la CONSTITUTION PHYSIQUE du corps
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santés, un estomac large ou allonge.
2“ le COMPORTEMENT DU SUJET, c’est-à-dire sa façon de réagir:
A) Dans le domaine psychique et nerveux.
Ces réactions mettent en jeu Tintelligence, la sensibilité, la volonté, réalisant en particulier le cnractère. EUes se manifestent, spécialement, dans le champ étendu du grand sympathique, qui contrôle le travail intime de nos tissus.
B) Dans le domaine de la nutriiion (assimilation et désassimilation des graisses, des sucres, des albuminoïdes, des substances minérales, etc...)
Les troubles de la nutrition se traduisent par le diabète, par la goutte, l’obésité, etc...
Chez le sujet idéal, tout est harmonieux, autrement dit, il n’est ni trop grand, ni trop petit; ni trop maigre, ni trop gras. Les proportions entre ses membres et son thorax sont conservées. Il n’est ni apaiMque, ni excité; ni fatigué, ni d’une activité excesni triste, ni trop gai, ni anxieux, ni dépourvu d émotivité. Son sang ne renferme ni trop ni trop peu de sucre. Tout est équilibré chez cet être priy ^ équilibre les quatre harmonies
Xîi INTRODUCTION
la santé, qui est rharmonie des fonctions du corps, la beauté, qui est l’har-monie des formes du corps] la sagesse, qui est l’harmonie de l’intelligence^ ’ la bonté, qui est l’harmonie des sentiments moraux,
d’où résultent;
la persistance de la jeunesse, car aucun tissu ne manifeste une usure précoce;
la joie de vivre, qui est l’expression du bon fonctionnement organique.
Mais le type idéal est exceptionnel. La plupart d’entre nous apportent, déjà en naissant, des défectuosités plus ou moins accentuées, dans leur constitution, des tendances plus ou moins fortes à des réactions anormales qu’un aliment (fraises, chocolat), qu’un médicament (antipyrine), qu’une injection de sérum de cheval, qu’un refroidissement, que la sortie des dents, etc.,., font apparaître. Ces prédispositions, dans le domaine nerveux, ou nutritif, sont mis en évidence, du fait des maladies infectieuses, des empoisonnements venus de l’extérieur, des poisons résultant du travail interne de nos tissus, des mauvaises hygiènes (alimentaire, respiratoire, nerveuse, etc...); du fonctionnement troublé de certains organes tels que l’estomac, l’intestin, le cœur, le poumon, le système nerveux; du surmenage, des émotions, des variations cosmiques.
De ce fait, il se produit, par exemple, du retard dans la croissance chez l’enfant; le nervosisme s’établit; l’obésité apparaît. Il se crée un déséquilibre du tempérament, qui se manifeste sous forme d’arthritisme et porte à la fois sur les formes extérieures, le caractère, la vie intime de nos tissas.
Dans ce déséquilibre, il est fréquent de reconnaître l’estampille d’organes particuliers que nous allons définir et qu’on appelle GLAJsTDES ENDO¬ CRINES.
Cette notion est — disons-le sans tarder — de première importance, car aux troubles endocriniens s’adresse un traitement tiré des glandes, (^’est l’OPO-
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thérapie, traitement qui redresse l’équilibre rompu du tempérament.
Si les glandes endocrines prennent une part habituelle et importante aü maintien et à la rupture de notre équilibre, c’est que d’eUes dépendent: notre constitution morphologique, notre fonctionnement neuro-psychique, notre équilibre nutritif. Autrement dit: le tempérament normal ou troublé dépend des glandes endocrines, ce que démontrera la lecture de ce petit volume, et j’insiste encore sur ce point: il ne s’agit pas d’une constatation purement théorique; elle est au contraire essentiellement pratique. En effet, le résultat que réalise le traitement par les glandes — l’opothérapie — est de mettre de l’ordre dans le désordre du tempérament, d’exciter ce qui est insuffisant, de calmer ce qui est exagéré, d’équilibrer ce qui est instable, de parfaire notre état morphologique, neuro-psychique et nutritif et de fournir au sujet la santé, la jeunesse et le bonheur.
