PI. XL, A
A l'intérieur de l'antichambre, cette porte est plus haute de o m. 20 cent, qu'à l'extérieur, car en même temps quelle s'élargit elle s'élève de quelques centimètres; elle mesure donc, à son débouché dans la salle, 5 m. 5o cent, au lieu de 5 m. 3o cent., sur une largeur de 2 m. 5o cent, au lieu de 2 m. 10 cent. Enfin, cette porte se détache en relief de o m. 07 cent, sur l'ensemble de la paroi, à laquelle elle est exactement parallèle, à la différence de la façade extérieure qui, nous l'avons constaté, était sensiblement inclinée. Ce relief se prolonge jusqu'au sommet de la paroi et atteint le plafond.
La façade intérieure se compose :
i° De deux montants latéraux, larges respectivement de 0 m. 85 cent, et hauts de 5 m. 5o cent.; contrairement à ce que nous avons pu observer aux autres portes, ces montants ont, à quelques millimètres près, la même largeur à leur sommet qu'à leur base, et sont presque rigoureusement rectangulaires. Chacun d'eux est divisé en cinq petits tableaux superposés.
20 D'un linteau, haut de 1 m. 06 cent., et large de h m. 2b cent., divisé par la décoration en deux tableaux égaux. De même que les montants, ce linteau est très mutilé, et tout le bas en a absolument disparu.
3° D'une bande horizontale de o m. 2 3 cent, de hauteur, au-dessus du linteau, destinée à porter la fin des deux inscriptions nord et sud dites du bandeau de la frise; en réalité, cet espace est resté nu sur les trois quarts de sa longueur; il porte seulement à son extrémité gauche (nord) quelques signes, les uns sculptés, les autres peints en rouge, de l'inscription nord.
k° Au-dessus de cet espace à demi nu, la décoration consiste, sur une hauteur de 0 m. 45 cent. , en cartouches, faucons ailés et groupes de signes | ; cette décoration est celle de toute la salle à sa partie supérieure, et nous aurons l'occasion de la décrire plus loin en détail.
Il en est de même de l'inscription du bandeau de la frise, qui n'est que la suite du texte courant sur les parois mêmes de la salle. Nous ne décrirons donc ici, comme formant réellement un tout indépendant, que les montants et le linteau, soit une hauteur totale de 6 m. 5 h cent. L'ensemble mesure 7 m. 99 cent, de hauteur, comme le reste de la salle.
Ces montants, larges de o m. 85 cent, à o m. 86 cent, chacun, et hauts de 5 m. 5o cent., sont absolument symétriques en ce qui concerne leur décoration. Chacun d'eux présente un soubassement de o m. 1 o cent, de hauteur non décoré, puis cinq tableaux superposés, de chacun deux personnages. Enfin chacun d'eux porte, à partir de la base du second tableau et jusqu'au sommet du cinquième, un sceptre f épais de 0 m. 09 cent.; ces deux sceptres, orientés en sens inverse, encadrent, en quelque sorte, l'ensemble de la porte M.
a. Montant de droite (sud) (pi. XL. B, et XLI, A).
Ce montant se compose de cinq tableaux superposés comportant chacun deux personnages, et assez mutilés. La largeur de ces tableaux va en augmentant, depuis 0 m. 8k cent, jusqu'à o m. 86 cent., à mesure que l'on s'élève du bas vers le haut.
Premier tableau (pi. XL, B). — Ce tableau, dont presque toute la moitié gauche manque, mesure 1 m. 08 cent, de hauteur et o m. 8U cent, de largeur. Le roi (< — •), coiffé de la couronne du sud (B. 6), tenant à la main le bâton, encore visible, et probablement aussi (mais détruite) la massue, présente à un dieu (?) dont il ne reste que l'extrémité inférieure du sceptre, un objet également détruit, qui est peut-être le sceptre ■*. comme nous l'avons déjà rencontré sur plusieurs tableaux analogues.
Le »o, : (— ) | (ligne détruite) | ^(Û^ ftUt^l [h\
De la légende du dieu il ne reste absolument aucun hiéroglyphe.
Je dois ajouter que l'analogie de ce tableau avec les tableaux inférieurs des montants de la porte conduisant à la procella (dans cette même antichambre) peut faire supposer une composition tout autre de la scène représentée. Il sagirait alors de deux personnages marchant l'un derrière l'autre et orientés dans le même sens (en l'espèce ■< — «); le premier, détruit, serait un dieu Nil; 1 autre serait le roi; tous les deux auraient leur image symétrique reproduite sur le tableau inférieur de l'autre montant, mais orientée cette fois en sens
inverse (- — ►). Rien ne permet de décider entre lune ou l'autre de ces deux hypothèses.
