IV. — Sucres
Sans vouloir pénétrer trop avant dans des questions vraiment médicales, j’indiquerai que les variations d’activité des « îlots du pancréas », qui président aux transformations des matières sucrées dans l’organisme, donnent lieu à deux tffpes mo-
LES ENDOCRINES
g5 HypERGLYCÉMiQUE (alias diabétique) a
un excès de sucre dans l’urine et dans le sang. Sa faim est excessive, sa soif insatiable: aussi a-t-ü la bouche et la gorge constamment sèches. Il éprouve des fatigues accentuées, et le plus souvent sans raison. Sur le milieu sucré de cet organisme, des microbes banals, qui, normalement végètent au niveau de la peau et des muqueuses, trouvent un terrain de développement favorable. Il en résulte de la gingivite, des furoncles, qui se transforment facilement en anthrax, des suppurations, de la gangrène. Une intoxication spéciale, qui se traduit par une odeur « pomme de reinette » de l’haleine, et le passage dans l’urine d’acétone, de corps cétoniques et autres dérivés, s’installe. Elle n’est pas sans danger, et peut faire craindre l’apparition d’un coma prochain.
Si Hyperglycémique suit son régime alimentaire avec sévérité, s’il se met à l’abri du surmenage, des émotions, sa maladie n’évoluera pas; une cure bien dirigée, à Vichy, par exemple, l’emploi de quelques produits glandulaires, antagonistes du pancréas, assurera la guérison.
Mais des variations peuvent être enregistrées dans le diabète. En cas d’amaigrissement, d’augmentation du sucre à la fois dans le sang et dans l’urine, en <^s d’apparition d’acétonurie, en vue d’une opération urgente, il y aura lieu de recourir à l’insuline, qui évite des complications et, s’il y a lieu, les
combat.
La nature aime les contrastes: A Hyperglycénûque, elle donne comme pendant Hypoglycémi- Qüe (66), chez qui les îlots sont en surfonction.
LE TEMPÉEAMENT
mais par suite du régime de bascule, qui s’établit entre les glandes, il y a souvent alors insuffisance thyroïdienne, surrénalienne, hypophysaire.
Hypoglycémique ressent des troubles nerveux subits. Il est pris, tout d’un coup de fringale, qui est capable de s’accompagner, (surtout s’il existe chez lui une prédisposition), de migraine, de vertige, d’angoisse, de syncope. Ou bien ces divers phénomènes apparaissent, sans la sensation de faim, dont ils ne sont qu’une monnaie déguisée.
Hypoglycémique présente parfois des accidents graves. Son cerveau devient confus : il a des crises qui rappellent l’épilepsie, et du coma. En présence de ces troubles, l’examen du sang révèle une insuffisance de sucre, surtout s’il est pratiqué au cours même des crises.
On constate d’ailleurs cette diminution du sucre sanguin chez des diabétiques soumis à l’insuline. L’absorption du sucre, l’emploi d’une opothérapie appropriée fera disparaître ces phénomènes.