GAUTlllKR
signe indistinct, qui lornie le ilt'bul ilune courte lijjne verticale de textes: le bras {fauche, conij)lèleni('nt retourné \y.w un cHet de dislocation (|ui serait 1res dillicile. sinon iui|tossil)le à obtenir sur un boniuie vivant, lend le sijjne •¥<• incliné, aux narines du roi (|ui en sont encore assez éloi{;nées.
Le second dieu (à droite) est .\inon-Râ, à tète humaine et coilFé de son diadème ordinaire (bonnet à longues plumes): il porte la barbe postiche recourbée en avant: son large collier est décoloré. Le buste, les bras et les jambes, nus. semblent avoir été peints en rouge. Le jupon est dc-coloii'. ainsi ([ui; la longinqueue. Le dieu tient le sceptre 1 et le •¥•■
Nous retrouvons ici ce que nous avons déjà eu l'occasion de constater sur le second pilier isolé de gauche, à [)ropos également du dieu Amon. Les contours du dieu ont d'abord été légèrement indiqués par le ciseau plus à gauche qu'ils ne le sont: puis le décorateur, s'apercevant probablement (ju'il lui resterait trop de place sur la droite de la paroi, derrière le dieu, a reporté Amon à cinq centimètres en arrière, sans qu'il lui fiit possible ou sans qu'il jugeât utile de détruire la première silhouette: nous avons donc très nettement deux images superposées du dieu.
Les textes de ce tableau important ne comptent pas moins de quinze lignes. sans titre. Quatre de ces lignes, relatives au roi, ont été tracé-es sur le pilier: les autres, concernant les dieux, sont sur rentre-colonnomcnl :
Le roi : (^)l'42(-V;=îiP,*.1 ï"^"^ |?^devant l- roii^V'"
j^® ?( au-dessous de la main du dieu) J^(^»^û2^ i'à^SS'î'ïl^ i'^ IWo'*^^ (lacune incertaine).
A ^ . (.^) '""II — foir^ê'!' "1 ',' *^ — --!L I s 1 — I ">-^
Il n'est pas possible de d(''linir si la ligne à la(|U('lle j'ai donné le n" 9. et qui est tracée derrière le premier dieu, se rapporte à lui ou à Amon. La délimitation entre les légendes respectives de chacune des deux divinités n'est pas nette.
Les lignes 5 , G , 7, i o , i i et i a de ce tableau ont été publiées par Cham|)()lli()n (^Notices, t. I, p. (jH) et par Lepslus {Dcnkmiiler, III, G() A).
Au-dessus du tableau, sur le pilier comme sur l'entre-colonnement, la bande habituelle de rectangles jadis polychromes forme cadre. Au-dessus d'elle, la frise se compose de huit likakerou sur le pilier et de dix-sept sur la paroi; elle est complètement décolorée.
TROESIÈMK PIF.IER.
(l'I. XXXVIB).
Largeur : o m. 70 cent. Ce pilier porte un tableau à deux personnages, séparé du soul)assementnu par lescinq lignes (noires, rouge et jaune) habituelles et surmonté d'un ciel ■— ^, d'une rangée de rectangles et d'une frise de sept khriLcron. Au sommet du tableau il n'y a ni vautour, ni urieus, ni faucon.
Le roi Thoutmôsis IV (» — ►) , coiffé du pschent ]Ê , rouge et blanc , et de l'urœus, est embrassé par la déesse Isis (-> — -). coiffée du diadème ci-contre (fig. 87), jaune, par-dessus la coujieh bleue (ou verte?) ornée de la tête de vautour sur le front. Les deux visages Fig. 3-. sont bouche <à bouche, comme sur le tableau de la paroi ouest de l'antichambre, où nous avons vu Thoutmôsis III embrassé par la déesse Isis.
