‹ Le temple de KalabchahChapitre 43 sur 61 · PI. XXXVIII. A · texte numérisé non relu

PI. XXXVIII. A

Du pronaos on passe dans l'antichambre au moyen dune porte mesurant .") m. 3o cent, de hauteur et a m. 10 cent, de largeur à sa partie inférieure. Cette porte, comme toutes les autres, est, non pas exactement rectangulaire, mais un peu plus large à sa base qu'à son sommet : son ouverture supérieure n'est plus en effet que de î m. 98 cent, au lieu de 2 m. 10 cent. L'ensemble de la porte repose sur un seuil de 0 m. 07 cent, de hauteur et de 0 m. 1 A cent, de largeur. Sa façade n'est pas verticale, mais épouse l'inclinaison de la paroi dans laquelle elle est percée, et sur le fond de laquelle elle se détache en un relief de quelques centimètres; cette inclinaison est de 0 m. 34 cent, sur 1 ensemble de la hauteur de la porte; les feuillures latérales mesurent en eftet

o m. 85 cent, de largeur à leur base et o m. Aq cent, seulement à leur sommet, aiïectant ainsi la forme d'un trapèze très allongé.

Voici les diverses parties qui constituent la façade de cette porte, en descendant de haut en bas :

i° Une corniche de i m. i5 cent, de hauteur, o m. 20 cent, d'épaisseur, et 5 ni. 90 cent, de largeur, portant au centre le disque solaire ailé et flanqué des deux urseus.

20 Un boudin arrondi de h 111. 12 cent, de largeur sur 0 m. 18 cent, de hauteur et autant d'épaisseur.

3° Un linteau de 3 m. 80 cent, de largeur sur o m. 88 cent, de hauteur, décoré de quatre tableaux, disposés deux par deux symétriquement de chaque côté d'une ligne médiane divisant l'ensemble du linteau en deux parties égales.

4° De deux montants parallèles, hauts respectivement de 5 in. 3o cent, et larges de o 111. 83 cent, à leur base et o m. 80, cent, à leur sommet. Ces deux montants étaient probablement décorés chacun de cinq petits tableaux superposés à deux personnages, mais il ne reste sur chaque montant que les trois tableaux les plus élevés, ceux du bas ayant été consciencieusement martelés par les chrétiens, à l'époque où le pronaos fut transformé en église. En outre de ces martelages, les Coptes avaient encore revêtu les parois de la salle d'un enduit assez épais, composé de terre et de paille hachée, et peint en jaune; sur cet enduit jaune, ils avaient tracé en rouge brun des figures et représentations diverses, dont on aperçoit encore quelques vestiges sur le montant de droite.

La hauteur totale de la porte de l'antichambre est donc, en la considérant dans son ensemble, du sol jusqu'au sommet de la corniche, de 7 m. bo cent., et sa largeur totale va en diminuant de haut en bas, depuis 5 m. 20 cent, jusqu'à 3 m. 76 cent.

Voici maintenant la description des dix tableaux qui ont été sculptés sur les montants et le linteau, et dont il reste encore quelques vestiges.

a. Montant de gaucho (sud) (pi. XXXVIII. B).

Ce montant a beaucoup souffert du temps et des hommes, principalement dans sa partie droite, en bordure de la porte. Des cinq tableaux qu'il devait primitivement porter, trois seulement sont encore visibles, le premier d'entre

eux étant placé à a m. 10 cent, tic hauteur au-dessus du sol. Ils représentent certaines divinités accueillies dans le temple par dieu local, Mandoulis.

Premieb tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 06 cent, de hauteur et o m. 87 c. de largeur. La déesse Isis, coiffée de la couronne D. 3. est debout devant le dieu Mandoulis coiffé de son diadème spécial C. 9, également debout.

■^^^ W ^ "1 "1 3 ^1 ' '*"""* ^^^ I Auv/.'A.

-*V 1 (»if) (sic) A~~»A ^^r« .

Deuxième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. o(J cent, de hauteur et o m. 88 cent, de largeur. Osiris, dont la coiffure est absolument détruite, est debout devant Mandoulis, dont la coiffure est aussi presque entièrement détruite, également debout. Les deux sceptres des divinités ont la tète minutieusement sculptée et ornée :

Osiris : (~) , \T[m jSfè" W. I T ' JS 1 M : I II

Mandoulis : (^)|^=J^,,>)^|^q ] ^^«q^S^*.

