éclaircir ; desorlequ*elles sont tout à fait insutBsantes , pour faire comprendre la délicatesse des précautions pratiques qu'on y recommande, et dee effets physiques qu*on y décrit. Toutefois, Tune d'ddes,qui nous a été signalée par M. Stan. Julien, est précieuse, parce qu elle porte des légendes qu*il a bien voulu nous interpréter, et qui, par leur application graphique, montrent, sans incertitude, les dénominations spécialement attachées aux principales parties de Tare. Ceci, transporté dans les passages du texte, où les mêmes dénominations sont employées, fait voir précisément de quoi ils parlent; ce qui rend plus aisé, ou moins difficile, d*en pénétrer le sens, en circonscrivant le champ de Tinterprélation.

Nous avons tâché de compléter les indications trop vagues des figures chinoises, en étudiant les arcs chinois et tartares, qui se trouvent au musée d'artillerie et au musée des antiques. On nous a permis d*en examiner à loisir tous les détails. Nous avons pu ainsi constater par nous-mème.les configurationnopposéesqu'ils prennent , selon qu'ils sont bandés , ou débandés. Les figures 3 et 4 de notre planche représentent ces djgmx configurations pour un arc chinois; les figures 5 et 6 pour un arc tartare. Quoique ces échantillons soient modernes, Tinversion de courbure qui s y opère dans ces deux états , existait aussi nécessairement dans leaarcs anciens, d'après la confection même que notre texte leur assigne; et plusieurs des passages qu'il renferme seraient inintell^iibles, sans la connaissance de ce fait. Il est rendu

manifeste sur nos arcs des musées, par une épreuve bien simple. Si TiMi joinlleuri deux exlrémîlés par une corde, dans Fétaf où les montrent les figures 4 et 6, ils n ont aucune foixre; au lieu qu ils en prennent une très-considérable, étant intenrcrtis comme les montrent les figures 3 et 5. Us se trouvent aussi alors conformes aux figures des commentaires. Cette inversion de courbure est tellement essentielle à Tactton des arcs, que ceux qui servent encore aujourd'hui, dans certaines parties de rinde, s'emploient ainsi ; et le général Ventura n*a pas médiocrement étonné nos antiquaires, en leur faisant voir la manœuvre de corps , ainsi que le puissant effort de bras , au moyen desquels on les retourne. Très-probablement la même manœuvre s'appliquait aux arcs grecs, du temps d'Homère. Sans cela, comment comprendre l'impuissance des amants de Pénélope à tendre l'arc d'Ulysse, que ce héros, par une habile combinaison de force et d'adresse, bande, a leur grande surprise, en un tour de main * ?

Mais l'étude matérielle des objets décrits, ne suffisait pas, pour achever de rendre, même approximativement fidèle, l'interprétation d*un texte si obscur, malgré les laborieux efforts que le traducteur avait faits, pour la préparer. Le sentiment juste des effets mécaniques, pouvait sans doute faire introduire utilement, dans la rédaction, des énoncés, qui auraient été physiquement conformes à Tesprit du texte ; ib ne l'auraient pas été a ses expressions.

On ne pouvait satisfaire à ces deux exigences, qu en appliquant Tintelligence profonde de la langue, a la repitxluction exacte des faits que le texte avait du exprimer. Dans Tavertis-

' Le fait de rinvenîon, est établi, pour les arcs târtares, par le texte soivaot, que M. Stanislas Julien m*a cooimuiiiqué : «Quand on a descendu (défi taché] la corde de lare, le dos de Tare se retourne; et alors c*est nu arc détendu. >• Dictionnaire mandcbou^cliinois , 7*Af iny-wfii-lMiî-efcoif , tiv. fin. fol. i5.

