Hydrophile a des tissus a\-ides d’eau
C’est ce qu’indique son nom. Elle est sujette à des variations étonnantes de gonflement, qui se traduisent à la balance, par des différences de 500 grammes, 1 kilo, et même davantage, à certaines périodes du mois. La couturière lui fait quelque-
fois remarquer que la robe, qu’elle avait essayée deux jours auparavant et qui s’ajustait très bien à ses formes, est devenue trop large, ou trop étroite. Elle se rend compte du mécanisme de ces variations, car elle est prise, tout d’un coup, d’une soif que rien ne satisfait. Ce qui fait son désespoir, ce sont ses jambes enflées, prenant la forme horrible de poteaux, si contraire à l’esthétique féminine.
Le traitement thyroïdien, hypophysaire, par une action sur les tissus et sur la fonction rénale, fait disparaître à la longue cette « hydrophilie ».
De l’avare, de la conservatrice Hydrophile, se rit son voisin d’hôpital, le prodigue Chasseeau ( 64 ), atteint de diabète insipide. Il est comme un robinet, ouvert sans arrêt, et par où s’écoule incessamment de l’eau, de l’eau... Luimême remplit sa fontaine inépuisable, grâce à une soif inextinguible, dont j’ai fourni quelques spécimens à propos de la « Soif ». L’eau qu’il chasse est parfois dénuée de tout élément dosable. Elle est toujours dépourvue de sucre aussi appelle-t-on ce diabète « insipide », mais elle est parfois riche en chlorures et en phosphates.