‹ Le temple de KalabchahChapitre 48 sur 61 · V. SECTION DE GAUCHE (SUD · texte numérisé non relu

V. SECTION DE GAUCHE (SUD

(PI. XLVIl-LI).

PREMIER REGISTRE

(PI. XLVII, A etB, etXLVIU. A).

Ce registre mesure 1 m. 62 cent, de hauteur, et est séparé du soubassement par un espace de 0 m. o3 cent. Il est resté en grande partie inachevé, principalement sur les parois est et sud. Enfin sa décoration n'est pas symétrique à celle du registre correspondant de la section nord, parce que les parois est et ouest sont moins étendues ici que dans 1 autre section. Toutes les divinités y sont représentées debout.

a. Paroi est.

Cette paroi mesure 1 m. 0,0 cent, de largeur, mais elle n'est pas décorée sur toute sa surface. Nous avons déjà constaté en effet, en ce qui concerne le soubassement, qu'il n'occupait que 1 m. 28 cent, de la largeur de la paroi; il en est de même pour le premier registre, tout au moins sur une hauteur de 0 m. 58 c: les deux tiers supérieurs, au contraire, occupent toute la paroi.

La décoration de cette paroi n'a pas été sculptée; elle a seulement été dessinée au trait rouge et a presque complètement disparu, soit par l'effet de l'eau, soit plutôt par suite des contacts et frottements que la paroi a eus à subir depuis l'antiquité jusqu'au déblaiement qui vient d'en être fait. Le sujet de cette décoration reste lui-même très indécis. On aperçoit quelques restes d'hiéroglyphes laissant deviner certaines lignes de textes, les unes verticales, les autres horizontales; on voit encore le contour d'un cartouche qui ne semble pas avoir été rempli, une trace du jupon royal sur la gauche de la paroi, et les deux longues plumes d'Amon qui semblent avoir constitué la coiffure du roi; sur la plume droite il semble y avoir trois signes *y- horizontalement disposés.

LE TEMIM.E DE KALABCI1AII. 14:

Voici les rostes que je crois avoir pu distinguer :

Longue ligne verticale de gauche, occupant toute la hauteur du tableau

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Restes de trois lignes verticales (» — ») dans le bas du tableau : ! p— "-

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Restes de trois (ou plus) lignes horizontales à droite du cartouche royal :

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Longue ligne verticale de droite, occupant toute la hauteur du tableau :

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On aperçoit encore, éparses, beaucoup de traces rouges faisant partie de la décoration, mais si mutilées et si effacées qu'il n'est pas possible de reconstituer par elles l'ensemble de la scène.

Un graffito arabe moderne, taillé avec quelque outil pointu, porte gJeuaA <j>lj*»Jl, Moustafa el-Sôag; il est à la limite du premier et du second registre.

b. Paroi sud (pi. XLVII, A et B).

Cette paroi, longue de 5 m. 8o cent., est divisée en trois tableaux d'inégale largeur, et tous inachevés.

Premier tableau. — En raison de la porte conduisant à l'escalier, ce premier tableau n'est pas aussi haut que le reste du registre; il ne mesure que i m. 08 c. de hauteur (au lieu de i m. 62 cent.); il est aussi très étroit (1 m. o'.\ cent, seulement). Ce tableau n'a pas été sculpté, mais seulement dessiné en rouge; aussi n'en reste-il presque rien. On aperçoit sur la gauche le corps du roi et un cartouche, et sur la droite trois lignes verticales d'hiéroglyphes, dont pas un seul signe ne peut être déchiffré. Dans le cartouche, et au-dessus de lui, on devine plutôt qu'on ne lit : (- — ►) p ( ^ \\ p ^

Deuxième tableau (pi. XLVII. A). — Ce tableau mesure 2 m. 90 cent, de

Le Temple de Kalabchah. jg

largeur, et est, en quelque sorte, double. 11 se compose en effet de deux scènes tout à fait différentes, où le roi apparaît deux fois :

i° A gauche, le roi est debout entre le dieu Tboth à tète d ibis et le dieu Horus à tète de faucon, également debout; les trois personnages ne portent aucune coiffure; tandis que le roi marche sur le sol même, les deux dieux sont un peu surélevés et marchent sur une petite éminence de o m. 1 1 cent, de hauteur. Les divinités renversent chacune sur la tèle du roi le contenu d'un vase jl pour le purifier à son entrée dans le temple.