Deuxième tableau (pi. XL, B). — Ce tableau mesure 1 m. oli cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Toute la partie gauche, relative au roi, est détruite. Ce roi (- — ►) offre un objet très mutilé, mais dans lequel je crois reconnaître le
signe lll symbole des champs, à la déesse Isis, debout et coiffée de sa couronne spéciale D. 5 sans ura?us(?). Les lignes hiéroglyphiques paraissent avoir été au nombre de cinq, dont quatre pour le roi et une pour Isis, mais tous les textes en sont absolument détruits. Il semble que les signes des lignes du haut, n05 3. 3 et 5, aient été seulement peints, car on aperçoit au sommet du tableau des traces de couleur rouge.
Troisième tableau (pi. XL, B). — Ce tableau mesure î m. 06 cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Le roi (» — ► ), coiffé du pschent (B. h), offre un objet dont il ne reste rien à Osiris, coiffé du diadème atef (C. 8). Toutes les légendes hiéroglyphiques de ce tableau, consistant en six lignes, ont seulement été peintes en rouge.
llTRE DU TABLEAU : (» >- ) i ■ **"* A'f'.
Le BOi : (~) ; S(KHS3 î rÉCKHPr—j \ (ligne détruite).
Quatrième tableau (pi. XLI, A). — Ce tableau mesure î m. oà cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Il est inachevé, et l'on ne peut pas dire si la ligne î indiquant le sujet de la scène a été peinte ou non; les autres lignes d'inscriptions sont sculptées. Le roi (» — ►), dont la tète a disparu, offre un pain(?) f . au Pharaon de Bigeh, coiffé du casque de guerre A. 5.
Titre nu tableau : (- — >-) j (il n'en reste aucun signe).
Le roi : („) ; S (KH53 ï ZTM(Kn^T^!f[K]-: (ligne détruite).
Le Pharaon de Bigeh : («) J j^| (ç3l E! S î ^ %x \ \ V F?
13û II. GAUTHIER.
Au sujet de ce dernier dieu, je pense, comme M. K. Setlie (cf. A. Z., !\~ . 1910, p. 166), qu'il est à identifier avec le dieu local de Bigeh, que les Grecs ont appelé UeTSVtTrjvis , et qui, d'après son nom de Pharaon de Senmoui [Bigeh), devait être quelque roi divinisé.
Cinquième tableau (pi. XL1, A). — Ce tableau mesure 1 m. 02 cent, de hauteur et o m. 86 cent, de largeur. Le roi (» — <-), coiffé d'une couronne mutilée (probablement B. /*?), offre les deux vases à vin, * * . à la déesse Isis, coiffée de son diadème spécial D. 5. Le taldeau est complètement sculpté et achevé.
Titre du tableau : (« — ► ) ! a~~a(">)I - w'r^ÀT'
Le «01 : ( ~) ; & (K!IAl î H (SSËÎlinSI I (^ détruite).
b. Tableau de droite du linteau (pi. XL1I, A).
Le linteau de la porte, haut de o m. 9 5 cent, et large de h m. 2 5 cent., se divise en deux tableaux égaux, mesurant chacun 2 m. 125 cent, de largeur. Le tiers inférieur de ce linteau est détruit.
Le tableau de droite fait suite aux cinq tableaux du montant de droite, que nous venons de décrire. Il représente le roi (< — «), dans l'attitude de la course, tenant de la main gauche le fouet /{, coiffé de la couronne de la Basse-Egypte
(B. 11), et offrant de la main droite le vase I à trois divinités assises : Osiris, coiffé de la couronne alef C. 8, Isis coiffée de son diadème spécial D. 5, et Ilarendotès à tète de faucon, coiffé du psckent. Tous les sièges des divinités sont détruits. Le tableau est tout sculpté et achevé.
Titre du tableau : ( < — «) ! , K]
l« « : (~) ; & (ÏIlïl \ w (icMP-f aillai ï l (i.
reste est détruit).
LE TEMPLE DE K M.M'.CUMl. 135
o— (~)îifcnn;i;rH=::.!,;i;^ï«*'f1tf
rfïïtn Mp -1-1-1 (toute la fin manque, sur une longueur de o m. 45 c).
tf
c. Montant de gauche [nord) (pi. XL, C, et XLI, B).