sèment placé à la tèie de l'ouvrage, j ai dit combien la partie de la traduction qui restait à imprimer, et qui itait de beaucoup la plus difficile, doit, à ce double secours, de rectifications essentielles , surtout dans le dédale teclmique du Kkao-kong-ki^ Ici, la même assistance nous a encore été prodiguée, avec une bonté, d*autant plus patiente ou plus active, qu*elle nous devenait plus nécessaire. En soumettant mes craintes et mes incertitudes , au sinologue célèbre, qui seul pouvait les lever, j'ai vu avec une admiration reconnaissante, toute la force de cette étude /oji le génie philologique, allié à'une* immense érudition, et à une critil]ue sûre, fait mouvoir çivcc un travail infatigable, les instruments de linguislique les plus divers, européens, chinois, mandchous, jusqu'à ce qu'il ail trouvé, constaté, lorigine ainsi que la signification précise, d'un terme technique, scNiTent sans analogue ; n ajant de repos qu*il ne Tait découvert. Grâce k tant de soins, le texte de notre artide, ainsi épuré, se trouve amené à présenter presque partout, un sens rationnel, et plus minutieusement conforme aux faits mécaniques, que les commentateurs, purement lettrés, ne sembleraient l'avoir aperçu. Ce qu*on peut y trouver encore d'incertain , parait exprimer des dogmes , plutôt que des règles ; et, td qu'il est, on aura lieu de s'étonner d'y voir tant de notions pratiques précises, si andennement constatées. Au reste, de qudque rcanière qu'on en juge , les explications précédentes feront assez comprendre, que ce qui pourra y rester d'imparfidt, doit uniquement s'attribuer à l'insuffisance du traducteur primitif, ou, à la mienne; sans rejaillir sur la personne qui nous a si obligeamment assistés.

Je dois maintenant revenir avec qudque détail, sur les légendes annexées à la figure a de notre planche. Car leur signification et leur application bien comprises, édaircissent plusieurs passages importants de notre texte, qui expriment des indications d'effets mécaniques tres-minutieuses, ddnt le sens

et la justesse ne saaratcnl s apercevoir, si les parties de Tare où ils se produisent, n'étaient pas aussi prédséroent désignées. Or^ pour concevoir le choix judicieux de ces désignations, et leur appropriation au sujet, il faut avoir une idée générale des pièces, qui composent essentiellement un aro, et de la manière dont elles sont assemblées. Noos pouvons acquérir cette double connaissance en étudiant ceux qui existent au musée d'artillerie, et qui sont figurés dans notre planche. Car bien qu'ils soient modernes, et probablement plus complexes que les anciens arcs du Khao-kong-ki, les principes de leur confection doivent être pareils, étant composés des mêmes matériaux. Si on les étudie avec soin, sans les dégrader, en les sondant seulement à l'intérieur, dans les parties ou leur surface externe a été oblitérée par quelque accident, on voit quMls sont formés par des bandes de nerls, de bois et de corne, superposées en couches plus ou moins nombreuses, et intimement appliquées les unes sur les autres par l'interposition d'une colle très dture, qui les maintient unies invariablement. Le tout est relié exté* rieurement, par une enveloppe d'é6orcc de bouleau dans Tare tartare; et, dans l'arc chinois, par des ligatures transversales de nefs, symétriquement réparties sur les deux bras, comme on l'a indiqué daiis les figures. Celui-ci est, en outre, complète ment verni par dehors. Si on le considère à l'état bande, ainsi quil est représenté figure 3, et que l'on étudie sa con texture « en allant de sa convexité à sa concavité « on y découvre: i* une peau de nerf mince; a** une bande de corne blanche, probablement de boeiif , taillée de droit fil ; y une bande de bois dur, taillée aussi de droit fil, aplatie en fiorme de règle dans toute rétendue moyenne de l'arc, et renflée vers ses extrémités, aux endroits MM, où la courbure change de sens: 4* une bande de corne noire, probablement de buffle, prise de droit fil: 5'' enfin une bande de nerf blanche. Une colle très-dure réunit ces cinq couches-, et le tout est relié, àTextérieur, de distance