2° A droite de cette scène, le roi, coiffé du pschent (B. 12) est debout entre les deux déesses du nord et du sud, Ouadjil coiffée de la couronne du nord B. 1 1 sans urœus, et Nekhabit coiffée du diadème B. 7; les trois personnages sont debout sur le sol même, et les déesses ont chacune un bras passé autour du corps du roi, quelles accueillent dans le temple après qu'il a été purifié par les soins de Thoth et d'Horus.

Cette double scène est aussi figurée sur la paroi nord de la salle, faisant face à celle-ci.

Les figures ont toutes été achevées et sculptées, mais les douze lignes d'hiéroglyphes servant de légendes à cette double scène (six lignes pour la première représentation, et six pour la seconde) ont été seulement dessinées en rouge; elles ont, en conséquence, en grande partie disparu. Voici ce que j'ai pu en déchiffrer :

a. Première scène.

Horus : (~) , iJ^HLlltl I l'JL"! 1 . "

b. Deuxième scène.

Ouadjit : (- — >• ) ? (cette ligne n"a pas été peinte) ï' iwj I - ( ERbi« ***I

(" Ce sifjne est pointu au sommet et fourchu à la base.

LE TEMPLE DE KALABGHAil. 147

Nekhabit : (~) ïi^^JÎM^v "iftllwî5îlt!ï&

Troisième tableau (pi. XLVII, 15). — Ce tableau mesure 1 m. 85 cent, de largeur, et n'a pas été achevé. La tète du roi n'est pas encore sculptée, et le contour en est seulement indiqué au trait rouge; cet état d'inachèvement nous permet de constater, en ce <pii concerne le corps du roi, que le sculpteur n'a pas cru devoir suivre exactement le dessin primitif; nous aurons à faire bientôt une remarque analogue pour un des tableaux du premier registre de la paroi nord.

Le sujet de ce tableau est le même que sur la paroi ouest (section nord), au premier registre : le roi (■*—), coiffé d'une couronne seulement dessinée au trait rouge et presque complètement effacée, mais qui semble être le diadème G. g, est debout entre un dieu dont le nom n'est pas lisible, coiffé de la couronne du nord B. il, et le dieu Montou de Thèbes, hiéracocéphale et coiffé de la couronne à longues plumes A. 12. Les deux dieux tiennent le roi par une main , tandis que de l'autre ils présentent le signe de la vie, l'un à son visage, l'autre à sa nuque. Les figures des deux divinités sont complètement sculptées et achevées, mais toutes les légendes hiéroglyphiques concernant la scène ont seulement été dessinées en rouge et sont très effacées. Voici ce qu'on peut encore en déchiffrer, en imprégnant fortement d'eau la pierre.

le ro. : (~) i s QKjQjâD ; H (yMPr^fi^l

Divinité (Mandoulis?) : (— *) j j<^ | l"vfo~ j j^ ^ ^

Mentou : ("^)(U | jVl™i/"^lÔ("c) (le reste na éié ni sculpté, ni peint).

c. Paroi ouest (pi. XLVI1I, A).

Cette paroi, mesurant 2 m. U8 cent, de largeur, ne porte qu'un seul tableau. Trois divinités debout (Osiris, coiffé du diadème C. 8(?), Isis, coiffée de sa couronne spéciale D. 5, et Mandoulis, coiffé du diadème B. 5) sont orientées dans le sens («-— ), comme si ce tableau était la continuation du précédent, et

'" La ligure du dieu est orientée dans le sens ( — ) , mais sa légende est écrite en sens inverse (— • ).

se rapportait à la même scène. Il n'y a pas de figure de roi, et devant le premier dieu (Osiris), on aperçoit encore les traces de deux lignes verticales d'hiéroglyphes («— «), dessinées en rouge. Les deux lignes relatives au troisième dieu (Mandoulis) sont également tracées en rouge, tandis que les légendes dOsiris et d'Isis ont été achevées et sculptées. La ligne 6, occupant toute la hauteur du lahleau, à droite, est seulement peinte, et très mutilée. Enfin, on aperçoit sur les corps d'Osiris et de Mandoulis des traces d'enduit blanc, et par-dessus cet enduit, des restes de couleur violette et jaune. Il est donc probable que l'antichambre fut peinte en couleurs, comme la procella et la cella, bien qu'il ne reste à peu près rien de ses couleurs.

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