GOITRE
Planche
GOITRE EXOPHTALMIQUE ou
(Figures empruntées
MALADIE DE BASEDOW à M. Souques.) •
Fio. M
Planche VI
SURFONCTION DE L'HYPOPHYSE Un cas de « Pierre-Marisme »
Au^me-nlalion du volume du nez et de la mâchoire inférieure.
i’tanche VUl
LES ENDOCRINES
duire si l’hypophyse est en état d’hyper ou d’hypofonction. La glande pituitaire est divisée en deux lobes: lobe antérieur, lobe postérieur, eux-mêmes rattachés par un lobe moyen. Chaque lobe a des fonctions différentes; chacun de ces lobes peut présenter des altérations, donnant lieu à des troubles pathologiques différents; de même on utilise comme traitement, soit la glande dans sa totalité, soit ses lobes principaux, lobe antérieur, lobe postérieur.
Le fonctionnement excessif du lobe antérieur de la glande hypophyse donne lieu au gigantisme, qui se révèle par une taille démesurée, arrivant à atteindre ou à dépasser deux mètres.% (PI. VII, fig. 14.) Un Ecossais, qui faisait partie du régiment de Frédéric II, mesurait 2 m. 62. Les géants présentent souvent une insuffisance testiculaire, qui les mainüent dans un état d’infantilisme.
Lorsque l’âge de la croissance est passée, l’hyperfonction hypophysaire se traduit par l’acromégalie, maladie de Pierre Marie, gigantisme en large, dont le Polichinelle de la Comédie italienne fournit une représentation assez exacte. Le nez est augmenté de volume, la mâchoire inférieure pend en galoche, les pommettes ont leur saillie exagérée, les sinus du front sont augmentés; les mains sont épaisses et larges (mains en battoirs); les doigts preiment la forme de saucissons; la pointure des chaussures va en augmentant. Il se produit, aux dépens de la colonne vertébrale, une double bosse, celle de Polichinelle. J’en reproduis une forme atténuée (PL VI, fig. 12 et 13.)
Le développement de l’hypophyse donne souvent lieu à des signes de tumeurs cérébrales et
à des troubles portant particulièrement sur la vue, qu’on modifiera par l’emploi des rayons X, portant sur l’hypophyse, ou par une intervention chirurgicale.
Les maladies par insuffisance hypophysaire diffèrent, suivant qu’elles atteignent le lobe antérieur ou le lobfr postérieur de la glande. L’insuffisance du lobe antérieur entraîne une variété d'infantilisme, voire de nanisme qui, par définition, s’applique à des sujets dont la taille est au-dessous de 1 m, 30. (PI. VIII, fig. 15 et 16.)
L’insuffisance du lobe postérieur produit le syndrome hypophysaire adiposo-génital, forme monstrueuse de I’obésité avec des localisations spéciales de la graisse. Des photographies (PI. IX, page 22) rendent compte de cette anomalie monstrueuse, avec les résultats de l’opothérapie. L’insuffisance hypophysaire du lobe postérieur produit encore le diabète insipide, diabète sans sucre dans l’urine, dont un des symptômes est un besoin de boire insatiable. Le malade est, pour ainsi dire instantanément — mais seulement d’une façon momentanée — amélioré, par des injections de lobe postérieur de l’hypophyse.
Là encore, tous les intermédiaires se rencontrent, entre les maladies hypophysaires et le simple tempérament, en particulier, dans les états auxquels j’ai donné le nom de Pierre-Marisme (PL VI), qui, par dégradations successives, aboutissent au tempérament hypophysaire-
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C, — La GLANDE SURRÉNALE détermine, elle aussi, de véritables maladies.
Comme l’indique son nom, la glande surrénale est un organe placé au-dessus du rein; elle a la forme d’un cimier de casque et se compose de deux parties: une partie superficielle, l’écorce (substance cortico-surrénale), qui fabrique des produits phosphorés, utiles au fonctionnement du système nerveux et du cerveau; une partie centrale (moelle) substance médullaire, dans laquelle s’élabore l’adrénaline
Une maladie, par insuffisance de la glande surrénale, a été décrite en 1851 par un médecin anglais Addison, d’où le nom de maladie d’Addi- SON, qu’on appelle encore, à cause d’un de ses caractères, maladie bronzée d’Addison. Ses symptômes principaux sont : une fa tig ue, poussée à un tel degré, que le sujet, atteint de cette maladie, préfère ne pas parler, ne pas manger, plutôt que de faire le plus petit effort musculaire; une teinte brunâtre étendue à la peau et qui peut faire croire que le sujet est un mulâtre, ou même un nègre; une diminution si marquée de la tension artérielle qu’on a souvent de la peine à la deteïFminer. En général, c’est la localisation de la tuberculose sur la glande surrénale, qui est cause de cette maladie.
L’excès de fonction de la surrénale se traduit par le syndrome, dit surhéno-vasculaire, qui se résume en trois symptômes : hypertension artérielle, hypertrophie du cœur, artériosclérose.
Lorsque la surfonctîon porte sur la corticosurrénale et qu’eUe atteint une femme, il se fait
une véritable transformation physique et morale, en un individu du sexe opposé : virilisme, qui comporte l’apparition d’une moustache et d’une barbe.
Les maladies de la surrénale, comme celles de la thyroïde et de l’hypophyse, se rattachent également par une série d’intermédiaires aux tempéraments purement surrénaliens.
D. — Les GLANDES PARATHYROÏDES causent également des maladies et des troubles du tempérament.
Ces glandes sont généralement au nombre de quatre, dans l’espèce humaine. Elles sont si petites que le poids de ces quatre glandes est, en moyenne, chez un adulte, de huit à douze centigrammes. Leur nom vient de ce qu’elles sont incluses soit dans le tissu thyroïdien, soit placées dans le voisinage de la glande thyroïde. On peut être vraiment surpris de l’importance de ces organes, d’un développement si peu marqué. Leur suppression donne lieu à des troubles nerveux portant spécialement sur l’appareil musculaire.
On rattache à l’insuffisance parathyroïde, la TÉTANIE, surtout la tétanie infantile, I’éclampsie des femmes enceintes, le rachitisme et même les ULCÈRES de l’estomac et du duodénum. Lè mauvais fonctionnement des parathyroïdes donne lieu à des troubles nutritifs portant sur le cristallin de l’œil, d’où cataracte, sur la formation de Vémail des dents, sur l’état des griffas chez le rat, des ongles chez l’homme.
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E. — Le THYMUS est encore à envisager.
Placé à la partie inférieure du cou, un peu audessus ou un peu au-dessous de la glande thyroïde, il pénètre dans le thorax. C’est à cet organe qu’on donne le nom de ris, chez le veau. Il joue un rôle dans le développement général et en particulier dans le développement des os. Cet organe atteint son maximum de poids, entre onze et quinze ans, puis commence à dégénérer.
L’hypertrophie du thymus donne lieu à une gêne respiratoire spéciale, à des troubles circulatoires et parfois à la mort subite.
Par l’expérimentation on produit un état d’ATHREPSiE, c’est-à-dire une diminution de poids avec insuffisance de développement, débilité, lymphatisme. Des déformations osseuses, voisines du rachitisme, des troubles psychiques allant jusqu’à l’idiotie, se rattachent aux troubles profonds du fonctionnement de cet organe.
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