Troisième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de hauteur, et o m. 88 cent, à o m. 89 cent, de largeur. Un dieu, masculin probablement, mais dont il ne reste presque rien, est debout devant Mandoulis coiffé, comme au premier tableau, de son diadème spécial G. 9. Les hiéroglyphes des quatre lignes de légendes n'ont pas été sculptés; on ne peut même pas affirmer qu'ils aient été peints, car il n'en reste pas la moindre trace. Le tableau est, du reste. Tort mutilé.

b. Moitié gauche du linteau (pi. XXXIX, A).

Cette moitié, large de 1 m. 89 cent., se divise en deux tableaux d'inégale grandeur, qui font suite aux tableaux du montant que nous venons de décrire. Le premier de ces tableaux ne mesure que 0 m. 77 cent, de largeur, et comprend

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seulement deux personnages; le second, au contraire, mesure i m. 12 cent, de largeur, cl comporte trois personnages. Toutes les divinités du linteau sont représentées assises, mais les sièges et leurs socles, ainsi que les jambes des divinités, ont été détruits sur toute la largeur du linteau.

Premier tableau. — Le roi (—>-), coiffé de la couronne de la Basse-Egypte (B. 11), offre à Mandoulis assis et coiil'é du diadème B. 7, un objet qui est absolument détruit, et que la ligne 1 du tableau, donnant le titre et l'explication de la scène, ne permet pas de restituer, car elle a elle-même disparu.

Titre du tableau : (» — ►) j (ligne détruite).

détruite).

Mandons : («) j' \^[^\\^\] '^^4^2^

Les cartouches de ce tableau nous montrent que cette porte a été décorée longtemps après les salles antichambre, procella et cella, sous l'empereur Trajan. Le tableau correspondant de la moitié droite du même linteau porte les mêmes noms. Le travail lourd et peu élégant de cette façade aurait suili, du reste, à défaut de date précise, à nous faire voir que nous étions là en pleine époque romaine.

Deuxième tableau. — Le roi (— >), coiffé d'une couronne aux trois quarts détruite, offre les deux vases à vin , * *, à Osiris assis, coiffé du diadème G. 6 (?) en partie cassé, et à Isis assise coiffée de sa couronne spéciale D. 5 (?). Tout le bas du tableau est détruit.

TlTBK DU TABLEAU : (» >- ') j i ll^

Le roi : (~) ï Z fVl^VÏÏFn I ^ (Si Ï1(1) î :

w Probablement l'empereur Trajan, connue au tableau précédent.

- T ■*! I ^ ^~ *"ZT i^m détruite sur une longueur de

o m. 44 cent.).

Isis : (- — -) I |sn I At I ' — ^« , >. ©■

Avec ce tableau se termine la moitié gauche de la décoration de la porte. La moitié droite lui est symétrique, et comprend aussi trois tableaux sur le montant . et deux sur le linteau.

c. Montant de droite [nord) (pi. XXXVIII, C).

Il reste de ce montant trois tableaux, dont le plus bas est à 2 m. 10 cent, du sol, comme le tableau correspondant du montant de gauche. Au-dessous de ce tableau on voit encore quelques restes de l'enduit et de la décoration des Coptes. Ce montant est un peu mieux conservé que l'autre, mais pourtant encore assez mutilé.

Premier tableau. — Il mesure o m. 88 cent, de largeur et î m. oô cent, de hauteur. 11 représente la déesse Isis, coiffée de son diadème spécial D. 5, debout devant le dieu Mandoulis, également debout et coiffé de la couronne C. o,.

Mandoulis :(*—) j |V) ' '. f" I ll'w'<=:*~

Deuxième tableau. — Il mesure î m. o3 cent, de hauteur et o m. 8c) cent. de largeur. Il représente Harendotès à tête de faucon, coiffé du psckent (B. 12), debout en face de Mandoulis, également debout et coiffé de sa couronne spéciale C. g, comme au tableau précédent.

Harendotès : (- — ») j |y| <'"•> \L| 1 | (»«)(-. — «) i , "1 j (illisible).

Mandoulis : («— ) j (ligne détruite) j $ f w '^ ^ <■> j fy ] | W II V\

fa (ou»(,))-

Troisième tableau. — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de hauteur et o m. 89 cent, de largeur. Il n'a pas été achevé, et l'on ne peut dire si les hiéroglyphes des quatres lignes constituant les légendes ont été peints, car il n'en

reste aucun signe visible; il est pourtant vraisemblable qu'ils ont été tracés en rouge, comme les deux lignes que l'on voit encore sur le tableau de droite du linteau de cette même porte. En outre, ce tableau, comme celui qui lui correspond sur le montant de gauche, est très mutilé.

On y distingue assez vaguement une déesse dont la coiffure est détruite, debout devant un dieu qui doit être Mandoulis, comme sur tous les autres tableaux des deux montants de cette porte, mais dont il ne reste que peu de chose; de la coiffure du dieu, on ne voit quun débris de corne, à droite.

