RHUMATISME CHRONIQUE
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de traitement, il s’assied facilement, étend les jaml
Planche XIII
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Après vingt et un mois de traitement thyroïdien, le rhumatisant se lève seul et peut marcher.
LES ENDOCRINES
Une malade de trente-quatre ans, souffrait de douleurs articulaires dès l’âge de sept ans, elle était en proie à des poussées enchevêtrées, depuis l’âge de dix-sept ans, avec déformation des cousde-pied et de la main droite. En octobre 1905, elle est mise au traitement thyroïdien. Celui-ci est favorable dès les premiers cachets. La malade s’améliore progressivement, au point de se marier, quatorze mois après le début du traitement. Les cous-de-pied ont dégonflé; elle peut porter des chaussures, comme avant sa maladie; les déformations de la main disparaissent également, au point de lui permettre de mettre des gants; elle n’a plus de crises rhumatismales.
Je la revois vingt ans après, guérie, n’ayant pas suivi de médication depuis plus .de dix ans.
J’ai reproduit les photographies d’un incurable de l’hospice d’Ivry que j’y ai trouvé, condamné au lit depuis sept ans. Après trois mois de traitement thyroïdien, il s’asseyait sur son lit. Il s’y installait confortablement au bout de neuf mois de médication. Au bout de vingt et un mois, je l’ai photographié debout. Le malade put se promener dans la cour de l’hospice; il s’était procuré un pliant avec dossier, qu’il portait sur l’épaule, et le déposait quand il était fatigué et, en plaisantant, il disait : « Je suis comme l’escargot avec sa coquille ! » (PI. XII, fig. 23-24 et PI. XIII, fig. 25).
J’ai fait sortir de l’hospice d’Ivry un rhumatisant de trente et un ans, entré comme incurable; il marchait à peine pendant deux minutes, courbé sur deux cannes. Traité en décembre 1907,
il devient comptable à Paris dès le mois de juin 1908. Malgré certaines déformations, séquelle indélébile de son mal, il a refait, en septembre 1911, une période militaire.
Un rhumatisant chronique, atteint simultanément de tuberculose pulmonaire, à forme scléreuse, avec rétraction de l’aponévrose palmaire, a repris, à la suite du traitement thyroïdien, son métier de forgeron et travaille onze heures par jour. Sa rétraction diminua de moitié.
Dernier cas que je signalerai : Une malade a été mise à l’abri, depuis vingt ans, de crises de rhumatisme à poussées subaiguës, qui l’immobilisaient tous les deux à trois mois, pendant trois ou quatre semaines.
Elle n’a plus eu de crises depuis février 1906, mais est restée constamment sous l’influence de la médication thyroïdienne.
Le rhumatisme chronique dépend parfois de troubles ovariens et est loin d’être rare à l’automne de la vie féminine.
Souvent, chez des rhumatisants thyroïdiens, les douleurs persistent dans la région des reins, et sont améliorées par la glande surrénale.
Uhypophgse est parfois aussi intéressée, dans l’hypertrophie et l’atrophie osseuse, qui se rencontrent, au cours du rhumatisme.
Dans cette affection qui est à longue évolution et dont le traitement doit être prolongé, l’on voit
les endocbines
disparaître, par la médication, les symptômes thyroïdiens de la série de l’insuffisance et de la surfonction, qui, de ce fait, se rangent à la fois dans rarthritisme et dans l’endocrinisme.
4° Goutte
La Goutte, dont les rapports avec la thyroïde ont été signalés par Lorand (de Carlsbad), par Lancereaux, par Combes, m’a fourni des améliorations chez quelques malades. Les topbus ont de même disparu. Je rappelle avoir noté la régulation de l’acide urique dans l’urine.
5° Dermatoses
Les Dermatoses, maladies de la peau, qui, lorsqu’elles ne sont pas parasitaires, expriment au niveau de l’enveloppe cutanée, les réactions glandulaires du tempérament, bénéficient des diverses opothérapies. J’ai obtenu ainsi de très bons résultats contre l’eczéma, le psoriasis, souvent associés au rhumatisme chronique, la sclérodermie, Vacné, Varticaire.
Sur la peau évoluent des affections qui, tout en étant dues à des microbes spécifiés, n’exigent pas moins un terrain spécial pour leur développement.
L’herpès, maladie à répétition, qui atteint la p^u et les muqueuses, évolue sur un terrain thyroïdien ou thyro-ovarien et bénéficie parfois d’une façon surprenante de l’opothérapie adéquate.
11 en est de même des Erysipèles a répétition.
J’ai observé une jeune fille de vingt ans, atteinte de rhumatisme chronique déformant pro-
gressif, et qui avait présenté vingt-deu:^ érysipèles de la face pour lesquels on avait dû à de nombreuses reprises, l’évacuer dans un service spécial. Elle était mal réglée, et souvent ses érysipèles étaient supplémentaires des règles. Or, sous l’influence du traitement thyroïdien, elle ne présenta pendant trois années qu’un seul érysipèle de vingt heures, très atténué par rapport aux précédents et un autre qui avorta en quelques heures. Je dois dire que le traitement avait régularisé ses périodes mensuelles.
La Furonculose rebelle réagit quelquefois favorablement au traitement endocrinien.
6° Entérite muco-membraneuse
L’Entérite muco-membraneuse trouve de même sa régulation dans la médication thyroïdienne. En voici un exemple.
