‹ Le téléphone instrument de mesureChapitre 2 sur 53 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La sensibilité du récepteur téléphonique aux petits courants alternatifs a tout naturellement désigné cet instrument pour servir d'appareil de mesure. Dès 1881, Pellat signalait à quel point est minime l’énergie mise en jeu dans le fonctionnement de cet instrument. Depuis lors, de nombreuses recherches ont été faites en vue de fixer la limite inférieure de sa sensibilité. Preece, Tait, Rue, Brough, Ferraris, Estaunié et Brylinski, Rayleigh, Cauro, Abraham, Devaux-Charbonnel, etc., se sont tour à tour occupés de ce problème, mais la concordance entre les résultats obtenus par ces expérimentateurs est loin d’être satisfaisante. S'il faut voir dans ces différences le résultat de limperfection des méthodes actuelles de mesure des courants alternatifs à faible intensité, il faut peut-être aussi, au moins en partie, les imputer aux varialions importantes de la sensibilité et du téléphone et de l’oreille en fonction de la fréquence, variations qui rendent difficilement comparables entre elles des observations faites dans des conditions même peu différentes. Néanmoins, on peut admettre que les courants corres-

pondant à une conversation sont de 10 à 20 microam-

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