Ce montant se compose, comme le montant de droite, de cinq tableaux superposés comportant chacun deux personnages; il est aussi mutilé, sinon plus, que le précédent. Les dimensions du montant et de chacun des cinq tableaux constituant sa décoration sont les mêmes que pour le montant de droite.
Premier tableau (pi. XL, C). — Ce tableau est très mutilé, et mesure o m. 85 cent, de largeur sur i m. 08 cent, de hauteur. Le roi (- — <-), coiffé de la couronne du nord, et tenant dans la main gauche un long bâton, offre de la main droite un objet absolument détruit à un dieu qui n'existe plus.
Aucun hiéroglyphe n'est lisible, sauf le signe Y au-dessus de l'épaule du roi; le reste de la formule n'a pas été tracé.
La même réserve doit être faite, concernant le sujet représenté par ce tableau, que pour le tableau correspondant de l'autre montant de celte même porte (voir plus haut, p. 1 3a -i 33).
Deuxième tableau (pi. XL, C). — Ce tableau mesure i m. oh cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Il est resté inachevé; les inscriptions eu ont seulement été peintes en rouge, et sont, en conséquence, très effacées et pour la majeure partie illisibles. Le roi (« — «), dont la coiffure est détruite, offre, comme sur le tableau correspondant de l'autre montant, le svmbole des champs, Il I, mais cette fois au dieu Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur A. h.
Titre du tableau : (« — «) j (ligne détruite).
Le roi : (« — «) j* ggSj ( J i (ligne détruite) | (ligne détruite).
M.«doi-l,s:(~,ÏJ^[^]^ [f* '(
Troisième tableau (pi. XL, G). — Ce tableau mesure 1 m. 06 cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur. Le roi (-< — -), absolument détruit, offre les deux vases à vin, é é- à un dieu masculin dont la coiffure et la légende ont également disparu.
Titre du tableau : (< — «) j A T "
L, „„, :(«){* .,- (\iïS*j î « (V ■■ ; . '.il î (HP»
détruite).
De la légende relative au dieu il ne reste même pas un signe qui nous permette de savoir qui était ce dieu.
Quatrième tableau (pi. XLI, B). — Ce tableau mesure 1 m. 00 cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur, et toute la moitié de droite où se trouvait le roi est détruite. Ce roi (-. — -) offrait au dieu Sbou. coiffé de la plume d'autruche l (À. 10), un objet qui a disparu.
II ne reste qu'une ligne d'inscriptions, celle qui contient la légende relative
au dieu Shou : (» — ► ) |^7)M|' rv1 II" ° ' — * *vic)"
Cinquième tableau (pi. XLI, B). — Ce tableau mesure 1 m. o3 cent, de hauteur et o m. 85 cent, de largeur, et est presque aussi mutilé que le précédent. Le roi (-> — «), détruit, offre l'encens t à Mandoulis coiffé de son diadème spécial C. 9. Il ne reste que quelques débris du titre et de la légende de Mandoulis.
llTRE DU TABLEAI : (+ «j a.
Mandoulis : (~) j^| ; ' ^^-
d. Tableau de gauche du linteau (pi. XLII. B).
Ce tableau mesure, comme celui de droite, 0 m. 9 5 cent, de hauteur et 3 m. 125 mill. de largeur; il fait suite au dernier tableau du montant de gauche, que nous venons de décrire, et comprend quatre personnages; les pieds du roi et les sièges des trois divinités sont détruits.
Le sujet représenté est le même que sur le tableau de droite du même linteau. Le roi (- — >-), dans l'attitude de la course et coiffé de la couronne du sud B. 6.
présente de la main gauche le fouet J\ et de la main droite le vase f à trois divinités assises : Mandoulis coiffé du diadème B. 7 sur A. h, une autre forme de Mandoulis coiffée du diadème spécial C. o, et la déesse Ouadjit coiffée de la couronne du nord (H. 1 1). sans urseus.
Titre du tableau : (- — ► ) 1 **„*, (>»■) f /{ •
i.« - : <~) ; m (EUS î H (KMPr^:u-1 ! X U
i«î ^^ (toute la fin est détruite, sur une longueur de 0 m. U8 cent.).
L'autre Mandoulis : (< — «) 1 im " V | J^s, | j ^w Ivj -+►-. Ouadjit : (« — «) 'i° iç?) îrt wf fw V * ^Jm rr^-