Un enfant de douze ans et demi souffrait, dès l’âge de deux ans, d’entérite muco-membraneuse, avec crises accompagnées, en général, deux fois par an, du rejet de glaires et de sang. Il avait failli, à propos de ces crises, être opéré pour de l’occlusion intestinale. Il était en outre constipé. Dès les premiers jours du traitement, il se produisit une amélioration de la constipation et peu à peu l’intestin se remit à fonctionner régulièrement. Suivi pendant plus de deux ans, l’enfant n’a plus présenté de crises d’entérite; son développement, qui se faisait d’une façon défectueuse, a été parfaitement rétabli.
LES ENDOCRINES
7“ Vertiges
Parmi les symptômes qu’on relève fréquemment chez les arthritiques, une place à part doit être réservée aux vertiges.
C’est un trouble de l’équilibre, qui se manifeste avec des allures différentes: ou les objets tournent par rapport au sujet, ou le sujet tourne par rapport aux objets. Il s’enfonce, il a l’impression que ses jambes ne peuvent pas le supporter; il est attiré d’un côté et fait une chute brutale.
Le vertige correspond à un trouble de l’appareil des attitudes, dont le centre est dans le bulbe rachidien, dont Tinflux passe par le nerf acoustique dans l’oreille. Toute variation, dans les attitudes, peut physiologiquement donner le vertige. Le mal de mer n’est qu’une forme de vertige. Bien des enfants ont du vertige, lorsqu’ils sont en balançoire. Le déplacement d’un train, en sens inverse du train dans lequel on se trouve, produit parfois du vertige. Le vertige peut être provoqué par tout trouble venant de Testomac, du cœur, de la circulation. Il existe un vertige anémique des vieillards; un vertige congestif, par bouffées de chaleur. En présence d’un vertige, il convient de faire un examen complet de Toreille et aussi des divers organes du sujet qui le présente.
L’arthritisme, par des procédés variés, conduit au vertige. Le vertige des arthritiques est parfois lié à un trouble thyroïdien, ainsi que le prouvent, comme contre-partie, les bons effets du traitement opothérapique.
Une dame de soixante et onze ans, atteinte d’étourdissements quasi quotidiens, de vertiges avec impression de tomber, est retenue, tout un hiver, à la chambre par ses phénomènes. Dès les dix premiers cachets de corps thyroïde, les étour-
LE TEMPÉRAM-ENT
dissements cèdent; elle ne présente plus de vertiges dans une période de treize ans; à peine, de temps en temps, une ébauclie d’étourdissement Elle me confirme ces résultats à l’âge de quatrevingt-quatre ans.
Un wattman n’osant plus sortir de chez lui, à cause de vertiges, s’en trouve mis” à l’abri, en même temps que disparaît une pâleur extrême du visage, que son hypertension artérielle diminue, que sa moustache et sa chevelure redeviennent noires. Dani^ ce cas, la médication thyroïdienne a agi contre des phénomènes de spasmes vasculaires.
Un de mes clients qui présentait un excès d’acide urique dans le sang, est atteint, depuis deux ans, de vertiges à forme labyrinthique, précédés de bourdonnements d’oreilles, accompagnés de vomissements et de tendances à la syncope, tous phénomènes qui le forcent à prendre le lit. Son existence est troublée, il ne peut plus aller au théâtre; il ne peut plus jouer au golf. La médication surrénalo-thyroïdîenne le débarrasse de ses vertiges et lui permet, à sa grande joie, de reprendre sa vie.
Je ne veux revenir ici ni sur les angoisses, ni sur la calvitie, ni sur la canitie précoce, qui sont justiciables du traitement thyroïdien. Je rappelle que Vohésité, par ralentissement des échanges des graisses, se rattache à l’insuffisance thyroïdienne ou hypophysaire; que, dans le diabète, il y a insuffisance du pancréas, mais que d’autres glandes interviennent dans cette affection.
les endocrines
L’artiiritisme manifeste des particularités suivant les AGES et les sexes. C’est chez I’enfant surtout, que les précipitations, qui sont fré<pentes chez l’adulte, sont exceptionnelles, que l’origine endocrinienne, de l’arthritisme, est particulièrement admise, sans conteste. Il se produit souvent des manifestations cutanées : eczéma, strophulus, urticaire, des migraines, de l’asthme, de l’entérite muco-membraneuse.
Les ANGINES A RÉPÉTITION, parfois par herpès des amygdales, les vomissements périodiques, qu’on appelle souvent vomissements acétonémi-' ques, et qu’on rapporte au foie, à l’appendice, sont fréquemment dus, en réalité, à des troubles glandulaires, produits dans l’enfance. De même, les accès de fièvre à répétition, et aussi les terreurs NOCTURNES.
L’arthritisme de la femme fait intervenir les glandes particulières de son sexe, et la médication par ces glandes.
he neuro-arthritisme justifie ce que j’ai dit, dans le préambule: les sujets, souvent souffrants, sont rarement malades; leurs misères varient, disparaissent, se remplacent parfois les unes par les autres. Dans certains cas, si les troubles thyroïdiens s’accentuent, le patient a tendance à verser dans le myxœdème ou dans la maladie de Basedow. Souvent, les neuro-arthritiques présentent, d’une façon précoce, des troubles de sénilité. Ils manifestent de l’artério-selérose, ils sont atteints de sclérodermie, présente de la rétraction de l’aponévrose palmaire. Ces phénomènes, le traitement thj’Toïdien les modifie, d’une façon
générale, et par là même, rajeunit les individus qui en sont atteints. Il existe toutefois une forme d’arthritiques nerveux, maigres, congestifs, fluxionnaires, et qui, malgré leurs troubles perpétuels, et peut-être même à cause de ces troubles, conservent la juvénilité persistante.