Mesure des coefficients de self-inductance
MESURE DES INDUCTANCES À BASSE FRÉQUENCE PAR LE MOYEN pu PONT. — (Celte méthode, très simple, fournit cependant des mesures d’impédance avec une précision suffisante.
Fig. 12.
Dans le premier bras, on insère l’instrument en étude; dans le deuxième, une résistance variable sans self o et une inductance varible 7, / de faible résistance et préalablement étalonnée. Les deux autres bras du pont sont conslilués par des résistances mortes P et Q. On ajuste séparément la résistance p et l’inductance /, de manière à obtenir le silence du téléphone T. A ce moment, les points À et B sont au même potentiel. Si donc &, et t2
désignent les intensités dans P et Q, on a :
Fred
Pour la même raison :
En éliminant £, entre ces deux équations, il vient :
\ di (Là G!) Te + Le TT ) tj — 0,
équation qui ne sera satisfaite par un courant ou une tension d'alimentation de forme alternative que si
Îl
OT
po) | + + D Se
Ces conditions entraînent d'ailleurs le silence du téléphone avec une tension d'alimentation de forme absolument quelconque.
Ainsi que Je l’ai déjà fait remarquer, si P et Q sont constitués au moyen d’un pont à fil, le rapport de leurs résistances est indépendant de la fréquence.
La discussion détaillée du pont en courant alternatif a été faite plus haut, je n’y reviendrai pas.
M. Cohen (!) a utilisé cette méthode dans une série de mesures effectuées sur des appareils téléphoniques. J'ai moi-même montré tout l’intérét qui s’altache à l'étude de l’impédance des récepteurs téléphoniques en fonction
de la fréquence (?).
Autre dispositif. — On peut aussi faire le montage suivant le schéma de la figure 13.
(:) The national Telephone Journal, septembre 1909. (2?) Guyau, Contribution à l'étude des bobines li nses (Revue
électrique, t. XVIII, 9 août 1972).
Les conditions du silence téléphonique sont encore :
MESURE DES INDUCTANCES A BASSE FRÉQUENCE PAR LE PONT D’AnDerson (1891). — Cette méthode, employée d’abord en Allemagne, puis en Angleterre (!), se répand en France (?) et constitue l’une des méthodes les plus précises pour la mesure des inductances.
La figure 14 indique le montage. L’impédance inconnue L, R est placée dans un pont ordinaire dont les autres branches P, Q,S sont dénuées d’inductance et de capacité. Sur la diagonale cd, à la suite du téléphone T, on monte une résistance variable r. Un condensateur C relie un autre sommet du pont au point commun f à la résistance r et à l’appareil de zéro T.
Lorsque, le pont étant alimenté en courant alternatif, le téléphone est amené au silence, le courant qui le traverse est nul.
(*) FLemNG6, The principles of electric wave—Telegraphy and Telephony, p. 145.
(?) Ferré, Télégraphie sans fil, p. 112, Berger-Levrault, éditeur, 190g.
Suient &, Le, € les intensités en Q,GetS. Soit d'autre part g la charge du condensateur © sous la tension +,
Source de courent Cu cATu vu Var1a ble |
Fig. 14.
Appliquons les lois de Kirchhoff aux circuits adT fa, acfda, cbdT c, on trouve :
Sa ?, Qu — Plo— S 3,
P(b+ 6) — Ré LÉ + ro.
Eliminons les inconnues auxiliaires g el # entre ces relauons, 1l vient :
Qti— rt9 = S E3, : ‘ : di Pr+(P+r)ü= Ri3+L
dt
Entre ces trois équations éliminons enfin #, et 42. La condition du silence téléphonique en fonction de :; s'écrira :
dis P E À + La > =
P DR (OP RDS 7 ( Hbc moto Q=e, G- 73
équation qui ne sera satisfaite par un courant (ou une tension d'alimentation) alternatifs que si :
SP = RQ,
TS = P+r+ 5’:
Ces conditions entraiïnent d’ailleurs le silence du téléphone avec une tension d'alimentation de forme absolument quelconque.
Si les résistances sont exprimées en ohms et les capacités en farads, cette formule donne L en henrys.
Pour faciliter les tâätonnements, on procède de la façon suivante. On alimente d’abord le pont par du courant continu et l’on établit l'équilibre du pont au moyen du téléphone T et de la clef de rupture I. On a ainsi réalisé la première condition du silence.