LI-; TI'Ml'LE D'VMADA
rouges. la bar])o et le collier soiil bleus. Le l)us(e est nu: la eeinlure semble avoir été de couleur brune: la shenti m et la longue queue p
pen-
dante sont décolorées. Derrière le roi sont représentés les trois objets f^^J
ci-contre (fig. 09). La tète de Turseus a été arracbée. | ^^
Le dieu Ilarmakbis (— >), debout, hiéracocépliale et coill'é du 1^5/
disque solaire, rouge, et de Tura^us, #f, licul dans ses mains le jj^^
sceptre [ et h ^. La tète a dû être jaune; l'œil est noir, le collier et ^^^
le klaft sont bleus. Le buste est nu; la ceinture est rayée verticalement '" '^'
en bleu et jaune: le jupon semble avoir été jaune à rarrièreel blanc à Tavant. La longue queue pendante a perdu sa couleur.
Les textes comportent onze lignes :
Titre di tableau : (-. — -) ] A.-%v-^ V— 1 [f . L'lr.eus de Bolto : (^ — -) 1 I-ÀP-?--
lh .0, : (-) nt^ ! (âî:i î Aiï îf:?:î V™'- 1-- 1» -
gnification de ces signes symboliques tracés derrière le roi H. Kees, Der Opfevlanz des opjplischen Kônigs (Leipzig, 1 9 1 9). p. 1 1 9-1 3^).
B. DEUXIÈME REGISTRE
Le registre supérieur de la paroi de gauche mesure 1 m. 23 cent, de hauteur; il est couronné, comme le précédent, sur toute sa largeur, soit 3 m. 55 cent., par un ciel ^•^, jadis bleu mais aujourd'hui noirci. Ce registre se divise en deux grands tableaux, de largeur inégale : 1 m. 60 cent, pour le premier (à droite) et 1 m. 95 cent, pour le second (à gauche). Une bordure de rectangles polychromes entre deux filets verts parallèles encadre le registre à son sommet et à ses extrémités latérales. A droite et à gauche, en dehors du cadre de rectangles, une petite bordure large de quelques centimètres a été laissée sans décoration. Lnfin les deux tableaux ne sont séparés par aucun filet vertical.
PitEMIEH TABLEAI' ([>l. \1\). Liirjjcill'. 1 III. (') O ccill. Les (•iiulcillS di' l;i
liioilit' (le (Iroilp. à laliri de la luiiiièro du jour [tar suilu do roiiihic projoU'e par la paiol dCiiliéo, sont cncdrc assez liien consorvéos. Ce tableau représente la consécraliou à Anion des quatre veaux tradilionuds : noir, Manc, roujje et tacheté (cl. A. Mouet. Du cnvaclvrc reliipeitx de la roi/milv pharanninuo. p. iSy). A droite, protégé par l'urtneus ailé de Bouto (- — ) qui plane au-dessus de sa tète et lient le Q entre ses pattes ( aciuelleineni cassées), le roi Amenliotep ]| l- — -) présente quatre veau\ vivants au dieu Aiiioii-l{à ( » " ) debout (b.'vaiil lui. Derrière le roi et le vautour, au sommet du registre, est sculpté le T. Le roi. peint en rouge, est coiiïé du diadème m, dont le sommet est cassé. Le bonnet est rayé longitudinalemenl en rouge, vert et bleu; de même les deux plumes latérales: le disijue est i-ouge, Turanis jaune; les cornes j)araissent avoir été peintes en noir. I/ceil du roi est noir sur fond clair: la barbe, droite, est bleue. Le collier est rave en bleu et en une autre couleur, qui a disparu: il porte à sa base une rangée de pendeloques alternativement bleues et rouges, sur fond blanc. Le buste n'est pas nu, mais porte des bretelles et une sorte de brassière peintes du même rouge que les chairs. La slienti (fig. 3o), à larges rayures sculptées, est restée blanchâtre, ses couleurs étant tombées. La ceinture et la longue queue pendante sont jaunes avec filets rouges. Pj 3p Le roi tient dans sa main gauche pendante un long bâton droit
rouge, qui descend obliquement jusque sur les côtes de Tanimal occupant le bas du registre. La main droite tient solidement un autre bâton sinueux, verticalement dressé, reposant sur le sol même du tableau, et quatre cordes jaunes et rouges réunies ensemble, et dont les extrémités pendantes sont terminées chacune par un signe ■¥■ vertical. Les quatre cordes divergent de sa main à angles à peu près égaux entre eux, tirées chacune par un veau, qu'elles retiennent par sa patte droite antérieure. Les quatre veaux sont donc exactement en ligne verticale, alignés l'un au-dessus de l'autre suivant la ])ersj)eclive égyptienne dont l'intention est de les représenter de front.
Ces quatre veaux sont de couleur dillérente, et devant chacun deux, au-dessous de la tête, sa couleur est indiquée par un hiéroglyphe unique, peint lui-même aux mêmes teintes que l'animal correspondant.
Le veau du haut est tacheté de noir et blanc: l'œil est également noir et blanc et encadré de rouge; le dessous du museau, du cou, du poitrail et du ventre est rouge. Couleur : T (^tachelé): le haut du signe est noir et blanc, la base rouge.
