‹ Le téléphone instrument de mesureChapitre 11 sur 53 · CRE · texte numérisé non relu

CRE

Le couplage doit être lâche pour éviter que les circuits oscillants ne soient parcourus par deux ondes de fréquence distincte, qui auraient une influence nuisible sur la: précision de la mesure. Le détecteur (dans le cas de la figure un détecteur électrolytique) ne doit pas, autant que possible, être mis directement en série avec le circuit (11). Il augmenterait par ce procédé, et d’une facon notable, l'amortissement en diminuant ainsi l'acuité de la résonance. On le branchera, par exemple, aux bornes d’un condensateur auxiliaire GC. On peut aussi exciter le circuit du détecteur par induction.

S'il est difficile d'obtenir, avec le condensateur étalon,

(*) M. Jouaust a indiqué (B. S. I. Æ., mai 1912, p. 314) comment l'emploi simultané d'un thermique sensible et d’un électromètre permet des mesures absolues de capacités en fonction d’une inductance.

des capacités aussi petites que CG; on mettra les deux condensateurs en parallèle. Soit C, dans la première expérience la valeur de la capacité étalon. On supprime alors C4; : soit C, la capacité étalon dans la deuxième

expérience. On a immédiatement :

Gr = Ci + ce

SE valeur de la capacité C,, on mettra C; en série avec C,. Soit C,, dans cette première expérience, la valeur de la capacité étalon. La capacité de l’ensemble des deux

au contraire, la capacité C; dépasse la plus grande

condensateurs est :

dés Cr + Ch

Puis on courcireuite G;. Soit C’, la capacité de l’étalon

dans cette deuxième expérience.

On a:

PIERRE CZ C SE Cr + Cr d’où :

Cr Cr Pr on Os

L'une des plus importantes applications de cette méthode est la comparaison des pouvoirs inducteurs spécifiques des divers diélectriques, aux fréquences hertziennes, par substitution de lames de diverses natures entre les armatures du condensateur. Dans ce cas, et si le circuit ([) constitue un ondemètre étalonné, il n’est même plus utile de disposer d’une capacité étalon.

MESURE DE LA CAPACITÉ DES BOBINES AUX FRÉQUENCES HERTZIENNES (!). — On peut, dans une certaine mesure, assimiler la capacité répartie le long d’une bobine à une

(1) H. REIN, Loc. cit,

capacité de valeur convenable, en parallèle avec l'inductance seule de cette bobine. Dans ces conditions, on conçoit que celle-ci ait, à circuit ouvert, une période propre d’oscillation. Si, d'une part, on connaît l'inductance de celte bobine (!) et si, d'autre part, on mesure la lon-

LP u mue gueur d'onde de ses oscillations, la valeur de cette capa-

E Ondemètr L

Fig. 17

cité fictive se trouve définie. Un ondemètre (fig. 11), excité par un trembleur 4, induit des oscillations dans la bobine en étude. Celle-ci, à son tour, agit par induction sur le circuit d’un détecteur D (à cristaux, dans le cas de la figure) et d’un téléphone T.

Ce dernier circuit doit être apériodique-ou, en tout cas, avoir une période propre, très différente de celle dont on effectue la mesure. On modifie les constantes de l’ondemètre jusqu’à ce que le son du téléphone passe par un maximum. On est alors à la résonance. Soit À la longueur d’onde lue sur l’ondemètre. La capacité fictive que nous

(*) Voir ci-dessous paragraphe 5.

avons prise pour mesure de celle de la bobine est

æ, het L étant exprimés en centimètres.

Page 1