Que sont ces GLANDES ENDOCRINES, auxquelles il convient d’attribuer un rôle si important, dans notre tempérament normal ou troublé?
Les glandes sont des formations disséminées dans l’organisme, qui ont pour fonction d’élaborer des produits spéciaux. Il ne faut pas confondre les glandes, dénomination correcte du mot, avec les ganglions lymphatiques qu’on appelle vulgairement glandes, lorsqu’elles sont augmentées de volume. Ces ganglions servent à la défense contre les infections et grossissent à tout propos chez les enfants Isunphatiques. J-
n existe detix sortes de glandes (prises au sens strict du mot):
1* des glandes ouvertes, avec un canal qui déverse aa dehors les produits des Mandes : lacrymale, sali-
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vaires, sudoripares rejetant à l’extérieur les lar- ^ mes, la salive, la sueur. On les appelle encore glandes à sécrétion externe, exocrines^ excrétoires.
2° des glandes closes, dépourvues de conduits excréteurs, et déversant non plus au dehors, mais dans le sang, les produits de leur sécrétion. On les appelle encore glandes à sécrétion interne, endocrines, incrétoires. Les principales sont: la thyroïde, les parathyroïdes, les capsules surrénales, l’hypophyse (1).
Les produits des glandes endocrines sont multiples. Sans faire intervenir les noms, tirés du grec, qu’on leur a attribués, selon la coutume scientifique, je dirai qu’ils sont excitants, frénateurs, régulateurs. Les plus importantes sont les hormones (de ôpfjiœcü, ' j’excite), messagers chimiques qui, partis d’une glande close, vont, par l’intermédiaire du sang, exciter d’autres glandes, le système nerveux et, d’une façon générale, toutes les cellules dès tissus.
Historique
La doctrine des sécrétions internes est de date toute récente. C’est le grand physiologiste Claude Bernard qui, en 1855, se servit pour la première fois de l’expression «sécrétion irterne», à propos du passage dans le sang du glycogène, sécrété par le foie, et qui va se transformer en sucre.
Il y a quarante ans à peine, que Brown-Séipiard, dans une communication, qui fit sensation, mais qui fut d’abord mal interprétée, montra que certaines glandes déversent dans le sang des principes, qui
(1) Pour être plus complet, j’ajoute que certaines glandes sont à la fois incrétoires et excrétoires : le foie, le pancréas, les ovaires, les testicules. Certaines glandes oui une sécrétion qui pénètre directement dans les tissus nerveux; elles méritent le nom de neurocrines.
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influencent, d’une façon élective, d’autres cellules de l’organisme et font intervenir, dans les relations entre les organes, un mécanisme différent du mécanisme nerveux, seul connu jusqu’alors.
Cette notion permettait de rapporter à leurs causes des maladies ou troubles des sécrétions internes, qui avaient déjà été observées, mais qu’en toute ignorance, on considérait comme des maladies nerveuses : goitre exophtalmique ou maladie de Basedow, maladie bronzée d’Addison, myxœdème, acromégalie, tétanie, etc...
Méthodes qui ont fixé l’Endocrinologie
Comment fut-on amené à reocnnaître les diverses maladies endocriniennes?
Les méthodes principales, qui entraînèrent des conclusions définitives, sont les suivantes;
1* la méthode expérimentale. En enlevant à un animal une glande endocrine, on reconnut que cette ablation reproduisait, plus ou moins complètement, le tableau d’une maladie développée spontanément chez l’homme. Le myxœdème de l’homme, par exemple, a pu être attribué ainsi au manque de fonctionnement de la glande thyroïde.