LE TEMPLIi D'AMAD.A. 99
I.e second veau en descendant est tout blanc, sauf l'œil et le dessous du corps, qui sont identiques à ceux du veau précédent. Couleur : j [blanc): le signe est peini en hlaiic.
i^e Iroisièuie veau est lout roujje, sauf l'œil, (jui est noir et blanc. Couleur : "^^ [ronge): le signe est peint en rouge.
Enfin le veau du bas est tout noir, sauf Fn'il et le dessous du corps, qui sont identiques à ceux des deux premiers. Coulein- : im (noir); le signe est peint en noir.
En face du roi, et séparé des veaux par une longue ligne liiéroglypliique occupant toute la hauteur du registre, Amon-Râ (- — ►), debout, tient en mains le sceptre r et le •?-, jadis bleus. Le dieu est coilfé de son diadème spécial (bonnet et longues plumes arrondies du haut) et velu de son costume habituel, muni de la longue queue pendante. 11 ne reste plus la moindre trace de couleur.
Les textes du tableau se répartissent en douze lignes :
TrrRK (une ligne mi-partie horizontale et mi-partie verticale, au-dessus de la main du roi. entre le bâton et les deux veaux supérieurs) : (*— ^) î |^J^ ^, f ,•
L'uREus DE BouTO (horizontalement, devant lui) : [■> — •) j î^jÀyT-
lh »«. : (— ) I B (Uï) \ H""i3 î ■ ! ■ Î (''-^'■™'-« '» ™'-
Deuxième tableau. — Largeur, i m. 90 cent. Ce tableau est complètement décoloré: il était, en outre, presque complètement recouvert, dans les parties supérieures, par la fiente des chauves-souris qui avaient élu domicile dans le temple; cette croûte d'excréments avait durci au point d'être presque aussi résistante que la pierre, et il a fallu la casser à coups de ciseau pour arriver à lire les hiéroglyphes.
Ce tableau a été reproduit par Champollion dans stiàMonnmt>nts,\, |)l. \L\ 1, n" 9.
A droite le roi Amenhotep 11 (*— ), protégé par le vautour d'El-Kab (- — -) tenant le Q entre ses serres, présente des viandes toutes découpées à deux divinités debout devant lui (» — >-), Râ et Amon-Rà.
100 11. (1 ALT 111 Kit.
J.L' roi est cttillé ilii bonne! ^ et de l'urivus: il ne porte |)as de barl»-. H est vèhi d'un larjje collier, d'une ceinture, du jn|)on empesé et pointu, niuni du de\anli'au vertical et de la l()ii;;ue queue peudaule à larrière. 11 tient de la main droite leiulue en avant le sceplie 4-. et de la gauche ramenée à hauteur de la ceinture le hàlon droit 1 et la massue L enire-croisés.
Le dieu Uà (--). hiéracocéphale. est coillé du disque et de lurjeus, 0f. et du /./«/■/ séparé en deux sur les épaules. 11 porte un large collier, comme le roi. Le buste est nu: le bas du corps est vrtu de la ceinture, du ju|><>u court, et de la queue pendante. 11 lient en mains le sceptre P et le •+■•
Le dieu Anion-Hà (- — «■). portant les mêmes attributs, a la barbe recourbée en avant, le diadème et le costume habituels, ainsi que la longue queue pendante.
Entre les deux divinités et le roi est représenté un amoncellement de viandes découpées, disposées sur quatre registres superposés. Ces viandes étaient indistinctement peintes à la couleur rouge, dont on aperçoit encore quelques traces. Les quatre registres, reposant chacun sur une ligne horizontale formant plateau, sont composés de façon absolument identique; chacun d'eux porte quatre morceaux : un animal entier sauf les quatre membres; une cuisse: un des viscères (le cœur peut-être); enfin un morceau de côtelettes.
Le nom de chacun des quatre animaux offerts est inscrit à gauche de l'offrande , et les quatre noms des quatre registres superposés sont disposés suivant une ligne presque rigoureusement verticale :
1° Registre du haut : < / ^) ~Qf P {gazelle);
9° Plus bas : (" — -) f^^Ty î {antilope):
3° Plus bas : (— -) ~n^ {J»''i(f?);
'i" Registre du bas : (*-^) a~~^|^ {bœuf).
Ces viandes sont encadrées à droite par un long trait vertical, occupant toute la hauteur du registre, et à gauche par le sceptre du dieu Rà.
Les textes du tableau ne comptent pas moins de dix-huit lignes, dont la dernière, à lextréMiiilé gauche de la paroi, derrière Amon, occupe toute la hauteur du registre.
TiTiiE (deux lignes verticales, entre le roi et les viandes offertes; la première ligne commence au-dessus du bras droit royal, qui la coupe en deux; la seconde
LK TEMPLK D'AMADA. 101
ne commence (lu au-dessous (u; vi> mas i:i--ix^ i J:'V^ a v^
(ju'au-dessous de ce liras ) : | . - i ' fl \^ ^ sT^ *
Lk VAiiTOun d'El-Kac : ( ' — - ) 'i J^ \\(^'
!>!•: ROI : ( — ) j "^ t ( ^ ^ ! ) '|''^(T^3ÏD < '''"^*^'''i«"'' fl*^ *'*^ cartouche a été martelé ) j ^"^ j ©J i "^^^
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I ^"'^ X08 A>v«»«. "¥« I -^ U ( le trait I est douteux; peut-être
le Ai dont esl coilTé le dieu sert-il à double fin et exprime-t-il aussi le signe ©. qui manque à la phrase et dont il occupe remplacement exact).