FRAGMENTS DIVERS
RECUEILLIS LOnS DU DÉBLAIEMENT DU TEMPLE.
Le sable, (jui recouvrait presque entièrement lexlérieur du temple avant les travaux de déblaiement exécutés par le Service des Antiquités en i 909, conservait enfouis dans sa profondeur un grand nombre de blocs ornés d'inscriptions et bas-rehefs. Tous ceux qui faisaient partie du temple même ont pu être remis en place par M. Barsanti, mais un grand nombre d'autres, appartenant à des monuments mobiles ou à quelque autre construction dont les traces ont disparu , ont dû être laissés à terre; ils sont rangés (sauf un) le long du mur d'enceinte qui fut construit au sud du temple pour le protéger contre le retour du sable. Certains de ces fragments sont d'un grand intérêt.
C'est d'abord, dans l'angle sud-est de l'anticliambre, un petit pvraraidion à quatre faces, larges chacune de o m. Ii8 cent, et hautes de o m. 70 cent.: une des faces porte verticalement la ligne suivante :
Le gouverneur d'Ethiopie qui a consacré ce pyramidion au dieu local d'Amada, Harmakhis, était probablement Messoui, comme le pensent MM. Weigall et Breasted: mais son nom a été martelé.
Plus intéressante est la stèle, malheureusement incomplète, que nous a laissée Séthôsis Il-Ménephtah. Cette stèle était en trois fragments (cf. pi. XLII B). La partie supérieure manque encore, mais il ne semble pas que le fragment perdu soit bien considérable, car la stèle ne paraît pas avoir eu plus de cinq lignes. En largeur rien ne manque; cette largeur mesure 0 m. 82 cent, et la plus grande hauteur, à droite, mesure 0 m. d'à cent. Le mauvais état de la pierre rend assez difficile la lecture des signes subsistants :
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l/i'lal (If iiuililatlon dans lequel celte stèle nous est j)arvL'nuo cuipiVlie d(^ voir quel t'Iail oxacli'iiienl sou ohjci.
Le nionuiuenl le jtlus inipoiiant parmi tous ces fraguients est la pailie inférieure d'une stèle, mesurant o m. 60 cent, de hauteur et o m. 72 cent, de largeur, et comprenant le début de neuf lignes horizontales écrites en petits hiéroglyphes fort soignés; une bordure de cm. 10 cent, de largeur faisait tout le tour de la stèle, en saillie de deux centimètres par rapport à la surface sculptée. 11 n'est pas possible de savoir combien de lignes manquent au début, ni quelle était la largeur primitive des lignes :
LE TEMPLE DAMADA. 197
Un aulre bloc, de dimensions moins considérables (o m. 35 cent, de hauteur et G m. 45 cent, de largeur), montre un roi (• — >•), velu du grand costume tombant jusqu'aux chevilles et portant les sandales, qui oiïre des deux mains deux objets détruits à un dieu qui nexiste plus. Devant le roi sont dressés deux autels ■ portant chacun un vase ^ et une fleur H .
Au-dessous des pieds du roi on lit les (juelques hiéroglyphes suivants qui devaient faire pnrtic dun registre placé au-dessous du reffistre du roi : (■ — <■)
Le bloc suivant, haut de o m. 3o cent, et large de o m. 20 cent., porte le torse, la tête et le diadème habituel d'un dieu Amon (- — »). Devant la tète du dieu on voit les traces, illisibles, d'une ligne verticale d'hiéroglyphes: derrière la tête du dieu une autre ligne verticale porte : (» — ») #/ - : f"^ ni
Un fragment allongé (0 m. lio cent.) et peu haut (0 m. i5 cent.) porte les restes de deux lignes horizontales d'hiéroglyphes superposées :
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vu.
Un petit fragment donne la fin du cartouche- prénom d Amenhofep II ou de
Thoutmôsis IV. % .
Un bloc presque rectangulaire, haut de 0 m. ho cent, et large de 0 m. 90 cent. , montre le jupon, le haut des jambes et les mains d'un dieu ( - --). tenant le sceptre j et le signe •¥•.