en distance, par des ligatures transversales de peau crue, ou de nerfii eitrèmemcnt serrés. L*arc tartare est plus simple. Considéré aussi à Tétat bandé figure 5, les peaux de nerf n* i et n* 5, 7 man<(uent. Elles sont suppléées par l'enreloppe générée dTécorce de bouleau. Les trois couches internes, n** a, 3,4, sont pareilles. Son amplitude mesurée entre les points d*attache il ^ de la corde est i"*,i i ou 5'-py , en prenant o"*,a pour le pied des Tchéou. Cela aurait constitué un arc de première classe , d*après le second paragraphe, du fol. 87, livre XLiv. Dans lare chinoi», figures 3 et 4« l'amplitude correspondante est seulement de o-,70 od i^j-^ en mesures des Tchéou , il aurait donc été considéré comme un très-petit arc , peut-être, un arc domcmeot. Au reste, les courbures do ces arcs modernes, lorsqu*ils sont débandés, peuvent avoir différé beaucoup de celles que prenaient les anciens arcs, dans le mèinc état; et des figfftes de Lin-y-hi, que je ne reproduis point, comme étant trop grossières , porteraient à le croire. Car elles représentent les branches de Tare débandé presque droites, et s*indinant Tune sur l'autre , à peu près comme les branches d*un compas, sous un angle d'autant plus ouvert, que Tare est plus droit, et plus fort. Alors, si on les assemble bout a bout dans cet état, il en faut un plus grand nombre pour former un cercle, que lorsqu'ils sont plus courbes. C*est ce qui est dit à Tarticle du Sse-kong-chi , livre xxxii, fol. 18; et cela est encore répété ici,. dans les mêmes termes, liv. XLiv, fol. 37. En effet, considérez Tare débandé, comme un arc de cerde, ayant pour corde ia distance rcctiligne comprise entre ses boute , dans cet état. La courbure spécifique de Tare sera d'autant moindre, que cette corde sous-tendra au c(!ntre du cercle, un an^e plus petit, ou qui embrassera une plus petite fraction de la circonférence totale. Le texte définit langlc central par cette fraction même, qu'il fait progressivement égale à |, j , | et |, er dlant des arcs les moins courbes, à ceux qui le sont le plus.

Les arc5 modernes que nou» venons de décrire sont vraûemblablement plus compleies que les anciens arcs du Kkwihhmg Ai^mais ils vont nous servir à les comprendre. Déjà on peut voir que la nature des pièces constituantes , et le mode d*asseniblage , sont pareils. En effet, au folio i6, pag. 58i, le texte mentionne comme éléments essentiels , le nerf, le bois, et la corne , coupés de droit fil, et fortement collés ensemble. Le tout est relié transversalement, par du cordonnet de soie, au lieu de neris, ou du revêtement d^écorcc de bouleau. La surface est recouverte d*une couche de vernis, qui empêche Thumidité de pénétrer à Tinter ieur, et de désunir les couches superposées, en attaquant la colle, ou gonflant le bois. Tout cela est parfaitement raisonné. 11 nous reste maintenant à savoir quel était le nombre de ces couches, et comment leur longueur relative était réglée.

Le texte ne spécifie pas explicitement ce «nombre. Mais il mentionne toujours chacune des matières qui les composent, avec des désignations absolues, qui rendent présumable qu'il y avait seulement trois couches, savoir : à (^extérieur de Tare bandé, le nerf; au-dessous , le bois ; enfin , la corne dans la concavité intérieure. Un tel assemblage, bien relié, et verni, suffit pour faire un bon arc ; et il s^accorde entièrement avec la figure 2 tirée du commentaire de Lin-hi-y, sauf que la bande extérieure du nerf, n*y est pas séparément indiquée. Du reste, les détails , et les légendes de cette figure, s*adaptent très-bien au texte, comme on va le voir.

Considérons d'abord la membrure de Tare, composée du nerf, et du bois, indépendamment de la corne. Les deux renflements désignés par Noa dans la légende, peuvent être appelés figurativement les épaules de Tare, ce qui est en effet leur dénomination tartare. Alors, les prolongements ultérieurs seront proprement les bras. Pi, comme ils sont marqués sur la légende ; et les deux bouts Siao, où s*att che la corde, pourraient