Aucun hiéroglyphe n'est apparent.

d. Moitié droite du linteau (pi. XXXIX, B).

Cette moitié mesure, comme l'autre, 1 m. 89 cent, de largeur, et se divise en deux tableaux inégaux, le premier large seulement de o m. 82 cent, et ne comportant que deux personnages, le second large de 1 m. 07 cent, et comprenant trois personnages. Ces deux tableaux font suite aux trois du montant droit que nous venons de décrire. Ils sont assez mutilés, et tout le bas en a été détruit.

Premier tarleau. — Le roi (*— ), coiffé de la couronne de la Haute-Egypte (B. 6), offre l'œil symbolique 13à Horus à tête de faucon, assis, et coiffé du pschent (B. 12) sans ura?us(?). La ligne formant le litre du tableau, ainsi que les deux lignes de légendes concernant Horus et la ligne tracée derrière le roi, n'ont pas été sculptées, mais seulement peintes en rouge; elles sont pourtant encore assez nettement lisibles. Enfin des traces assez abondantes d'enduit jaune (dorure?) sont apparentes.

llTRE DU TARLEAU : (« «) i i 1 ^g • . 4(?) | j

Le roi : (^ — «) | ^y {i,r)' G" — Ji '^■, w ([}' — 1 [ «(ta su^e seulement peinte) Horus : (» — >•) (lignes seulement peintes) ',' -^^ \k lj^j i' I J(?) j

Le fait que les cartouches ne portent aucun nom spécial d'empereur, et d'autre part le fait que quatre (sur six) parmi les lignes hiéroglyphiques n'ont pas été

Le Temple de Ktdabchah. 1-

achevées, doivent-ils nous inviter à penser que la décoration de cette porte fut interrompue brusquement sous le principat de Trajan. et qu'elle ne fut reprise et achevée que plus tard, par un des Antonins par exemple? Champollion a attribué toute cette façade de porte à Trajan.

Deuxième tableau. — Le roi (-< — -), coiffé du pschenl (B. 12) sans urœus(?), offre l'emblème de la Vérité et de la Justice, J , au dieu Mandoulis assis et coiffé de la couronne C. 9, et à la déesse Ouadjit (peut-être assise, mais dont le siège est totalement détruit), coiffée de la couronne du nord (B. 11) sans urœus.

Titre du tableau : (■< — «) !

Le boi :(—)!• « (\i^~\\n] } « (~~D î 1«

Mandoulis : (~ ) | fifr^^** J f|w | ^K^t. ©^W î +* PW^CLE^TL^PtcTl^S m\ (détruit jusqu'à la fin. sur une longueur de o m. hb cent.).

Ouadjit : ('» — ») 1 ï] («<)T fn ^V^^, 9 Jj V! S fn(sic)-

' 1 1 si 1 » U( ■ 10 ■ 1 %o) 1 î rr%*f $0111 u(

Nous avons dit que la porte de l'antichambre mesurait 2 m. 10 cent, de largeur d'ouverture à sa base, et 1 m. 98 cent, à son sommet. Mais, au delà d'une petite distance de l'entrée (distance qui atteint o m. 85 cent, à la base et o m. /J9 cent, seulement au sommet), cette ouverture s'élargit de 0 m. 60 cent., soit o m. 21 cent, au sud (gauche) et o m. 19 cent, au nord (droite), et à son débouché dans l'antichambre, la porte mesure 2 ni. 5o cent, d'ouverture. La hauteur s'est accrue aussi en conséquence, et atteint 5 m. 5o cent., au lieu de 5 m. 3o cent, à l'entrée; le plafond subit en effet un exhaussement de o m. 1 h cent., et le reste de la différence entre 5 m. bo cent, et 5 m. 3o cent, est constitué par le seuil de la porte, qui cesse à partir de l'endroit où elle devient à la fois plus large et plus haute.

La longueur de la partie élargie est de 1 m. i5 cent., ce qui donne une longueur totale de 2 mètres (1 m. i5 cent. + o m. 8") cent.) à la porte, au ras du sol, et de 1 m. 6/1 cent. (1 m. i5 cent. + 0 m. /19 cent.) à son sommet.

Les parois latérales (ou feuillures) et les deux plafonds de la porte ont été trouvés absolument cassés, et il est impossible de dire s'ils étaient décorés comme les parties correspondantes des portes de la relia et de la procella, ou si, au contraire, ils sont restés nus et inachevés. Il ne subsiste absolument rien de cette décoration, si tant est qu'elle ait jamais existé.

FAÇADE INTÉRIEURE

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