‹ Le temple d'AmadaChapitre 94 sur 122 · IV. PAROIS I.ATKIWLKS KT PlLIKIîS !• NCASTIJKS · texte numérisé non relu

IV. PAROIS I.ATKIWLKS KT PlLIKIîS !• NCASTIJKS

Nous avons vu que la salle liyposlylo mesurait () m. ();") cnil. de luoroiuleur. v compris le poilitjue protociorique de Thoulmôsis III el Amcnliolep 11. Les parois latérales ont donc celle même longueur d'environ dix mètres, qui se décompose en trois sections :

1° La paroi élevée par Thoulmôsis IV sur lemplacemeul de lanciru mur de lu'iques : â m. :U) cent, de loujjueur:

:V' La façade de la porte latérale pei'cée également sous Tlioulmù^is l\ dans cette paroi : •> m. o.") cent, de larjjeur:

!^" La colonne encastrée el la paroi lah-rale de lancieu p()rli(jue : -a m. yo cent.

La première section se divise elle-même en plusieurs sous-seclions, comprenant trois faux piliers carrés encastn-s dans la |)aroi et deux entre-colonnements.

\. PVROl LATÉRALE 1)K DUOITE.

(l'I. XXXV B et XXXVI).

IMŒMIEn PILIER (PL. XXXVB).

Le premier taux pilier encastré en entrant (largeur : o m. 65 cent.) porte sur sa face intérieure regardant le premier pilier isolé de droite, une ligne verticale dhiéroglyphes sous le ciel ■— ', encadrée sur toute sa hauteur (3 mètres) par deux sceptres affrontés, Jrl. Cette ligne est large de <> m. '4 3 cent, et se termine à 0 m. 7.") cent, au-dessus du petit seuil qui longe la paroi sur toute sa longueur; elle commence au sommet du pilier :

(cf. CiiAMPOLi.iON, Notices, t. 1, p. 98, el L.,D.. III, Gg/;-).

Thoulmôsis IV se dit ici raimé de Sanoiisril III. .seigneur de -. Cest une

allusion à l'ancien temple édifié à Amada sous la XIL dynastie, et il est permis de se demander si le nom de la localité dont Sanousril III est considéré comme la divinité locale ne serait pas l'ancienne appellation du village d'Amada.

PREMIER ENTRE-COLOISNEMEIST (PL. XXXV R). Entre ce premier faux pilier et le suivant nous avons une vaste surface, large de 2 m. o5 cent, et haute de 3 m. 7;") cent., en retrait de 0 m. i5 cent, par

'" Le signe | est un peu différent : il porte deux oreillettes.

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rapport aux faces avancées des faux piliers. C(.'L onlie-colonneinoul se divise de la façon suivante suivant sa hauteur :

1° A la hase, un souhasseinent resté nu. haut di,' i m. oô cent.:

2° Puis. niu\ handes horizontales [)arallèles, noires, rougi; cl jaune, hautes ensenihle de o ni. i ."i cinil.:

3" l,n rejiistrc, haut de :> m. lo cent., consistant en un seul tahleau:

A" Une hande horizontale de rectangles jadis multicolores, haute de o m. 07 c:

5" Une frise de Lliakrron juxtaposés, haute de o m. '10 cent.

Toute cette surface est en retrait non seulenieni par rapport aux |)iliers. mais aussi [)ai' rapport à rarchilrave.

Le tahleau unique, sé|)aré du souhassement par les cinq handes ordinaires (noire, rouge, noire, jaune et noire), n'est pas toutà faitaussi large que la paroi, car une hordure de quelques centimètres a été laissée à droite et à gauche sans décoration. Il est surmonté du ciel ■— ^, peint en hleu. Il a été publié par Lepsius, dans ses Denlnm'ilcr, Abt. III, BI. 69 i, sauf la ligne donnant le titre; voir aussi Cii\yiPO].uoy , Nolicrs , t. I , p. 98.

Au-dessus de la tête du roi. le faucon ailé d"Edfou (- — *). assez mutilé, tient le signe Q entre ses serres et protège le roi. Des traces de couleur verte et un liséré rouge sont encore visihles sous les ailes.

Au-dessous de ce faucon, Thoutmôsis IV (» — ►) est debout entre le dieu Ilarmakhis (■< — -), à droite, et la déesse Satit (■ — >-), à gauche. Le roi est coiffé du casque «|, peint eu bleu, avec uraeus frontal jaune. H a les chairs et le visage (ce dernier mutilé) peints en rouge. Le large collier porte des traces de rouge. La main gauche pendante ne tient aucun objet et la droite ramenée sur la poitrine tient la houlette 1 . Les bretelles et le maillot sont décolorés, ainsi que le petit jupon à large devanteau vertical et longue (jueue pendante, et le grand manteau flottant qui descend jusqu'aux chevilles.

Ilarmakhis (*— ), à droite, hiéracocéphale, est coifle du disque solaire et de lura^us, ^, décolorés. Le llofl est rayé verticalement en bleu, vei-t et rouge. Le corps est rouge (bras et jambes nus). Le maillot et le jupon sont verts et unis, avec ceinture décolorée ainsi que la longue queue pendante. Le dieu tient* le sceptre 1, vert, et le -i-. hleu.