D’autre part, en nourrissant des larves de salamandres avec de la poudre d’hypophyse, Uhlenluth a créé des salamandres géantes, telles qu’il n’en t^m^ dans la nature, et a reproduit le gigan-
2“ la méthode anatomique. Les lésions du pancréas diabète ont conduit à faire du diabète une a ® pancréatique; de l’acromégalie, une maladie P® 1 hypophyse.
y la méthode clinique. L’observation chez un pjet des symptômes, réunis en grand nombre, oriente le médecin vers un diagnostic probable, qui se trans- ^nne en certitude, par les effets curateurs de la mé-
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4" la méthode thérapeutique. L’emploi du corps thyroïde dans le myxœdème; de l’insuline dans le diabète, par les transformations auxquelles ces médications donnent lieu, démontre, d’une façon péremptoire, l’origine thyroïdienne et endo-pancréatique du myxœdème et du diabète.
Et de même, les effets de l’ablation de l’hypophyse par la chirurgie, ou de sa destruction par ‘les rayons X, montre l’origine hypophysaire de l’acromégalie.
Grande et petite Endocrinologjle
Les maladies envisagées jusqu’ici sont heureusement'exceptionnelles et il faut le dire, si l’Endocrinologie (pathologie des endocrines) s’était limitée à ces grandes maladies, elle ne se serait appliquée qu’à des raretés intéressantes pour les albums, pour des démonstrations, mais que baucoup de médecins n’ont pas l’occasion de rencontrer dans leur carrière.
Peu à peu, à côté des grandes maladies, phares indispensables, pour se conduire dans cet océan nouveau de l’endocrinologie, on a reconnu qu’il existait des formes atténuées, dissociées, incomplètes et complexes.
A côté de la grande pathologie endocrinienne qui représente comme une voûte inébranlable, est venue se placer une petite pathologie, qui, par degrés insensibles, descend jusqu’aux tempéraments endocriniens, dans lest^els se résolvent la plupart des tempéraments classiques.
Au cours de mes études d’endocrinologie, poursuivies depuis 1903, je me suis appliqué à mettre en relief l’existence, la fréquence et les variétés de ces
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petits états endocriniens, reconnaissables à de petits sianes, dont j’ai peu à peu établi l’existence. J’ai surtout appuyé sur les résultats d’une thérapeutique appropriée, ce que j’ai traduit dans cette formule, mise en exergue à mon deuxième volume d’Etudes (en collaboration avec M. Henri de Rothschild) ^L’endocrinologie est une pathologie de réalisations thérapeutiques».
D’une façon générale, j’ai peu à peu reconnu des états d’insuffisance, puis d’hyperfonction ; ce qu’on peut traduire ainsi, en langage concret : le sujet est trop petit ou trop grand, trop gras ou trop maigre, chauve ou hirsute, constipé ou enclin à la diarrhée, frileux ou brûlant, fatigable ou d’une activité excessive. 11 fabrique trop ou ne fabrique pas assez de sucre, etc...
Puis est intervenue la notion de déséquilibre G^NDüLAiRE par intricaüon de symptômes des deux séries: sujet frileux (hypo) et nerveux (hyper) ayant les pieds froids et des bouffées de chaleur (instabilité d’une fonction).
A l’iNSTABiLiTÉ THYROÏDIENNE, que j’ai étudiée depuis 1906, M Sédillot a demandé qu’on donne le nom de « Syndrome de Léopold Lévi ». Mais l’instabilité n’est pas limitée à une glande endocrine seule; elle s’étend souvent à plusieurs glandes, constituant une instabilité pluriglandulaire, dont le neuro-arthritisme et la ménopause fournissent des exemples frappants. En outre, des relations réciproques ou intriquées s’établissent entre les glandes endocrines et le système sympathique, compliquant encore les états qui sont produits.
Telles sont, esquissées, les connaissances générales qu’ü est nécessaire d’établir, à propos des endocrines, pour comprendre le rôle de ces glandes sur notre tempérament, dans l’équilibre de notre santé physique et morale, dans le maintien de notre jeunesse, l’éclosion de notre bouheur.