Le roi, très décoloré, le visage et le cou cassés, porte la barbe postiche droite. Le large collier est également décoloré. Le buste, les bras et les jambes sont nus et peints en rouge. Le jupon, empesé et pointu à l'avant, muni du devanteau vertical à urœus et de la longue queue pendante, était peint aux couleurs ordinaires, mais il est très décoloré. Le roi tient de la main gauche le long bâton 1, légèrement incliné, et de la main droite pendante le signe -Ç-.
Isis (-« — -) était peinte en jaune, ainsi que sa longue robe collante. Elle passe son bras droit derrière le corps du roi et pose sa main droite sur son épaule droite; le bras gauche replié sur la poitrine tient le bras gauche du roi.
Le pied gauche du roi, porté en avant, vient cacher en partie les deux pieds de la déesse l'éunis.
Les textes de ce [)etit tableau se réduisent à quatre courtes lignes, dont deux pour le roi et deux pour la déesse (cf. Ciiampoluon, Notices, t. I, p. 98) :
(ÎAUTilIF.Il.
|-ii[»|ml'l , il ;i (li'oih
Il hl |»ai"()l rst
IGO
La >aillii' du pilier par rappinl à la paioi rst de o m. i3 conl. à {jauchi' iH (le (I m. o(i ocul. sculciiii
li. l'OUTK I.M'KIIVLK DK DUOITK.
liiiiiK'dialeiiii'iil aprc's le troisièiin' laii\ pdicr (|uc nous venons de ilécrire, la paroi lali'rali» était percée dune poile donnant accès sur le côté nord du temple. Celle |)oi-te mesure o m. 78 cent, de profondeur, et. comme sur toutes les portes égyptiennes, celle [jrolondeur est divisée entre deux embrasures inégales, la j)remière (^du côté de Textérieur) niesuranl o m. ôa cent., la seconde (du côté de l'intérieur) o m. iîG cent, seulenienl. La largeur de Touverlure est d'abord, vers Textérieur, de 0 m. 96 cent., puis (die se rétrécit, au delà de la première embrasure, de o m. 08 cent, à droite et de 0 m. oâ cent, à gauche, si bien (|uVlle n'est plus que de o m. 89 cent, au débouché dans la salle.
La façade extérieure et les quatre embrasures ne portent aucun(> décoration.
La façade intérieure, au contraire, était complètement décorée. Elle mesurait 3 m. :7() cent, de hauteur au-dessus du socle, non compris la frise ào liliakeroii qui surmontai! le linteau, l'rise et linteau ont aujourd'hui complètement disparu: le haut des montants a lui-même été enlevé, et la partie restante de toute cette porte ne mesure plus que 1 m. 80 cent, dehauteur (les deux montants mesuraient jadis 1 m. 90 cent.). La largeur de la façade est de 9 m. 1 0 cent, et se décompose ainsi : 0 m. 82 cent, d'ouverture, o m. Sg cent, pour le montant droit et 0 m. (Ig cent, pour le montant gauche.
Les deux montants ne sont pas, on le voit, d'égale largeur, mais leur décoration est symétrique et consiste pour chacun en deux lignes verticales, qui ne descendent pas jusqu'au sol. mais laissent au-dessous d'elles un petit soubassement non décoré.
1" Montant j^aiirlir. I^a ligne inU'rieure. la plus rapprochée de l'ouverlun^ était surmontée d'un ciel ^— .. qui n'existe plus. Voici ce qu'il en reste :
(-)|-îl*C:^D\.^f^lMIAÎJ-
La ligne extérieure, la plus proche de la colonne protodoiique, porte un serpent enroulé autour de son support T; ce dernier est fort mutilé; en avant du serpent on lit les signes : (— >) ^7 , • ♦'t ''" arrière : (^^) ^■
■>." Montant droit. La ligne intérieure, la plus rapprociiée de l'ouverture.
porlr la l,gm> l.i.:n.p|yplu.|uo suivante : (--)|"|'^( J "']H|™
La ligne extérieure, la plus proche du faux pilier, porte le serpent enroulé autour (le son support T, avec la légende suivante : (^ — -) A •¥■ (à gauche) 1) (à droite).