Satit (- — ►), à gauche, en fort mauvais état, est coilTée de son diadème habituel, décoloré. Elle tient de la main gauche le symbole des années, | . aussi haut que

le registre lui-même et (enniiié à sa base par le têtard, symbole des centaines de mille, perché sur le û, svmbole du monde : q^ : la main droite est relevée à liauttHir du visage dans la direction de la niii|u<' du mi. La déesse était jaune, ainsi |)robablement (jiie sa longue robe collante, niais les pieds seuls ont conservé un peu de couleur. On voit aussi des traces de vert et de rouj^e sur le C(dlier. Le visage est mutilé.

Les textes du tableau coinplenl doii/e lignes, séparées enli-e elles par des lilets bleus et ainsi réparties :

TiTiu-: (^enlre le scepli'e el les jaMd)es dllarinaUiis) : (■< — -) (sic) î | ® .

Le faucon i)"Edfoi! (liorizonlabMuent. (bnanl lui) : (»- -) ' ■^—11 ^' ^ l (derrière lui) -t-j.

L. ROI : i— ) ni ^ ^ ! '^-» (^-^i) î ï ?;^ (•« petite ligne n° 3 est peut-être à lire jdutôt entre les lignes n'" o el G).

— . mais c"est la lectun^ de Cdiampollion (pii est la bonne).

Au-dessus du ciel qui domine ce tableau court une rangée horizontale de rectangles multicolores formant cadre: ils sont aujourd'hui dc'colorés; cette bande est encadrée entre deux filets parallèles, jadis bleus.

Au-dessus de cette bande, nous avons la même Irise de hluikeroii, A. juxtaposés, que nous avons trouvée dans les salles contemporaines de Thoutmôsis III et Amenhotep IL Mais cette frise est ici plus haute (o m. k i cent.), parce que les parois de la salle hypostyle sont elles-mêmes plus élevées que celles des autres salles. Cette frise court tout le long du sommet de la paroi, aussi bien sur les faux piliers encastré-s que sur les enlre-colonnements. La coloration de ces hhakcrou nest pas la même que j)our ceux des autres .salles : le haut est divisé en cinq bandes longitudinales, celle du milieu rouge, les deux extrêmes l)leues, et les deux intermédiaires jaunes. Le centre du cercle est rouge, 1(> contour bleu et l'espace intermédiaire jaune. La base est divisée en cinq bandes longitudinales, peintes respectivement aux mêmes couleurs que les bandes du haut. La j)lupait de ces kliakerou ont, du reste, subi une décoloration complète.

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DKUXIKMK PIMI'R KT DEUXIÈME K NTHECOLONNEMENT. (PI. XWVIA).

Je n'iinis ciiseiublc ces deux sections de la [»aroi. parce (|ii"elles sont décorées d'un seul et même tableau à (rois personnages. I^e faux pilier, en saillie de G m. i3 cent, à o m. lâ cent, par rapport à la paroi, mesure o m. Gy cent, de largeur, et l'entre-colonniMnent i m. 63 cent.: la largeur totale du tableau qui va être décrit est donc de ti m. 3o cent. La hauteur est la mêmecpie celle du tableau précédent (a m. lo cent. ), et tout Tensemble du pilier et de renlro-colonnement se divise aussi en un soul»assement nu, cinq bandes horizontales (noires, rouge et jaune), un registre unique, une bande horizontale de rectangles et une frise.

Au sommet du tableau, sur le j)ilier comme sur la paroi, est i-eprésenli; un ciel ^^, jadis j)eint en bleu.

Sous ce ciel, le pilier porte le vautour d'El-Kab (- — »), sans légende, tenant le Q entre ses serres et protégeant le roi, au-dessus de qui il plane. Les couleurs sont en assez bon état.

Sous le vautour, en effet, Thoutmôsis IV (- — >-j est debout, le bras droit ballant portant le ^ et le bras gauche ramené sur la poitrine tenant le fouet /[. Les deux divinités devant lesquelles il se présente sont représentées sur l'entre-colonnement, toutes deux regardant vers lui (■> — ■). Le second de ces dieux, à l'extrémité droite du tableau, est Amon-Rà; quant au premier, il paraît être Thot(?).

Le roi est coiOé du bonnet %, actuellement blanc, mais probablement peint jadis en jaune, muni de l'urœus et surmonté du diadème ill,, dans lequel les plumes sont bleues, les urœus jaunes, les trois disques rouges et les cornes vertes. Le visage (martelé) et les chairs sont rouges. Le large collier porte des traces de bleu et de rouge. Le buste, les bras et les jambes sont nus. Sur la ceinture décolorée apparaissent des traces de jaune et de bleu. Le jupon, pointu à l'avant et empesé, muni du devanteau vertical à frange d'urœus et de la longue queue pendante, est identique à ceux que nous avons déjà décrits, et, du reste, presque entièrement décoloré; la queue est, elle aussi, sans couleur.

Sur rentre-colonnemenl, le premier dieu (à gauche) semble avoir une tête de bélier; il est coiffé du discjue et du croissant lunaires, ^. 11 a les jambes et le corps orientés dans le même sens que le roi (» — >■), mais les épaules, les bras et la tête sont complètement retournés et regardent le roi (-' — -). Le klaft est rayé en bleu, rouge et vert, et l'on voit des traces de rouge et de bleu sur le collier. Le buste, les bras et les jambes sont nus et peints en rouge. La ceinture, le jupon, et la queue ont perdu leurs couleurs. Le bras droit, pendant, tient un

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