s*appder 1$$ mms. Le dessous des épades, yen la corde, est ereosé ou courbé en forme d^aisteOê, pour recevoir Ja corne, Jlbo; laqudle 8*insérant d*une part« dans la garniture de la poignée , Went aboutir en pointe au-dessous du bras , à Tendroit nommé Kiao-kiai, laj(mtar$; et le lien delà plus grande concavité intermédiaire est dit Wei, le creux. Le reste du dessous du bras, au delà du Kiao-kiaî, est droit, et s appelle Kan, Tarhre, peut-être d*après cette particularité de sa configuration. Un tel système étant supposé, on conçoit asses évidemment le jeu de son ensemble, et Tinfluence, favorable ou défavorable, (jue les rapports de force ainsi que de grandeur, établis entre ses parties, doivent avoir sur ses effets. Par exemple : ;ane corne trop courte, cédera trop peu et trop malaisément à la traction; une corne trop longue , rendra les bouts des bras trop rigides. Cest ce que le texte explique au fol. ig ; et il fait ensuite sentir, fol. 3o, Fimportance qu'a, sous ces rapports la position du point de jointure Kiao-kiai; ou, comme il le dit, l'emploi de la force cbange, tant par le cbangement qui s'y opère dans la contexture du système, que par Tinversion de courbure que la membrure y reçoit. En général, en se guidant sur les explications précédentes, et sur les légendes de notre figure 2, l'ensemble de cet artide si difficSe me parait présenter presque partout un sens, sinon absolument certain, du moins mécaniquement juste, et le plus vraisemblable, que l'on put y découvrir.

11 est fort singulier que le texte, ainsi que les commentaires, ne disent rien sur la nature de la corde qui sert à bander l'arc. Peut-être y employait-on des matières trop diverses, pourquoi parût nécessaire de les spécifier. Dans un arc chinois que l'on voit au musée des antiques , et qui est tout pareil à celui du musée d'artillerie, il y a une corde faite de brins de soie écrus, non tordus, et simplement reliés par une ligature de cordonnets de soie, fort lâcbe. Mais cette corde, aussi grosse que le doigt,

semble élre beaucoup trop épaisse pour recevoir les entailles faites k la base des flèches qui accompagnent Tare ; et cela semble fortifier Tidée que celui-ci était une pièce d ornement, plutôt que de senrioe. M. Stan. Julien a trouvé des textes où la soie est mentionnée, comme étant en usage pour faire des cordes d*arcs. Mais il a découvert en outi-e , deux autres désignations bien curieuses. Elles sont consignées dans Tencyclopé' die intitulée Ke-tcKi-king-yoefi, liv. xli , fol. 12. U y est dit :

1* « Le roi KeGa-hien, voulant attaquer le roi de Oa, fit semer « du chanvre pour fabriquer des cordes d*arc. Ce fait est du « VI* siècle avant l'ère clirétienne.

3* « Les hommes du pays de Li, qui habitent au sud de la « mer, se servent de grands arcs de bois dont les cordes sonl l' fiûtes avec desJllamenU de bambou. »

Toute matière capable de résbier suffisanunent à la traction paraît donc avoir été admissible pour fabriquer les cordes d arcs ; et cela peut expliquer, sinon justifier, le silence du Khao-kongcïà, sur ce détail.

En ajoutant ici cette longue note, on s-est surtout proposé de faire voir» qu*aucun soin, aucun travail, si pénible qu'il fût, n'a été omis, pour suppléer autant qu'on Ta pu. à l'impossibilité où le traducteur s'était trouvé , de revoir cette dernière par tie de l'œuvre laborieuse qu'il avait entreprise. S'il n'eût considéré que le vain intérêt de son amour-propre personnel, il n aurait pas tenté de l'aborder, tant elle est remplie de passages presque intraduisibles; et il aurait borné sa lâche, déjà bien suffisante» aux trente -neuf premiers livres, qui ayant spécialement pour objet des règlements d'administration, offrent en général, un sens moins difficile à saisir, et à fixer. Mais on aurait été privé ainsi de connaître une foule de détails d'art, dont les moindres vestiges, sont du plus haut prix à reconnaître, dans la profondeur d'une antiquité, aussi reculée. Il avait un sentiment trop juste, et trop complet, des devoirs d*un savani,

pour que la crainte d une réussite imparfaite le détournât d*un travail qui pouvait être si uUle ; et il n*a rien omis. Il ne me reste maintenant qu*à dire, pour lui :

Si quid novisti rectius istis, Candidus imperti ; si non , his utere oiecum.

tâpoogle

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